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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 00:00

 Base arrière du 13ème Régiment de Dragons Parachutistes "VILLA ROSE" route de Rouïba à AIN TAYA plaine de la Mitidja ALGERIE

 

Photo RS 2      photo RS 3

 

La journée du 22 avril 1961 vécue par un appelé du Contingent

 

Le soleil qui venait de se lever, annonçait une radieuse journée.Ma garde de nuit prenait fin, sans rien de particulier à signaler, si ce n'est au loin, au cours de la nuit, un trafic de véhicules un peu anormal.

  photo RS 6

 

 

A 6 heures, direction les cuisines qui se trouvaient à la ferme en contre bas, à quelques centaines de mètres, pour y percevoir le petit déjeuner des résidants de la tente 56.  

Cette tente assise sur un socle en béton, située sous des arbres bien à l'ombre, à cinquante mètres de la "Villa Rose" occupée par mes camarades du service des effectifs du trésorier et par moi-même faisait bien des envieux.

 

 

 

 

photo RS 7

 

 

 

 

Tout en faisant le trajet, je réfléchissais sur l'avancement des travaux de la construction qui venait de sortir de terre, et devant loger une quinzaine de Dragons. J'en avais fait les plans et étais chargé de la réalisation avec mon équipe du casernement.   Photo RS 1

Les fenêtres déjà terminées ainsi que les fondations, nous en étions au montage des murs en agglos. C'était un challenge qui me tenait à coeur, il s'agissait de reloger rapidement et decemment des camarades qui occupaient encore un poulailler désaffecté où malgré plusieurs traitement massif des cloisons  en Torchis au DDT, la vermine ne voulait pas lâcher prise, avec en surplus à proximité la sortie de l'égout venant de la "Villa Rose", où une colonie importante de rats avait élue domicile, et qui la nuit venue troublait le sommeil des habitants du poulailler.

       

Un camarade ayant été mordu à l'oreille, un concours de tir sur rat à la carabine US fut même organisé et plusieurs beaux tableaux de chasse réalisés.

Arrivé aux cuisines le transistor qui normalement à cette heure sur radio ALGER donnait des informations ne diffusait que de la musique militaire. Tout le monde trouvait dela anormal, mais personne n'en connaissait la raison.

 

De retour à notre tente, il n'y eut pas le traditionnel "Au jus, Debout là dedans". Je mis simplement mon transistor en marche à fond, c'est la marche des Africains qui réveilla la chambrée.

Durant le petit déjeuner pris à une vitesse grand V nous essayâmes de capter une radio métropolitaine tout en suivant ALGER sur un transistor différent.

Rapidement nous sûmes que des évènements d'une extrême gravité avait eu lieu à ALGER.

Le téléphone arabe sur l'ensemble de la base arrière se mit à fonctionner. Les plus folles informations circulaient chacun commentant à sa façon et selon ses convictions, la situation.

Une radio métropolitaine ayant annoncé que tous les régiments parachutistes participaient au Putsch, mais que la marine restait fidèle au gouvernement, quelques jeunes recrues arrivées de France et qui se trouvaient à la ferme prirent peur, et sont allées se réfugier chez les fusilliers marins à Sirocco Cap Matifou avec armes et bagages.

 

On raconta que le 1er REP avait pris Maison Blanche et qu'il recherchait des volontaires pour sauter sur Paris. Certains d'entre nous voulaient descendre sur ALGER pour voir ce qui s'y passait. Une situation de plus en plus confuse ou tout pouvait arriver. Il y avait les partisans du Putsch et de l'Algérie française, les sans opinions, et ceux restés fidèles au Général De gaulle. Le lieutenant CAPERET Trésorier du régiment Commandant la base arrière en remplacement du Capitaine CAZAJOUS major du régiment alors en permission en Métropole fit rassembler l'ensemble des services.

Prenant la parole, il nous dressa le tableau de la situation et par des propos apaisants su faire baisser la tension. Déclarant attendre des ordres, nous pria de reprendre le travail, ce qui se fit sans problème majeur.

 

Sur notre chantier de construction le rendement ne fut pas celui d'une journée normale de loin. Il ne fallait surtout pas faire trop de bruit car nous écoutions les nouvelles sur 3 transistors différents, tout cela en travaillant. Trop de bruit il n'y avait pas, car la colle se faisait à "l'os" pas de bétonnière.

 

 

photo RS 8Une visite de l'adjudant chef L'AUVERGNIER dit affectueusement la "guêpe" m'informa que le lieutenant CAPERET me demandait en son bureau à la "Villa Rose". Cela ne me surpris qu'à moitié. Déjà à Tarbes au CI du 1er RHP pendant 12 mois, puis à AZAZGA "KABYLIE" pendant 6 mois j'avais été un de ses secrétaires Comptable, nous nous connaissions bien, je dirais même qu'une certaine complicité existait entre nous.

 

Sans préambule il me dit : il faut mettre l'Etendard du régiment en sécurité. On ne sait pas ce qui peut se passer, avec tout ce "merdier". Nous nous rendîmes au PC, une villa distante d'une centaine de mètres. Villa occupée par le capitaine CAZAJOUS major du régiment et occasionnellement par notre chef de corps le lieutenant colonel DU SERECH  quand il n'était pas avec le régiment en opérations.    

 

L'ETENDARD du régiment se trouvait dans une grande pièce avec bureau, bien en évidence dans son armoire vitrée.

 

Le lieutenant CAPERET et moi-même convîmes que le meilleur endroit pour cacher notre Etendard serait sous le parquet sous le bureau.Je suis allé quérir l'outillage nécessaire, et promptement me mis à l'ouvrage :

 

- Le parquet fut proprement démonté

- L'ETENDARD du Régiment religieusement préservé

- Dans sa cache fut déposé.

 

Le parquet remis en place, un tapis recouvrant l'endroit et sur le tapis le bureau, il était impossible de déceler quoi que se soit.

 

Dans la matinée du 22 avril 1961, L'ETENDARD du 13ème Régiment de Dragons Parachutistes a disparu.

 

Quand le calme et la sérénité au régiment furent revenus L'ETENDARD dans toute sa splendeur mais sans mon aide est réapparu.

Quelques jours après, la construction entreprise par l'équipe du Casernement fut abandonnée. Nous quitâmes AIN TAYA pour KOLEA remettre en état plusieurs bâtimens passablement dégradés pas nos amis parachutistes coloniaux, à qui on avait annoncé en relève un régiment non T.A.P.

  photo RS 9

 

 

Plus tard en  Juillet 1961 KOLEA- ALGERIE

 

Témoignage du Brigadier SINGERLE Roland, Au moment des faits Responsable du casernement de la base arrière du 13 eme RDP.

