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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 21:05

CAMERONE
Mémoire de l'Armée d'Afrique
30 Avril 1863… Il y a 150 ans : CAMERONE

Sur la terre imprégnée du sang des légionnaires, le soleil ne se couche jamais

« Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde
Mais qui marchaient toujours et n’ont jamais plié…
Nous sommes cette église et ce faisceau lié
Nous sommes cette race éternelle et profonde…
Nos fidélités sont des citadelles » (Charles Péguy)

Bien loin de la France et de l’Algérie française, berceau de la Légion étrangère, un conflit se déroulait au Mexique. Ce pays avait acquis son indépendance en 1821, après onze ans de guerre contre l’Espagne. A partir de cette date, il était ravagé par une guerre civile où s’opposaient le parti conservateur et religieux (catholique) de Félix Zuloaga et le parti libéral anticlérical de Bénito Juarez qui rêvait d’une république fédérative à l’image des Etats-Unis.
Le premier installa son gouvernement à Mexico, le second à Vera Cruz. Après sa reconnaissance par les Etats-Unis (6 avril 1859) et sa victoire de Calpulalpam, Juarez contrôlait l’intégralité du pays à la fin de l’année 1860. Cette période de troubles ayant épuisé les finances du pays, il décida de confisquer les biens de l’Eglise et de suspendre le paiement de la dette extérieure. A cela s’ajoutait le fait que durant cette guerre civile, les ressortissants des pays occidentaux avaient été dépouillés de leurs biens et même massacrés. Santa-Anna, l’un des chefs de parti, entama, dès 1854, des négociations avec plusieurs familles régentes européennes pour obtenir qu’un de leurs membres acceptât de devenir empereur du Mexique.
En 1861, l’archiduc d’Autriche Ferdinand Joseph Maximilien, accepta de porter la couronne impériale mexicaine après avoir reçu de Napoléon III l’assurance qu’il l’aiderait à établir et protéger la monarchie du Mexique. En outre, Benito Juarez, président du Mexique, décida, à la fin des années 1850, de supprimer pendant deux ans le paiement de la dette due aux nations étrangères. Ainsi, la France, l’Angleterre et l’Espagne conclurent une convention, le 31 décembre 1861, à Londres, par laquelle elles s’engageaient à envoyer des corps expéditionnaires au Mexique.
Napoléon III, malmené par une opposition politique active, saisit cette opportunité pour entreprendre une nouvelle aventure extérieure, propre à affermir un pouvoir vacillant. Et ce fut le Mexique où le poussaient aussi les amitiés de l’impératrice Eugénie et l’envie d’établir une grande monarchie catholique et latine pour faire contrepoids aux Etats-Unis protestants et anglo-saxons. C’est ainsi que l’empereur forma le projet de renverser le président mexicain afin de réaliser son ambition.
Le 13 janvier 1862, les troupes alliées constituées de 700 royal marines britanniques, 6000 Espagnols et 2500 Français débarquèrent à Vera Cruz. Cependant, la plupart de ces hommes furent aussitôt frappés par la fièvre jaune. Dans ces conditions, il était impossible d’entreprendre quoi que ce soit…
Lors des négociations qui s’ouvrirent sur le règlement de la dette, la France maintint sa demande de recouvrement, alors que les deux autres pays avaient compris que cela ne servait à rien. La réunion d’Orizaba du 9 avril 1862 se solda par un échec. Les troupes anglaises et espagnoles rembarquèrent aussitôt… tandis que 4000 soldats français supplémentaires arrivèrent sous le commandement du général de Lorencez. Le lendemain, le commandement français déclarait les hostilités ouvertes, officiellement en raison des déprédations causées par les troupes juaristes.
Les troupes françaises enlisées dans un pays hostile s’essoufflaient. La Légion n’avait pas été retenue pour participer à l’expédition. Ses officiers adressèrent à l’empereur une pétition pour solliciter son engagement. Si cette violation de la voie hiérarchique leur causa quelques désagréments, elle porta néanmoins ses fruits. Le 19 janvier 1863, ordre fut donné à la Légion stationnée en Algérie, de mettre sur pied deux bataillons.
En février 1863, ils s’embarquèrent à Oran après avoir défilé pour la première fois au rythme d’un hymne qui fera le tour du monde, « le Boudin », la célèbre marche officielle de la Légion étrangère, écrite par Guillaume-Louis Bocquillon, dit Wilhem. Ils débarquèrent au Mexique le 28 mars 1863.
L’armée française assiégeait Puebla. La légion avait pour mission d’assurer, sur cent-vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, commandant le Régiment Etranger, apprit, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décida à envoyer au devant du convoi une compagnie. La 3ème compagnie du 1er Bataillon du Régiment Etranger fut désigné mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prit lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignirent à lui volontairement.
Le 30 avril, à 1 heure du matin, l’unité, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se mit en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrêta à Palo Verde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoila et le combat s’engagea aussitôt. Le capitaine Danjou fit former le carré et, tout en battant en retraite, repoussa victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.
Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décida de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourrait attaquer le convoi.
Pendant que les hommes organisaient à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somma le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fit répondre : « Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistèrent à deux mille mexicains : Huit-cents cavaliers, mille deux-cents fantassins.
A midi, le capitaine Danjou fut tué d’une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tomba, frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.
Malgré la chaleur et la fumée qui venaient augmenter leurs souffrances, les légionnaires tinrent bon, mais beaucoup d’entre eux furent frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restaient que douze hommes en état de combattre. A ce moment, le colonel mexicain rassembla ses hommes et leur dit de quelle honte ils allaient se couvrir s’ils n’arrivaient pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprenait l’espagnol traduisait au fur et à mesure ses paroles). Les mexicains allaient donner l’assaut général par les brèches qu’ils avaient réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adressa encore une somation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repoussa avec mépris.
L’assaut final fut donné. Bientôt il ne resta autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Léonhard. Chacun gardait encore une cartouche ; ils avaient la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils faisaient face. A un signal, ils déchargèrent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitèrent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombèrent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades allaient être massacrés quand un officier mexicain se précipita sur eux et les sauva. Il leur cria : « Rendez-vous ! » - « Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restaient menaçantes.
« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! » répondit l’officier.
Les soixante hommes du capitaine Danjou avaient tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils avaient résisté à deux mille ennemis, en avaient tué trois-cents et blessé autant. Ils avaient, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.
Après l’héroïque sacrifice de la Légion étrangère à Camerone, l’armée française enleva Puebla, le 17 mai, et entra à Mexico le 7 juin 1863. Le mois suivant, une junte conservatrice vota l’établissement d’un empire mexicain et légua la couronne à Maximilien qui ne l’accepta qu’après avoir obtenu de Napoléon III l’assurance d’un soutien prolongé de l’armée française.
Dès la fin de la guerre de Sécession (avril 1865), les Etats-Unis, qui n’avaient pas reconnu Maximillien, se montrèrent résolus à imposer au Mexique le respect de la doctrine de Monroe, Président des E.U de 1817 à 1825, qui consistait à repousser toute intervention européenne dans les affaires de l’Amérique et de l’Amérique dans les affaires européennes.
Ne voulant pas courir le risque d’un conflit avec les Américains, dès le mois de janvier 1866, Napoléon III entama, au mépris des engagements qu’il avait pris à l’égard de Maximilien, un retrait progressif du corps expéditionnaire français affaibli par la fatigue, la fièvre jaune et les désertions.
Ce mouvement fut accéléré par l’aggravation des tensions en Europe, provoquée par l’affrontement entre la Prusse et l’Autriche. Les dernières troupes françaises quittèrent le Mexique en mars 1867.
L’armée impériale mexicaine, pourtant forte de près de 30 000 hommes ne put alors empêcher la victoire des troupes juaristes en quelques semaines. L’empereur Maximilien refusa d’abdiquer et se réfugia à Querétaro. Trahi par ses propres hommes, il fut capturé le 14 mai 1867 et exécuté le 19 juin. Juarez retrouva un poste de président qu’il garda jusqu’à sa mort en 1872.
L’échec de l’expédition du Mexique altéra gravement le prestige du second Empire. Cependant, Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris. En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :
Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée,
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats français
Le 30 avril 1863.
A leur mémoire la Patrie éleva ce monument.

