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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 16:10

Article transmis par Eugène Legal-UNP Thionville-ancien du 11° CHOC-diffusé avec autorisation.

 

Cet article est remis en ligne une seconde,un témoignage a été ajouté en bas de page par Jean-Pierre Soula,lui aussi ancien du 11° CHOC.

 

 

                                   Le combat d'El Aneb-3 avril 1958

CC-Valentin-001-copie-1.jpgDans la nuit du 3 avril 1958,vers 1h du matin,nous quittons le poste d'artilleurs d'El Aneb qui domine la vallée d'Oued Chelif,direction vers le Nord par la piste.
Notre armement est léger:3 pièces  FM et voltige,environ 30 hommes.Nous avons laissé nos sacs TAP au poste d'El Aneb,devant les récupérer dans la journée.
Vers 6 h du matin,nous progressons sur une piste vers l'est au milieu du djebel qui sépare la vallée de l'oued Chélif de la mer lorsque nos hommes de tête sont interpelés en arabe.La colonne s'arrête;le dialogue entre les hommes est trés court.Le fell ayant compris qu'il ne s'agissait pas d'un ami,plusieurs coups de feu claquent.
Immédiatement le lieutenant THIEBAUD,qui commande le groupe,donne l'ordre de quitter la piste qui est en demi-pente et de progresser vers la crête en ratissage pour couvrir le maximum de terrain et éviter de subir un tir d'enfilade ou de surplomb.
Nous n'avons pas fait 100 mètres que nous sommes cloués au sol par un feu nourri d'armes automatiques.
Les balles frappent les rochers de toutes parts.Je fais un vol plané pour me retrouver à plat ventre sur le terrain rocailleux,collant au maximum au sol;mes camarades sont dans la même situation.
Je pense qu'à ce moment  le manque de précision du tir des Fells,qui aurait pu nous anéantir,était dû au fait que nous progressions dans la pénombre.La crête tenue par les Fells était devant nous vers l'Est-le jour se levait.
En rampant,je me suis dirigé vers un monticule de pierres plus important qui pouvait servir d'emplacement de combat,mon tireur FM Raphaël CORNIL à ma gauche,également à ses côtés MARCHADIER avec un second FM et STAR le chargeur.A ma droite BON au lance grenades,GEORGET et le Sergent-Chef FURT.
Les Fells nous laissèrent peu de répit,il nous devint impossible de bouger.J'en aperçu un dans un arbre sur la crête qui nous tirait dessus.Je l'ajustais au MAS 49 à lunette.
A ce moment ,les Fells qui avaient compris que nous étions inférieurs en nombre et en armement se mirent à hurler et donnèrent l'assaut.
Je comptais les cartouches que je tirais de mon MAS 49 pour ne pas me trouver en face d'un Fell chargeur vide.En remettant un chargeur,une balle de Fell m'éclatait l'index gauche,une autre coupait mon treilli au niveau de la colonne vertébrale.J'ai cru que j'étais blessé,ce n'était que le claquement de la balle.
A ma gauche,Raphaël CORNIL tirait par courtes rafales;il devait lui aussi compter les cartouches.
A ma droite,BON tire au lance grenade.Le Sergent-Chef FURT lui indique de procéder à un tir plus rapproché.Le MAS 36 lance grenades est presque debout,tellement l'ennemi est près.
Les Fells reviennent plusieurs fois à l'assaut sans pouvoir nous déborder.A un moment,je crois le plus dûr du combat,Raphaël CORNIL reçu un morceau du crâne de STAR qui venait d'être tué près de lui.
Raphaël CORNIL était blême mais ne perdit pas son sang froid;il était mineur de fond avant d'être au 11° choc.Puis ce fut MARCHADIER,tireur FM,transpercé par les balles.Un lieutenant Fell essaya d'emporter son FM,il fut abattu.
Après un assaut,je vis BON plié en deux au sol:je lui demandais s'il était blessé ;il me dit que non la voix faible,mais la dureté du combat avait certainement ébranlé ses nerfs.Il était abasourdi.
Un message m'était parvenu:le lieutenant THIEBAUD était gravement blessé.