 

En juillet 1961 eurent lieu d’importantes manifestations PRO-FLN, dans le secteur de CASTIGLIONE et KOLEA.

Les services administratifs de l’Escadron de commandement et des services « Base Arrière » du 13° Régiment de Dragons Parachutistes,  qui avaient pris leur quartier depuis le putsch d’avril à KOLEA sous les ordres du Capitaine CAZAJOUS major du régiment comptaient au plus une cinquantaine de dragons.

Les manifestations ayant débutées dans la matinée à Koléa, le couvre feu fut instauré à 12 heures afin d’éviter des affrontements et des exactions vis-à-vis de la population pied noire et surtout de protéger ces derniers (KOLEA comptait environ 22000 habitants dont 2300 pieds noirs.)

 

Notre mission faire respecter le couvre feu, a été facilitée par le renfort de quelques Ferret du 3eme Escadron stationné à CASTIGLIONE.

                       Photo Roland 1

 

La crainte d’intrusions d’éléments FLN la nuit une fois venue, des embuscades furent montées et tenues sur toutes les routes et chemins accédant à KOLEA.

 

L’équipe du casernement (6 dragons et son brigadier) reçut l’ordre de monter son embuscade à la sortie de KOLEA sur la route menant à Fouka. A part les moustiques déchaînés cette nuit là, un musulman sentant fort la vinasse et causant fort  qui déambulait sur la route fut neutralisé puis relâché au petit matin.  (Vrais ivrogne ou sonnette du FLN ? la question reste posée).

 

Le lendemain a eu lieu les obsèques d’un musulman victime des affrontements de la veille.

 

La mission de mon groupe était d’éviter tout débordement, d’interdire au cortège le centre ville, et de canaliser la foule à un endroit bien précis.

 

Un nombre que l’on peut estimer à 400, 500 personnes participait à ces obséques.Femmes et enfants poussés à l’avant par une organisation présente, mais invisible, le cortège scandait YA-YA-FLN accompagné par des cris et les YOU-YOU des femmes.

 

Sur le point d’être débordé par cette foule très hostile, j’ai donné l’ordre à mon groupe de décrocher en précédant l’avant du cortège direction le cimetière.

C’est alors que le Piper qui survolait KOLEA signale la présence d’un drapeau FLN recouvrant le corps du défunt porté à dos d’homme et entouré par une masse d’hommes particulièrement agitée. Ordre a été donné par le Capitaine CAZAJOUS de récupérer le drapeau.

 

J’ai alors vu le Brigadier Jean-Marie GRASSE, debout sur le capot d’une jeep, qui non sans mal s’est frayé un passage au milieu de cette foule déchainée, tel un félin, bondir et arracher le drapeau, envoyant par le même le corps d’un côté et le cercueil de l’autre.

 

Cet incident donna lieu à une mini manifestation d’hostilité vite maîtrisée, et à l’arrestation d’une douzaine de meneurs et de meneuses qui furent transférés sur BLIDA en cours d’après midi.

 

                                       photo RS 5 

 

PS : Jean-Marie GRASSE secrétaire comptable auprès du trésorier était le gardien de but de l’équipe de Foot de la base arrière du 13° RDP. A présent membre de l’UNP Metz et délégué général adjoint du Souvenir Français de la Moselle.

 

         

Roland SINGERLE

Président d’honneur UNP 572

      UNP Singerle Roland bis

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 07:42

Ancien du 9°RCP ,Edmond  Guepratte a accepté que soient diffusées ses images des années 1956/58.

 

Qu'il en soit remercié.

 

Lien vers le premier article sur Edmond :  Edmond Guepratte ancien du 9ème RCP.


 

En Algérie,le 1° novembre 1954 c'est la Toussaint rouge,( Novembre 1954-Algérie,la toussaint rouge. )une trentaine d'attentats sont perpétrés sur l'ensemble du territoire algérien.

Des unités de  parachutistes coloniaux et métropolitains de type "Blizzard" y sont envoyées pour rétablir l'ordre,parmi elles,le 18°RIPC(Régiment d'infanterie parachutiste de choc).Ce régiment opère jusqu'au mois de mai 1956 sur le territoire algérien,il est dissous le 7 mai et ses bataillons II et IV donnent naissance à deux Régiments.

-le 18°RCP(régiment de chasseurs parachutistes)

-le 9° RCP(régiment de chasseurs parachutistes.

 

Extrait d'un article d'époque:

9RCP--03-.JPGLe 3 janvier 1957,lors de la cérémonie de la présentation au Drapeau et de remise des fourragères aux jeunes recrues,le lieutenant-colonel BUCHOUD a prononcé l'allocution suivante:

 

"Lorsque le 1° juin 1956 le Ministre de la Défense nationale a créé le 9° Régiment de Chasseurs Parachutistes,il a en même temps décidé que ce jeune et nouveau régiment serait héritier des traditions du 9° Régiment d'Infanterie,dissous en 1940.

Les traditions dont nous sommes héritiers dépassent en réalité le cadre même du 9° Régiment d'Infanterie.Ce sont,en effet,les traditions de l'Infanterie française qui nous ont été léguées car le 9° Régiment  d'Infanterie,créé en 1562,est l'un des plus vieux régiments de l'Armée française.Il a forgé sa gloire sous tous les régimes et sa devise

"Normandie en avant"

a retenti sur tous les champs de bataille.

Un lourd passé de gloire est inscrit sur les plis du drapeau qui est devant vous et qui a été confié à notre garde le 11 novembre dernier et auquel je vous présente aujourd'hui.C'est maintenant votre drapeau.

Les batailles qui y sont inscrites sont celles d'Austerlitz 1805-Wagram 1809-la Moscova 1812-Sébastopol 1855-Verdun 1916-Soissonnais 1918-L'Ailette 1918.

D'autres noms de batailles auxquelles le 9° s'est illustré n'y sont pas inscrits mais comportent la même valeur que les précédentes .ce sont celles de Fontenoy 1745-Héliopolis 1800 et Champagne 1940.

Songez maintenant à tous ceux qui sont tombés sous les plis de ce drapeau pour la grandeur de la France.

Prenez conscience des devoirs que vous impose cette gloire passée dont vous êtes dépositaires .Ce sont des devoirs de tenue,de discipline,de dévouement,de bravoure.