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.
Des combats comme celui de Camerone, la Légion étrangère en livra des centaines. Celui-là prit une valeur dramatique en raison de la disproportion des forces et de la fin tragique des défenseurs qui choisirent de respecter jusqu’au bout le serment fait à leur chef de ne jamais se rendre et de résister jusqu’à la mort.

                                                                 José CASTANO 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 11:11

 texte de M. Joseph Castano.lien vers son site:  link

 


1 Mars 1962… Mers El-Kébir

L’assassinat de la famille Ortéga 

« Aucune cause ne justifie la mort de l’innocent. Si je peux comprendre le combattant d’une libération, je n’ai que dégoût devant le tueur d’enfants » (Albert CAMUS)

Le printemps était revenu, avec ses éveils de sève, les gouttelettes vertes et les blanches éclosions des fleurs au bout des branches. C’était le retour des papillons, des oiseaux, de la vie. Tout reverdissait comme par enchantement ; les mimosas, fleuris à profusion, ressemblaient à d’énormes bouquets dans lesquels les colibris chantaient de leur toute petite voix douce, pareille à la voix des hirondelles qui jaseraient en sourdine. Et la nature s’était tant hâtée d’enfanter tout cela, qu’en huit jours elle avait tout donné…

Pourquoi tant de hâte ? Savait-elle alors que c’était là son dernier printemps ?… Voulait-elle offrir une ultime vision de Paradis à ceux pour qui le glas allait sonner ?