Puis,au moment où j'étais en position de tir,une balle frappa le dessus de la roche;je pris les éclats en pleine figure;je crus m'évanouir par le choc.J'avais un trou dans le visage sous l'oeil gauche qui était atteint.Ma vision de cet oeil se troubla immédiatement.L'oeil droit avait reçu des éclats;heureusement,il devait tenir le coup malgrè une hémoragie interne.
J'étais sous le choc,le visage ensanglanté.Le Sergent-Chef FURT prit mon MAS 49,plus précis que son PM;en rampant sous les balles,je parvins près du Lieutenant THIEBAUD blessé.Il était blême,allongé,une main au creux de l'aine,retenant le sang de son artère fémorale coupée.Il indiquait sur une carte notre position au Sergent COIRAUX,à transmettre au poste d'artilleurs d'El Aneb.
Le radio DELAFOLIE était à plas ventre derrière le poste 300.
Le Sergent COIRAUX appelait le poste d'El Aneb qui n'était pas sur écoute,des minutes interminables qui paraissaient des heures.
Les appels répétés"ROUGE:FIXE de BOURRU m'entendez-vous,parlez.ROUGE FIXE de BOURRU m'entendez-vous,parlez"------
Au bout d'un moment qui me paru très long,notre situation devenait tragique.Le poste d'artilleurs avait entendu l'appel.Nous le recevions faiblement.
Le Sergent CORAUX transmettait:"ROUGE FIXE de BOURRU nous avons accroché-nous vous recevons 2 sur 5-nous avons des blessés....Nous répétons....."
Le radio DELAFOLIE fit le réglage,la transmission devint plus claire.
Le Lieutenant THIEBAUD donna notre position sur la carte "Côte.... Ain Amane Yala"
COIRAUX transmettait la position et "Dépêchez-vous,nous avons des blessés,impossible de bouger".
Le Lieutenant THIEBAUD demanda de nous dégager au canon de 105.L'Officier de tir de poste d'El Aneb nous informe que nous sommes trop près des Fells et que nous risquons de nous faire écharper par les obus.
Le Lieutenant THIEBAUD fait transmettre :c'est la seule solution pour nous dégager.
Le poste d'El Aneb nous averti qu'ils vont procéder à un premier tir de réglage.
Un obus se met à cracher dans le ciel clair;il n'y avait pas de vent.Il tombe dans le talweg juste en bout de la crête tenue par les fells.
Le Lieutenant fait transmettre à la radio"Obus tombé dans le talweg en bout de crête-Raccourcissez le tir".
A la radio"Bien reçu-Nous procédons au second tir".
Un obus crache à nouveau dans le ciel et tombe pile en bout de crête dans un fracas assourdissant.
Le Sergent COIRAUX transmet à la radio"Obus en bout de crête tenue par les Fells-Raccourcissez progressivement le tir".
A ce moment,les Fells qui ont subi des pertes sérieuses décrochent sous le tir précis des artilleurs qui prennent la crête en enfilade:"Chapeau les artilleurs":
Le poste d'El Aneb ayant alerté l'aviation,des chasseurs à réaction du type Mistral interviennent et plongent dans le talweg;les roquettes partent de sous leurs ailes sur les Fells.
Sous ce déluge de fer et de feu,certains de nos camarades craquent tellement la tension nerveuse a été forte.
L'accrochage est terminé pour les rescapés de notre groupe;les secours arrivent par hélico.
Le Lieutenant THIEBAUD est exangue.Il sera embarqué in extrémis.
Je retourne à mon emplacement de combat où j'ai été remplacé par le Sergent-Chef FURT.Il erst pâle,il a l'épaule et le bras fracturé par deux balles.Nous nous retrouverons au Val de Grâce.A peu de distance,STAR et MARCHADIER  ont été tués.
Ayant récupéré mon MAS 49,je me dirige sur la crête où le Capitaine ROUQUETTE,commandant la troisième centaine,vient de débarquer de l'hélico.
Au sol gisent les Fells en tenue de treilli.Ils faisaient partie de la Katiba qui aurait pû nous anéantir.
Il sera dénombré 120 emplacements de combat.
Je monte dans l'hélico,direction le poste d'El Aneb pour les premiers soins,puis l'hôpital d'Orléanville où je suis hospitalisé la journée pour être embarqué dans l'après-midi dans un broussard pour l'hôpital Maillot d'Alger.
Dans l'avion,un officier parachutiste est allongé sur un brancard sans connaissance,sous perfusion sanguine.C'est le lieutenant THIEBAUD.