 

Le jeune 9°RCP est déjà entré dans cette tradition puisque 15 des nôtres sont tombés depuis six mois sur cette terre d'Algérie pour la mission que nous avons à remplir ici.

Gradés et Chasseurs de renfort du renfort arrivé récemment ,jeunes recrues de la classe 56/1 B,vous aurez à être dignes de ces traditions que je viens de vous indiquer et vous aurez à les prolonger.

Vous aurez de longs mois de service à accomplir ici,mais ayez conscience que le sort de la France dépend de vos sacrifices et de vos efforts.

 

Nous sommes engagés, ici,dans une partie dont dépend l'avenir de notre pays.Vous avez à le sauver.C'est par l'accomplissement de de cette mission sacrée que vous prolongerez les traditions d'honneur du 9°.

 

                                                         ************************

Edmond Guepratte nous présente ses photos de son sejour en Algerie  au 9°RCP -1°Compagnie (la Bleue) 1956/1958.


9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(74)

 

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(119)                                  9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(122)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(109)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(75)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(110)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(112)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(115)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(100)               9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(102)

 

 


 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(67)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(80)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(81)

 

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(83)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(103)               9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(95)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(99)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(87)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(88)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(98)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(96)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(124)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(125)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(62)

 

  9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(69)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(121)

 

9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(63)

 

9°RCP (2)

 

 

 

D'autres images à voir sur l'album  :  9-RCP-1-Cie-Algerie-Edmond-Guepratte 9-RCP-1-Cie-Algerie-Edmond-Guepratte

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:55

Une fois de plus,Jean Munot nous aide à faire vivre ce blog.Après son premier texte sur son passage en Algérie,sa rencontre avec les paras du 3°RPC et le colonel Bigeard la nuit de noël de l'année 1955,il nous écrit une anecdote qui se situe après le retour du 13°RDP d'Afrique du Nord.


lien vers le 1er texte:  (22)Jean Munot-« Nuit de Noël du 24 décembre 1955 en Algérie » avec rencontre du Colonel Bigeard et des Paras du 3°RPC.


 

                                                                               **************************

 

En 1963,le 13°RDP,en garnison a Castres est dissous en tant que Rgt de Cavalerie Aéroporté pour etre recrée en "Rgt Interarmes de recherche du renseignement dans la profondeur",avec comme garnisons Nancy-Dieuze et Langenargen qui se trouve aux sein des FFA sur les bords du lac de Constance,le Bodensee et en Juillet -Août,nous "débarquons venant d'horizons différents et d'armes différentes pour constituer le nouveau Rgt,nous gardons l'appellation de 13 Rgt de Dragons Parachutistes,l'étendard et les traditions de l'ABC,ce qui n'est pas une mince affaire car pour prendre mon exemple alors que j'appartiens a l'infanterie Métropolitaine et que je suis Adjudant chaque Dragon qui me parle ne me dit pas "mon Adjudant" mais "Mon Lieutenant",suivant une tradition qui remonte au 1er Empire,mais petit a petit nous nous mettons au "diapason",changeons la couleur de nos galons et prenons la mesure de nos fonctions,le tout dans une fraternité interarmes du meilleur aloi.Ma fonction au Rgt est celle d'artificier-comptable munitions et de ce fait je "travaille" a l'ECS.Mes soutes a munitions seront dans un premier temps installées a la caserne Drouot,puis a la caserne Blandan ces deux casernes étant a Nancy,en attendant qu'une soute soit construite a Dieuze et des qu'elle sera agencée-septembre 63-je prendrais mes pénates a Dieuze,allant chercher les munitions et les explosifs (que nous faisions péter a tout va) au Fort de Domgermain a Toul puis par la suite a Mars la Tour,ce qui n'était pas la porte a coté,mais a "coeur vaillant rien d'impossible" et puis de toutes les façons c'etait mon "job" et il fallait assumer avec toute la rigueur nécessaire de façon a ce que les entraînements aux tirs et les maniements d'explosifs,qui étaient pratiquement journaliers -diurnes et nocturnes- soient assurés.
En 1964,le Rgt avait "pris ses marques",les équipes de recherche étaient déjà au top,et les manoeuvres interalliées se succédaient les unes aux autres,avec les Allemands les Américains les Britanniques qui reconnaissaient que le 13 "c'etait pas du pipeau",mais une unité de première valeur,qui de temps en temps leurs donnaient "du fil a retordre".


                            1967-13°RDP Dieuze-Jean Munot décoré de la Médaille Mil

Et les unites avec qui le 13° "travaillait",savaient que le Rgt n'était pas un Rgt de parade mais une unité d'élite dont les actions étaient reconnues.Dans le courant du mois de juillet 1964,une manoeuvre interalliée etait programmée et le 13° etait l'unité chargée de la "monter".Elle consistait a "larguer" des équipes sur divers endroits,tenus secrets,de la Moselle et le but,pour cette manoeuvre,etait que les équipes rejoignent un lieu situé a proximité de Dieuze,le plus rapidos possible,sans se faire repérer et pour ce faire calculer les itinéraires les moins repérables ,jouer les "sioux" et si cela etait faisable utiliser divers moyens de transport qui auraient bien voulu les prendre a bord.Evidemment si il n'y avait pas eu d'arbitrage cela aurait été une partie de rigolade,surtout pour des unités entraînées,mais voila,un réseau de "chouffeurs" avait été disséminé a divers endroits avec mission de les repérer afin de rendre compte du déroulement des opérations.J'avais,avec d'autres cadres Officiers et S/officier,été désigné pour jouer le rôle d'arbitre,dans un secteur donné et je m'étais préparé a accomplir la mission qui m'était impartie.Le Rgt avait trois escadrons de recherche qui manoeuvraient,le 1° le 3° et le 11°-escadron d'instruction,mais qui avait en son sein des équipes de recherche- et le 2° de Langenargen (FFA) -la il faut que j'ouvre une parenthèse en ce qui concerne cet escadron-En effet,lors de la mise sur pied du Rgt,le 2°Esc avait eu des personnels,volontaires pour intégrer le Rgt,mais qui etaient pratiquement sur place car ils appartenaient a la 7° Cie Commando du 129° Rgt d'infanterie basé a Coblence,sur les bords du lac de constance,non loin de Langenargen et la particularité de cette Cie Cdo etait qu'ils etaient breveté Paras Allemand,brevet passé a l'Ecole des TAP allemande située en Bavière et ou nous irons au fil des années nous aussi passer ce brevet,et resultat des courses ils durent aller a Pau recuperer la "Plaque a Vélo",ce qui etait en fait qu'une remise a niveau-,donc les consignes prises je me préparais a assurer ma mission afin de fixer les règles de l'arbitrage,une réunion avait eu lieu et il avait été défini,pour chaque arbitre,une zone qui lui etait impartie et les conditions "de travail",ces conditions stipulaient que nous devrions travailler en "pékin" ( en civil ) et avec notre propre véhicule de façon a ne pas etre répérés,les équipes qui manoeuvraient ne savaient pas qu'un arbitrage avait été mis en place mais savaient qu'ils seraient jugés sur la manière de se déplacer sans se "faire remarquer",il nous avait été indiqué les heures ou nous devions opérer,cela s'échelonnait entre 03h du matin jusqu'à,grosso-modo,09/10h du matin de façon a ce que les équipes puissent avoir ,après largage, parcourues un certain nombre de Km.Il faut se dire qu'en 1964 les équipes de recherche etaient au premier stade de ce qui par la suite deviendra une spécialité a part entière effet a cette époque,primo les voilures n'étaient pas des voilures permettant comme cela ce passe de nos jours,de sauter a des + 4000M et faire,de nuit,en vol relatif,plus de 35Km et se poser pile a l'endroit prévu dans le silence le plus absolu .Secondo, en 1964, les sauts etaient des sauts a ouverture automatique,et non pas en ouverture commandée,donc pour cette manoeuvre les zones de sauts de nuit,sauf exceptions,etaient pratiquement les mêmes que celles sur lesquelles nous sautions et celle ou ,le Rgt sautait le plus etait celle de Delme.A la réunion il nous avait été indiqué que les brigades de gendarmerie se trouvant dans le secteur opérationnel etaient elles aussi "sur pied de guerre" et que nous pouvions,le cas échéant,donner des rens en téléphonant des brigades au PC opérationnel de Rgt.La zone qui m'était impartie se trouvais placée entre Moyenvic-Vic sur Seiile-la N74 sur Salonnes-Chateau Salins-plus au nord en longeant la foret d'amelecourt Brehain,puis retour sur la D21 Fresne en Saulnois,Driocourt,Donjeux (près de Delme)et retour via Chateau Salins,de quoi tourner et regarder et noter afin, la manoeuvre terminée, de rendre compte au "debriefing" qui aurait lieu pour en tirer les enseignements nécessaires et améliorer tout ce qui pouvait l'étre.Tout cela "engrangé" j'allais recuperer une paire de jumelles,entrais a la maison pour me mettre en civil,préparer ma voiture,une PL 17 "Relmax Tigre" qui mine de rien "montait a 150KMH,préparait des munitions roboratives (thermos de café,sandwichs-jambon beurre  sauciflard et fruits)et vers 02H00 du mat prenais la direction de ma zone de surveillance .
Arrivé sur ma zone de surveillance,je commençais a "chouffer" pour essayer d'apercevoir, autant que faire se peut,si une ou des équipes etaient dans les parage,j'en avais vu une,je pense que c'était des Allemands, aux alentours du bois de Damelecourt et une autre qui crapahutait après Chateau-Salins,mais de nuit et surtout qu'en ce temps la la circulation etait "réduite" a sa plus simple expression et que les gars qui entendait un bruit de moteur etaient plus enclins a se "planquer" que d'aller faire les zouaves devant les phares d'une bagnole,ce qui etait de bonne guerre,surtout quand l'on appartiens a des unîtes spécialisées dans la recherche du renseignement il faut pour réussir a mener sa mission a bien etre le "plus discret possible" et jouer "l'homme invisible",je continuais donc a rouler sur les itinéraires,m'arrêtant,zieutant,et de fil en aiguilles,vers 05h30 j'arrivais au carrefour de la route venant de Metz,Delme vers Chateau-Salins,la D955 et la D21 car j'arrivais de la direction de Fresnes en Saulnois ou j'avais longuement grenouillé aux bords de la foret de Gremecey et arrive au carrefour j'arrêtais ma voiture pour me "caler l'estomac",tout en "épiant",et me tapais un gorgeon de caoua et mastiquais un de mes sandwich,bien calé,mes jumelles prêtes a déceler tout ce qui aurais pu etre une équipe vadrouillant dans le coin. Au alentours de 06h30 je voyais,venant de Delme,arriver une "juvaquatre" de la Gendarmerie qui s'arrêtait au carrefour ou je stationnais et les trois Gendarmes qui occupaient le véhicule regardais ma PL 17 avec "suspicion" -ce qui n'est en rien le prénom d'une jolie Hispanique-,je descendait de ma "chignole" et allais me présenter et comme ils etaient "dans le coup" nous avons commencé a discuter sur ce que nous avions remarqué et patati et patata et,il devait etre 07h15 ou 07h30 arrivait venant de la direction de Delme un fourgon Citroen,le meme que celui de "Louis la brocante".