Michel VALENTIN
Caporal-Chef à la 3° centaine.

 

 

Le témoignage de Jean-Pierre Soula


Suite au récit de Michel VALENTIN : je me trouvais retenu malgré moi, au camp des artilleurs, sur le piton d'El Aneb. En effet, lors de l'approche de nuit de ce piton par notre unité (3ème centaine du 11ème Choc), je souffrais de terribles brûlures à la plante des pieds, dues à la mauvaise qualité des chaussures, au point que le capitaine Rouquette m'ordonna de rester chez les artilleurs car je ne pouvais plus marcher. Du reste, vers la fin de notre progression nocturne, je terminai la marche, juché sur le dos d'un bourricot réquisitionné à un suspect qui passait dans le coin.Ce sont les premiers coups de canon qui me tirèrent de mon sommeil. A cet instant, j'appris que mes copains venaient de tomber dans une terrible embuscade. Dans le courant de la matinée, un hélico ramena les corps de STAAR et MARCHADIER et je pus voir leurs horribles plaies. André STAAR avait perdu tout le haut de la tête et Paul MARCHADIER était criblé de balles au niveau du thorax. Ce fut terrible de voir sans vie mes deux frères d'arme et excellents copains ! J'ai toujours gardé en moi leur vision depuis 53 ans.


Bien des années plus tard, j'ai retrouvé Michel THIEBAUT, colonel en retraite et nous avons reparlé de cette épouvantable journée. Il souffre toujours de ses blessures.

Une anecdote personnelle : chez les artilleurs, j'entendais parler d'un sergent nommé PASQUITO. J'ai donc cherché à le rencontrer, mû par une intuition. Quelle ne fut pas ma joie de retrouver en la
personne de ce sous-off, mon camarade d'école primaire. En effet, nous étions tous deux natifs du même village d'Oranie. Depuis, je n'ai jamais revu ce copain. Ainsi va la vie...

 

lien vers le site de Jean-Pierre Soula:  link

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 17:09

Voir le témoignage ajouté en bas de page.

 

Article transmis par Eugène Legal,UNP Thionville,ancien du 11° Choc et diffusé avec autorisation.

 

Devoir de mémoire envers nos frères d'armes tombés au champ d'honneur en AFN.

SC-Crdelette.jpgAndré Cordelette:né le 25 décembre 1932 à la Fère.Il décide de s'engager et part à Perpignan pour sa formation de parachutiste.De Perpignan il part à Mont-Louis dans les Pyrénnées Orientales,pour rejoindre le CPIS(centre parachutiste d'instruction spécialisé) traditionnellement appelé le <<11° Choc>>.Il obtient ses galons sur le terrain,passant du grade de caporal à celui de sergent-chef.

Le 10 mars 1956,il se marie à Mont-Louis.De ce mariage naîtront deux petites filles Joëlle et Corine.
Affecté en Algérie,il s'y rend,cette même année 1956,avec le Groupement de marche de la 11°Demi-Brigade de Parachutistes de Choc.Au total il y sejournera à trois reprises.
Il y a 51 ans,le 21 mars 1958,était tué le sergent-chef Cordelette,chef de stick sous le commandement du capitaine Rouquette,chef de la 3° Centaine.