Les gendarmes voyant arriver le fourgon genre "Louis la brocante" décident de l'arrêter afin de vérifier si a l'intérieur ne se trouvait pas une équipe d'auto-stoppeurs profitant de l'occase-la je voudrais rappeler que ma mission etait de "scruter le paysage" afin de déceler les équipes qui crapahutais sans prendre des précautions de sûreté,de camouflage et iraient bon train sans se soucier qu'on puisse les déceler,mais il faut aussi se souvenir que les équipes avaient aussi le droit de remplir leur mission par tous les moyens de locomotion,automobiles,camions,train etc etc,pour ce qui en etait du transport ferroviaire de ce coté la je n'avais pas de soucis a me faire car il n'y avait pas,il n'y en n'a toujours pas,de chemin de fer reliant Metz a Dieuze,donc j'étais rassuré car j'etais sur que les équipes ne joueraient pas les Sgt/Chef Chaudard et les transmetteurs Pithivier et Tassin qui avaient "piqués une loco au cours de l'un des épisodes du film la 7°Cie" ,pas plus qu'ils emprunteraient une bécane déguisés en vert comme le "gus" de la "pub cetelem",la on est dans "l'irréel,mais nous allons retourner dans le réel.
Pour ce qui en etait du matériel roulant je n'avais aucune prérogative pour les arrêter et vérifier la cargaison,alors que pour ce qui concerne les militaires de la Gendarmerie ca entre dans le cadre de leurs fonctions-donc ils font signe au conducteur de se garer,celui-ci fait semblant d'obtempérer et arrive a notre hauteur au lieu de stopper il donne un coup de volant accélère a fond et file comme une flèche,enfin il essaye de filer a toute berzingue,et nous laisse,un court instant,quelque peu ahuris et fonce vers Chateau-Salins.Aussi sec les Gendarmes montent dans la "juva",puis le chef d'équipe me dit,mon Adjudant si on lui cavale après avec votre voiture on va vite le coincer,je dis d'accord,il n'y a pas de problèmes et deux Gendarmes montent avec moi,le troisième suivant avec la voiture de la Gendarmerie et nous démarrons en trombe, faisant crisser les pneus,a la poursuite du gus qui voulait se faire la belle.
Nous foncions donc a la poursuite du fourgon,en gros du croisement de la D21 a l'endroit ou l'on attaquais la descente sur Chateau Salins il y avait,entre 900m et 1km et ce qui etait étonnant,vu la vitesse a laquelle nous roulions,c'est qu'il n'y avait pas plus de fourgon que de beurre en broche,ce qui etait plus que suspect,mais l'heure n'était pas au suppositions mais a l'action et de ce fait nous roulions vers Chateau Salins et descendions la descente qui y menait,une descente toute en lacets serrés,alors que nos jours elle a été largement améliorée,agrandie,virages largement plus larges(c'est une litote),alors qu'il fallait que je me cramponne au volant,heureusement qu'il n'y avait pratiquement pas de circulation,autrement bonsoir les dégâts,nous etions au milieu de cette foutu descente quand le Maréchal des Logis-Chef,qui commandait,me dit ,mon Adjudant arretez-vous nous allons faire demi-tour,je lui dit bien,et en deux temps trois(ou quatre)mouvements nous voila repartis en sens inverse direction Delme,nous etions arrives en haut de la cote et le Gendarme me dit,prenez le petit chemin qui est sur votre droite et nous allons voir car a l'allure ou nous roulions nous aurions du rattraper cette foutu camionnette,donc je m'engageais dans ce qui etait un sentier et au bout de 3 ou 400m que voyons nous ????,devinez quoi???, ,le fourgon de "Louis la brocante".Arrive a proximité les Gendarmes descendent,se dirigent vers le bahut,chacun d'un coté et,surprise,personne dans la camionnette,je descend de ma "chignole",arrive a leur hauteur et force est de constater (et non pas l'inverse qui est une contrepetterie)ouallou,il n'y a que dalle,nous nous grattons l'occiput,chacun de son coté,et tout a coup,l'un des Gendarmes dit "regardez en bas-(si nous avions regardé en haut,nous aurions vu la cime des arbres et peut-etre le mec déguise en gorille,mais G.Brassens n'etait pas la)et que voyons nous,la je vous le donne en mille ???.le gus qui se carapatait a travers les lacets de la route vers,a priori,la bourgade de Chateau Salins.
Effectivement le conducteur du fourgon descendait,coupant la route,vers le bas pour,sans doute, essayer de se planquer dans la foret proche,sauf qu'il n'avait certainement pas vu les Gendarmes de Chateau Salins qui rappliquaient avec leur véhicule car le Gendarme qui etait resté dans la "juva" avait donné l'alerte et resultat des courses avaient proprement "guaulé" le gus.Vu que les heures défilaient a vitesse grand V,je prenais congé des Gendarmes et continuais la mission qui m'avait été impartie,mais j'avais beau tourner et retourner j'avais pleinement conscience que c'etait peine perdu car ils ne m'avaient pas attendus ce qui etait normal.Donc en fin de mission je regagnais Dieuze,et passant devant la Gendarmerie de Chateau Salins je m'arrêtais et demandais aux Gendarmes ce qui c'etait passé et j'appris que le gars qu'ils avaient appréhendé,avait,de bonne heure ,"piqué" le bahut a Metz pour se rendre a Strasbourg,manque de pot,pour lui,il etait tombé sur les représentants de l'ordre faisant partie de l'exercice et s'était fait "niquer le burnous".En arrivant et avant le "debriefing" je rendais compte,comme il se doit, que cela ne m'avait pas empeché de remplir ma mission et donnais les renseignements sur les equipes que j'avais repérées (deux ),puis le debriefing eu lieu et l'exercice termine rentrais at the home.Quelque jours après le commandant d'escadrons me transmettait les félicitations du Chef de Corps pour avoir aidé les gendarmes a arrêter un voleur de voiture,ce qui a l'epoque n'etait pas chose courante,alors que de nos jours ca deviens pratiquement une habitude. Voila narré cette histoire au 13°RDP.

Jean Munot-jeannot pour les amis.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 08:03

engagement 1951 chasseur alpinsJean  a accepté de nous raconter son passé militaire.En 1951 il signe un engagement pour une unité parachutiste,le 11°BCP,reconnu apte,il se retrouve cependant au 11°BCA dans les Chasseurs Alpins.Nommé ensuite Sergent,il est affecté au 22°BCA de Nice.

En 1953 il se réengage dans le même bataillon où il doit partir pour l'Indochine au ,3°REI.Après un stage effectué à Fréjus,et les conséquences de la bataille de Dien Bien Phu,son départ pour l'Indochine est annulé et Jean ,réaffecté dans les Chasseurs Alpins est envoyé en Algérie.

 

Il nous raconte tout cela sur ce lien,son passage dans diverses unités en Algérie,son réveillon de Noël 1955 passé en compagnie des paras du 3°RPC,la présence du Colonel Bigeard lors de ce même réveillon.(un clic sur le lien suivant)

 

(22)Jean Munot-« Nuit de Noël du 24 décembre 1955 en Algérie » avec rencontre du Colonel Bigeard et des Paras du 3°RPC.

 

Il nous a fait parvenir,en plus du texte et grace à l'aide de Marie Claire Weiler notre secrétaire quelques photos que vous pourrez retrouver sur l'album(un clic sur ce lien): Jean-Munot Jean-Munot

 

1963-13°RDP Dieuze-Général Massu et la Princesse Alix Na1963-Dieuze-revue des unités du 13°RDP par le Gal Massu et la Princesse Alix Napoléon marraine du Régiment

 

1966-défilé à Dieuze-1

1966-13°RDP-défilé à Dieuze,Jean est présent sur la photo

 

1967-13°RDP Dieuze-Jean Munot décoré de la Médaille Mil

1967-Dieuze-13°RDP-Jean Munot décoré de la Médaille Militaire

 

1966-saut d'hélicoptère H34 sur bois,près de la forêt d

 

1966-Dieuze-saut d'un H34

 

 

Jean-Munot 0002

 

 

1981-1987-2° séjour en Allemagne-manoeuvres aux FFA

1981/1987-second séjour en Allemagne.(manoeuvres aux FFA)

 

 

Le Major Jean MUNOT a été non seulement vice président du groupement des Porte-drapeaux de Thionville et environs pendant de longues années, mais également, pendant plus de 15 ans, chef de protocole au sein de l'Union nationale des parachutistes de Thionville et ce, jusqu'à ce jour, car malgré ses soucis de santé récents, il continue de léguer son savoir faire à Guy PARTHENAY qui le succédera bientôt, avec toutes les qualités qu'il a acquise lors de sa carrière militaire et son âme de parachutiste.

 

 

 

 

Vous pouvez voir les images de Jean sur l'album:   (clic sur le lien)  Jean-Munot Jean-Munot

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 15:38

Comme vous devez le savoir,nous avons ouvert une catégorie d'articles pour ceux de nos anciens qui acceptent de nous parlez de leur passé militaire,quelque soit ce passé où sa durée.

Cette catégorie est aussi réservée à celles et ceux qui ont beaucoup donné à l'UNP dans leurs sections.

    

voir les articles suivants:

Michel Fries,ancien d'Indochine,président adjoint de l'UNC,vice-président du Souvenir Français...Parlons du 11 novembre..

 

André DETZ ancien du 1erRCP.

 

Edmond Guepratte ancien du 9ème RCP.

 

 

période IndochineLucien Pallez a accepté de nos parler de ses années passées dans notre armée,et comme son vécu concerne la dernière guerre mondiale,l'Indochine et l'Algérie,le volume de ses informations,principalement des images,nous oblige à utiliser une "Page" du blog au lieu d'un article comme fait habituellement.

Vous pouvez donc retrouver son histoire sur le lien suivant.

 

 

  un clic sur ce lien:21-Lucien PALLEZ-1°RCP-7èmeRTA-265 ème Compagnie de Supplétifs.21ème RTA-12ème BI-1/21°RTA.

 

lien vers l'album de Lucien Pallez: Album de Lucien-Pallez Album de Lucien-Pallez

 

 


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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 11:06


Edmond Guepratte est ancien du 9èmeRCP,brevet parachutiste 121568,adhérent UNP numéro  035307.
Edmond GuepratteEdmond est titulaire de la Croix de la Valeur Militaire avec citation,il a participé aux actions la bataille des frontières relatées dans le livre de Erwan Bergot "Les Appelés en Algérie,la bataille des frontières janvier à mai 1958",voir ci dessous.


Extrait du livre:

La "bataille des frontières" se déroula dans les premiers mois de 1958 et continua le véritable tournant  de la guerre d'Algérie.Elle fut aussi directement à l'origine des événements du 13 mai   qui ont mis fin à la IVème République et ramenèrent le général de Gaulle au pouvoir.
Centrée autour de la ville de Souk Ahras,dans l'est du pays,cette bataille a opposé,cinq mois durant,l'élite de l'armée de libération nationale algérienne-4000 combattants ardents et bien armés-aux Appelés des régiments chargés de la défense de la ligne Morice,le barrage électrifié édifié le long de la frontière tunisienne.
Elle fut gagnée au prix de  pertes importantes des deux côtés,témoignant  de l'âpreté des combats.

Erwan Bergot a voulu rendre un hommage mérité à ces Appelés-fantassins,chasseurs,cavaliers,sapeurs ou paras-artisans de cette victoire.



Edmond Guepratte citation

 

Les-Appeles-en-Algerie                                  9°RCP-1°Cie Edmond Guepratte(90)  

 




Autre article sur Edmond Guepratte avec des images du 9°RCP d'époque en Algérie.   9°RCP-la 1ère Compagnie,la bleue-Algerie 1956/1958-Edmond Guepratte.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 10:56
 Quelques vieux"Debout Les Paras" prétés par Marie-Claire et Daniel Weiler,un peu de lecture et apparait un nom dans un article du numéro 167 de l'année 1998 sur le 3eme Régiment de Chasseurs Parachutistes,le Lieutenant Thome.

Comme ce nom apparait dans l'historique de notre section,sous la présidence de JC Houlné,demande faite auprès de celui celui-ci,il nous a répondu qu'il y avait deux Thomé dans la section.
-Pierre Thomé de Thionville,S/Lt SAS et, indiqué dans l'historique, Chevalier de la Légion d'Honneur.
-Thupé Thomé,SAS également et compagnon de la libération.

Lien vers cet partie de l'historique: 1-Historique de la Section de Thionville-Président Jean-Claude Houlne.1/2

Nous ne pouvons dire si l'un ou l'autre est concerné par l'article du DLP,mais toujours est-il que cela nous aura donné l'occasion de reparler de deux de nos "Grands Anciens"

L'article en question
:
 Source de ce texte-DLPnr 167 année 1998-(cellule de communicarion de l'ETAP)

Le 3eme Régiment de Chasseurs parachutistes

Ce régiment est créé en Afrique du Nord par le Général de Gaulle.

Mai 1943:création au Caire.
Novembre 1943:comptant 300 hommes,il devient le 3eme Bataillon d'Infanterie de l'air et rejoint la Grande Bretagne.
Le 1e avril 1944:le 3emeBIA compte 630 hommes dont 65 officiers et 70 sous officiers et passe sous les ordres du Cdt Chateau-Jobert.
Fin juillet 1944:le 3emeBIA devient 3eme Régiment de Chasseurs Parachutistes.
Le 1er août 1945:le 3emeRCP fusionne avec le 2emeRCP.
le 3emeRCP exécutera six missions en Normandie,il sera dans les Ardennes belges en décembre 1944,retournera en Angleterre fin janvier 1945 et sera parachuté en Hollande du Nord pour l'opération Amherst,pendant laquelle,entre autres,il parviendra à tuer le chef de la Gestapo de La Haye,tombé dans une de ses embuscades.

Le colonel Chateau-Jobert,alias Conan,est membre du Conseil d'administration de l'UNP.