Extrait du journal de Marche de S.M.
C/C à cette époque,appelé de la classe 56/2B.

Rouina,le 21 mars 1958
Rêveil à minuit de la centaine;après equipements effectués et café rapidement avalé,nous embarquons dans trois GMC à 0h30.Arrêt après une 1/2h de route dans le secteur de Doui pour charger une brigade de 70<<K>>(ralliés de Kobus).
Comme d'habitude,ces hommes ne sont pas prêts.
Le capitaine s'impatiente.Enfin tous embarquent,les camions repartent,traversent Duperre,prennent une piste sur la droite.
Après 1h30 de trajet,les camions s'arrêtent,le capitaine donne l'ordre de débarquer et nous sautons prestement sur le sol,nous sommes dans le secteur de Djellida.

Le capitaine donne l'ordre de marche.
Le lieutenant Thiebaut marche en tête de colonne,en file indienne avec le stick du sergent-chef André Cordelette,puis celui du sergent chef Yves Heuze,dont je suis un des voltigeurs,puis celui du sergent-chef Maurice Furth et enfin celui du lieutenant Loccis.
Le capitaine Roquette se trouve à la hauteur du lieutenant Loccis.Les 70<<k>> nous suivent.
Nous progressosn en silence sur une piste carrossable,en terrain plat.Il fait nuit noire,sans lune,des milliards d'étoiles scintillent,l'air est frais,une vraie nuit de pritemps.
Après un certain temps de marche,notre colonne passe près d'un poste militaire,d'où sont tirés des coups de feu en notre direction.Le capitaine a dû se faire reconnaître,les coups de feu cessent,nous progressons à nouveau en direction de notre objectif (des mousselines sont signalés hébergeant des fells)
Aux premiers coups de feu,les 70<<K>> ont filé comme des rats,il aura fallu 1/2 heure pour les rechercher,les regrouper et repartir.
La nuit s'avance,il doit être environ 3h30,la colonne chemine à un rythme tranquille,la piste est toujours plate,la marche est agréable,elle nous berce,certains sommeillent,moi le premier,nous nous suivons à 3m environ les uns des autres.
4h30(et non 5h comme écrit dans l'historique officiel des faits) une violente explosion située en tête de colonne,déchire le silence de la nuit.Instinctivement,nous plongeons tous comme un seul homme,dans les petits fossés bordant les côtés de piste.Puis silence total,pesant,angoissant.Sommes nous tombés dans une embuscade?Les minutes s'écoulent ,aucune information ne nous parvient.
Avec précaution,lentement en rampant,nous nous postons en observation sur  chaque talus bordant la piste.
Nous attendons, toujours pas d'information,la nuit est noire.
Après quinze minutes environ d'attents interminable,comme une trainée de poudre,l'information nous parvient:un obus de 105 piégé a explosé au passage du sergent-chef André Cordelette;Son pied droit ayant heurté le système de mise à feu.Sous l'effet de l'explosion,il a été projeté à plusieurs mètres en l'air et retomba sur le sol,tué sur le coup.
Le lieutenant Thiebaut,me précisera bien plus tard<<15 à 20 hommes sont passés au même endroit et n'ont pas mis le pied sur le détonateur!C'est le destin>>
Cette nouvelle catastrophique nous bouleverse tous,elle nous frappe d'hébètement,c'est la consternation générale.
L'ordre nous est donné d'attendre sur place,en protection et en observation.
Le capitaine nous fait venir près du corps d'André Cordelette,à Jean Marie Boucherie,infirmier de la centaine il dit<<voici du travail pour toi>>.Il aura pour mission d'envelopper dans une toile de tente individuelle le corps du sergent-chef Cordelette;
SC-Cordelette-2.jpgNous attendons,bien tristement que l'aurore se pointe,comme si rien n'était arrivé,les étoiles perdent de leur éclat et s'éteignent une à une,le jour se lève.
Notre chef de stick,le sergent-chef Heuze est particulièrement touché moralement,il vient de perdre un de ses meilleurs frères d'armes.
Prévenue par radio,une ambulance arrive sur les lieux et emporte le corps.Les camions arrivent également sur les lieux,mais repartent devançant notre colonne qui s'est remise en marche.
Un ratissage de secteur suit ce drame,les hommes musulmans sont sortis des metchas des villages environnants,rassemblés et passés à tabac par une unité militaire du secteur.
Nous apprenons plus tard que cet obus piégé était destiné à un des camions militaires qui circulaient régulièrement sur cette piste.
Notre progression a repris et nous arrivons sur l'objectif.5 individus en civil sont interceptés.LeSC-Cordelette--3.jpg lieutenant Thiebaut et l'adjudant-chef Gautil contrôlent leur identité,à ce moment l'un fuit,mais sera abattu de 3 balles de carabine US.
S'en suivra une grave altercation entre le capitaine des <<k>>,le lieutenant Thiebaut et l'adjudant-chef Gautil.Reproches:avoir tué le civil fuyard.
La crise est sévère,nous avons l'ordre de nous déployer au sol,fusil mitrailleur en batterie,face aux 70<<K>>.
Enfin,après discussion,la tension baisse,et les <<k>> prennent la décision de rentrer à pied à Zedin Ali,leur cantonnement  près de Doui.
En début d'après midi,les GMC nous récupèrent et entrons vers 13 heures à notre cantonnement.