                                                                 *****************************

Le 6juin 1943,il rejoint la Grande-Bretagne à Camberley et prend le 7 novembre 1943 l'appellation de 3eme Bataillon d'Infanterie de l'Air(BIA),il forma avec le 4emeBIA et deux régiments britanniques et une compagnie belge,une demi-brigade placée sous le commandement britannique du général Mac Leod,la SAS Brigade.
Les parachutistes du 3emeBIA s'installent alors en Ecosse pour parfaire leur instruction et leur entrainement dans le cadre de la préparation de l'opération Overlord.
Restructuré début 1944 pour des problèmes liés au recrutement,le 3emeBIA  prend le 1er avril 1944(ou en juillet?) l'appellation du 3eme Régiment de Chasseurs Parachutistes.Cependant,il est laissé en Grande-Bretagne en juin 1944 pendant la bataille de France.
Ce n'est qu'en juillet que le 3emRCP ereçoit sa première mission de commando dont le but principal était le harcellement et la destruction de jour comme de nuit des unités allemandes se repliant vers l'Est.L'axe de progression et d'action du régiment allait de la Bretagne à la Franche-Comté avec,comme secteur particulier ,la Bretagne,la Vendée,le Maine-et-Loire,la Vienne,l'Indre,la Creuse,la Corrèze,le Rhône,la Loire,la Saône-et-Loire et la Franche-Comté.

Le plus bel exploit de cet engagement est sans conteste celui du lieutenant Thome.Largué à la tête de son groupe dans la nuit du 4 au 5 août 1944 à dix kilomètres du point prévu,il s'empare,avec les FFI,des armes de la Kommandanture de Daoulas,puis,dans la matinée du 5,libère Landereau.

En août 1944,le roi d'Angleterre SM GeorgesVI ,accorde aux 2eme et 3emeRCP le droit au port du béret amarante en témoignage de sa reconnaissance.Du début juillet à fin octobre 1944,le 3emeRCP aura mené avec succès 43 missions sur les arrières de l'ennemi,dont la plupart en liaison avec les grandes unités américaines.

Fin 1944,le 3emeRCP est engagé dans les Ardennes et en Belgique.Il regagne ensuite la Grande-Bretagne pour être placé en réserve d'intervention pour des missions spécifiques"SAS";il reprend alors l'entrainement.
Il est de nouveau engagé en 1945 pour l'opération "Amherst".Dans la nuit du 7 au 8 avril,la totalité du régiment saute sur la Hollande.Il prend une part active à la libération de la ville de Beilen avec les blindés canadiens,et permet la destruction de la 6eme division parachutiste allemande et la libération du nord-est de la Hollande.

A l'issue de cette campagne,il rejoint la France,est remis à la disposition du Ministre de l'Air,et s'installe sur la base aérienne 131 de Nantes le 22 juin 1945.Il est remis à la disposition du Ministre de la Guerre le 1er août 1945.

Le 3eme Régiment de Chasseurs parachutistes est dissous fin 1945.Ses personnels sont réaffectés au 2emeRCP.Une importante prise d'armes a lieu à cette occasion,présidée par le général Calvert,commandant la "SAS Brigade",qui remet à chacun des deux régiments un fanion SAS sur lesquels sont écrits la devise SAS"WHO DARE WINS"(qui ose gagne).

Recréé en 1979 au sein de la 141 eme division d'infanterie dans le cadre des plans de mobilisation,il redevient en 1984 un régiment d'active"école" au sein de la 12eme division légère blindée.Il est alors stationné à Pau,à l'ETAP qui a la responsabilité de sa mise sur pied avec l'ENSOA de Saint-Maixent.

Lors de la dissolution de la 12eme DLB,le 3emeRCP reste le régiment dérivé de l'ETAP,qui conserve son drapeau;la 3eme compagnie de l'Ecole est toujours en mesure de former une unité d'active.

Aujourd'hui,pour la deuxième fois de son histoire,le 3emeRCP va disparaitre.Cette dissolution s'inscrit dans le cadre de la refondation de l'Armée de terre ,dont le but est de réduire le nombre de régiments pour forger un outil militaire professionnel plus performant.

Le drapeau du 3emeRCP porte dans ses plis les noms des batailles"France 1944","Hollande 1945",et la devise"Qui Ose Gagne".Il est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes pour deux citations à l'ordre de l'Armée aérienne,de la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre avec olive 1939-1945 et du "Bronzon Loeuw" hollandais.

De 1943 à 1945,sur les 500 parachutistes qui ont participé aux opérations le régiment compte dans ses rangs 36 morts et 72 blessés.

texte de la Cellule communication de l'ETAP.

les images suivantes ont la même origine
Copie (2) de DLP 167-1998-DCopie-de-DLP-167-1998-D.jpg

encore une information de Jean-Claude Houlné,merci à lui,une fois de plus ,car il a toujours répondu aux demandes d'informations formulées.


photo de droite:au premier plan,en blazzer et béret on peut voir le colonel Roger Flamand qui avait organisé cette manifestation,il a écrit plusieurs livres sur cette opération.
                836210511_L.jpg
       le colonel Roger Flamand vivait à Pau et nous a quitté le 10 janvier 2010 à l'âge de 89 ans.


Si vous êtes en mesure d'apporter des précisions ou autres,vous êtes priés d'utiliser la fonction contact en haut à droite ou bas de page,ou "écrire un commentaire"en bas de l'article.



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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:48

Carrière militaire de Monsieur André DETZ   membre actif de la section  574 de THIONVILLE. section Capitaine Erwan BERGOT

 

C’est fin 1956, à l’âge de 18 ans révolus qu’il effectue sa préparation militaire parachutiste, à METZ, Caserne DELARUE.

Il obtient son Brevet Prémilitaire après 4 sauts réalisés sur les Droppings Zones de  LUNEVILLE,1 saut de JUNCKER, de YUTZ, 1 saut de DAKOTA et de DONCOURT 2 sauts de NORD 2000.

Incorporé le 1er Mars 1958 à la BETAP de PAU avec la classe 58-1A.

Breveté parachutiste militaire le 29 Décembre 1958 sous le n° 151989.

Affecté au 18ème RCP, il débarque à Alger le 26 septembre 1958. Muté le 1er octobre 1958 au 1er RCP du colonel COUSTEAU, à la compagnie d’appui (CA) mortier de 120 mm de la base arrière  AIN TAYA.                       

en photo dans le Sud Saharien.

Il participe aux opérations JUMELLES et ETINCELLES en 1959 (KABYLIE – CONSTANTINOIS – Frontière Tunisienne)

1 saut opérationnel avec l’escadron du 1er RCP à HASSIR’MEL, SAHARA, coordination OTAN, protection des champs pétrolifères. A son actif, 1 h30 de vol en Hélico OPS.

Libéré de ses obligations militaires le 24 juin 1960, avec le grade de caporal/chef après 28 mois de service.

Adhésion en 1978 à l’UNP THIONVILLE sous le  n°009117. Titulaire de l’aigle de platine, les années n’ont pas entamé son enthousiasme.

Sous la présidence de Jean-Claude HOULNE, membre fondateur de la section, qui en fut le président, avant de quitter la région, et, d’occuper des fonctions au Bureau National de l’UNP à PARIS, André, a organisé  de belles rencontres, ceci, du fait de ses fonctions.

Accueils : des Généraux   BIGEARD, BIZARD (Escadron 1er RCP), MASSU.

                  Des Colonels   ARGOUT, CHÂTEAU-JOBERT, ROMAIN DESFOSSE, TRINQUIER

                  Du Capitaine Erwan BERGOT

Organisation des conférences ; de  J-P MEFRET, Bob DENARD.

Actuellement retraité, il poursuit par sa présence, toujours en tenue UNP et avec son Béret amarante au devoir de mémoire et aux commémorations patriotiques, avec la même étincelle dans le regard que jadis. Un vrai parachutiste.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 20:28

article duRépublicain Lorrain.

Parlons du 11 novembre.

La guerre se 1914/1918- a fait 10 millions de morts dont 1,4 millions de soldats français , 63.000 hommes des troupes de l'empire colonial(employés,paysans,ouvriers,instituteurs,tirailleurs marocains et sénégalais....),une moyenne de 900 morts par jour durant tout le conflit qui dura 51 mois.Durant la journée du 22 août 1914,  20.000 soldats furent tués.
Un million d'invalides,(gueules cassées,amputés,gazés),trois millions de blessés.
Venus d'Afrique du Nord,155.000 Européens et 170.000 Kabyles et Arabes ont combattu de 1914 à 1918,les premiers eurent à déplorer 22.000 morts,les seconds 25.000.
Dans son ensemble,19 nations ont participé au conflit,auxquelles il faut y ajouter les colonies,au total 10 millions de morts et deux fois plus de blessés.

La dernière contre-attaque alliée est menée est en juillet 1918,un million d'Américains sont alors présents aux côtés des Français,Anglais,et de ceux qui sont venus d'ailleurs,des colonies,avec eux 1000 chars Renault et 600 avions pour soutenir les attaques.Les Allemands reculent,et les alliés conduisent en Artois une dernière offensive victorieuse.
L'armistice est signé le 11 novembre au matin dans le wagon du maréchal Foch stationné près de Compiègne.


11-novembre 1918-l'armistice est signé à Rethondes en forêt de Compiègne.

11-novembre 1919-une seule cérémonie est organisée en présence du marèchal Foch dans la chapelle des Invalides.

11-novembre 1920
-premier hommage au soldat inconnu.L'idée d'honorer un soldat inconnu avait été évoquée en 1916,et adoptée en 1918.C'est 12 novembre 1919 que le Panthéon fut choisi comme lieu de sépulture.Suite à une campagne menée par des écrivains et un vote du Parlement le 11 novembre 1920 les restes du soldat inconnu sont inhumés sous l'Arc de Triomphe.Le 10 novembre à Verdun,Auguste Thin,soldat,désigne le soldat inconnu.Son cercueil arrive à Paris ou il rejoint,pour la cérémonie du 11 novembre la châsse renfermant le coeur de Gambetta qui doit être transféré dans la crypte du Panthéon.Le cortège est accompagné par la foule au Panthéon puis à l'Arc de Triomphe.Provisoirement le cercueil est déposé dans une chapelle ardente au premier étage du monument.Le lieu est accessible à tous.
C'est le 28 janvier 1921 que le soldat inconnu est inhumé sous la voute de l'arc de Triomphe."Ici repose un soldat français mort pour la Patrie(1914-1918)sont les mots gravés sur la dalle de granit.

11-novembre 1922-Par loi du 24 octobre 1922, le 11 novembre devient jour de commémoraton nationale.

11-novembre 1923-En présence d'associations d'anciens combattants,André Maginot alors ministre de la guerre et des pensions allume pour la première fois la Flamme du souvenir. La Flamme est alors ravivée chaque jour au crépuscule par le Comité de la Flamme*****.Au fil des ans,elle est ravivée par les associations d'anciens combattants.
En même temps,on assiste à l'érection d'un monument aux morts dans chaque communes de France ou chaque municipalité organise la cérémonie du 11 novembre.

11-novembre 1940/1945.-La préfecture de police et les autorités allemandes interdisent les manifestations commémoratives.Le 11 novembre 1940,contre l'interdit,plusieurs cortèges se rassemblent et se dirigent vers les Champs-Elysées,la répression est brutale et fait de nombreux blessés.

11-novembre 1944-La majorité du territoire est libéré et la cérémonie du 11 novembre est commémorée à Paris en présence d'une délégation britannique dirigée par le Premier ministre Winston Churchill et du général de Gaulle.

11-novembre 1945-Le Mont Valérien devient un haut lieu de mémoire pour les combattants et victimes du nazisme.Le 10 novembre,quinze corps de Français morts pour la Patrie sont amenés des portyes de Paris aux Invalides,des corps de combattants, déportés, prisonniers,hommes et femmes,symbolisant l'unité nationale,les théâtres d'opération,les lieux de souffrance.Le 11 novembre un cortège accompagne les cercueils sous l'Arc de Triomphe,ou ils sont accueillis par le général de Gaulle,après que la foule leur ait rendu hommage,à la nuit tombée ils sont déposés au Mont Valérien.

Le 11 novembre de 1945 à nos jours.Ce jour de commémoration de l'armistice de 1918 est devenu progressivement une occasion de questionner et donner à comprendre l' histoire.Cette cérémonie garde cependant tout son sens,car elle est l'occasion de rendre hommage aux combattant pour qu'ils ne soient pas oubliés,pour que ne soient pas oubliés leurs sacrifices,leurs souffrances.


****L'union d'associations"la Flamme sous l'Arc de Triomphe"ou le comité de la Flamme a été créé le 2 novembre 1923 a été reconnue d'utilité publique le 10 novembre 1949.Elle regroupe 760 associations d'anciens combattants.So but est de faire raviver quotidiennement au crépuscul la Flamme sur la tombe du Soldat inconnu et plus généralement d'entretenir sa mémoire,par là,la mémoire de tous les combattants français et alliés tombés au champ d'honneur.

(origine des infos et de l'image:chemins de mémoire.gouv.fr)



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