22 mars 1958
Le capitaine Rouquette me donne pour mission,avec le caporal-chef Theubet et deux hommes d'escorte,de convoyer le cercueil du sergent-chef Cordelette à Tipasa,base arrière du Groupement de Marche.
Après les honneurs militaires qui lui sont rendus,il sera dirigé sur Alger pour être embarqué dans les plus brefs délais pour la France.
André laisse une jeune veuve et deux fillettes qu'il n'a guère vues,n'ayant obtenu que deux jours de permission à la naissance de sa seconde fille,en 1957.
Provisoirement inhumée au dépositoire du cimetière El Alia de Maison Carrée,sa dépouille est restituée,le 19 mai 1958 à sa famille à Mont-Louis.Ses obsèques ont lieu le 21 mai 1958,jour du 20° anniversaire de Pierette,son épouse.Il est inhumé dans le Carré Militaire de Mont-Louis,en présence de ses amis parachutistes,des autorités civiles et militaires.

La médaille Militaire lui est décernée à titre posthume.

 

Témoignage ajouté:


Salut Eugène !


Hier, j'ai envoyé un mail, suite à l'article concernant la mort de Dédé Cordelette qui est né à La Fère (petite ville que je connais très bien car elle est à une dizaine de km de chez moi). J'ai précisé que j'ai assisté de très près à sa mort car, en tant que caporal adjoint (il était mon chef de stick), je me trouvais à cinq ou six mètres derrière lui. Il y a eu une lumière blanche, mêlée de fumée et une terrible explosion. J'ai vu son corps tournoyer à deux ou trois mètres du sol. Ce n'est qu'après m'être approché que je l'ai reconnu au sol. De ce terrible drame, j'avais rapporté un gros morceau de l'obus que j'ai conservé comme une relique, jusqu'à mon départ d'Algérie, en juin 1962. Malheureusement, je n'ai pas pu emporter ce souvenir avec moi car il m'a fallu partir en catastrophe, sans rien emporter de mes biens.
J'ai aussi le terrible souvenir de la mort de Michel Crépin, tué à quelques mètres devant moi, au cours d'une terrible embuscade entre Inkermann et Mascara. Je revois encore son visage inondé de larmes car il s'est vu mourir lentement, à cause de l'hémorragie provoquée par une balle, au niveau de l'artère fémorale (cuisse droite, autant que je me souvienne).
Si tu veux, tu peux mettre ces témoignages en pièces jointes à ton article.
Bien cordialement
JP


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