Le 1er mars 1962, tombait un jeudi. Il faisait le temps même de la vie, le temps qu’on imagine pour le Paradis. Un air doux et léger, un ciel aux profondeurs bleues à qui le soleil réservait sa plus fastueuse débauche de lumière, une senteur subtile de jardin laissait supposer une journée radieuse…

Il était environ 11h, un groupe de Musulmans fit irruption dans la conciergerie du stade de La Marsa, à Mers El-Kébir, tout près de la base militaire. Dans une véritable crise de folie meurtrière collective, ces hommes s’emparèrent de la gardienne, une européenne de trente ans, Mme Josette Ortéga et, sans la moindre raison, à coups de hache, la massacrèrent. Couverte de plaies affreuses, dans un ultime effort, elle tenta de s’interposer entre les bourreaux déchaînés et son petit garçon, mais en vain. Les tortionnaires déments frappèrent encore sous les yeux horrifiés du petit André, quatre ans, puis quand il ne resta plus qu’une loque sanguinolente, ils se saisirent de l’enfant et lui broyèrent le crâne contre le mur.

Alors que, leur forfait accompli, ils s’apprêtaient à partir, ils aperçurent la fillette, Sylvette, cinq ans, qui venait du jardin, les bras chargés de fleurs. Aussitôt l’un des hommes se jeta sur elle, la roua de coups puis, la saisissant par les pieds, lui fracassa la tête contre la muraille.

Quand M. Jean Ortéga, employé à la direction des constructions navales, franchit la grille du stade, le silence qui régnait le fit frissonner. D’ordinaire, ses enfants accouraient, les bras tendus dans un geste d’amour. Une angoisse indéfinissable le submergea. Il approcha lentement, regarda autour de lui… puis, là, dans la cour, un petit corps désarticulé tenant encore dans ses mains crispées des géraniums, la tête réduite en bouillie, une large flaque de sang noirâtre tout autour.

L’univers qui tourne comme une toupie : rouge, noir, blanc ; parler… crier… non… rien : l’effondrement enfin, salutaire, libérateur, mort et vie à la fois : le hurlement. Il se précipita, se figea devant le corps de son enfant, les yeux fixes, la bouche ouverte, semblant avoir été atteint par une soudaine paralysie. Puis son regard se porta à l’entrée de la maison… une mare de sang, un corps gisant, disloqué, mutilé par d’horribles blessures et près de lui, une petite forme qui n’avait plus de visage humain. Ce fut l’écroulement, la folie, la fin du monde…

… Ce sont là des mots qui pleurent et des larmes qui parlent…

Comme on pouvait s’y attendre, la funeste nouvelle se répandit comme un éclair. Le nom des victimes courut sur toutes les bouches ; les commentaires, les controverses violentes, les supplications lamentables, les récits décousus, les vociférations se fondèrent en une rumeur profonde d’ouragan prêt à se déchaîner.

Les Kébiriens étaient anéantis. La famille Ortéga était connue et aimée de tous. Les supporters du club de football « La Marsa » la côtoyait chaque dimanche. Après le choc, ce fut la révolte… Comment demeurer impassible après une telle monstruosité ? Comment prêcher la modération à un père qui découvre pareille horreur ? Quelles paroles de consolation pourrait-on lui apporter ? La lutte pour l’indépendance de son pays justifie-t-elle de semblables abominations ?

Et la rumeur s’amplifia… et le tonnerre gronda…

- Ils sont morts ? Comment sont-ils morts ? Qui a fait cela…

Il y avait dans ces questions un frémissement de colères, un foisonnement de fureurs, une tempête encore contenue de vengeances. L’amour patiemment cultivé depuis des générations s’était subitement transformé en une haine qui bouillonnait dans toutes les âmes.

Les opinions s’échauffaient, s’exaspéraient, s’entrechoquaient et l’esprit de vengeance se réveilla en cette population assommée et exacerbée par tant d’années de terrorisme sordide. Sous les rougeurs tragiques du crépuscule, la cohue houleuse prit l’apparence d’une horde de sauvages mutinés. L’unique pensée qui talonnait tous ces gens, la pensée soudaine qui avait traversé tous les esprits comme un éclair, c’était d’empoigner le premier arabe venu pour frapper.

Sur la grande clarté fauve du soleil déclinant, une sorte de fatalité pesait sur toutes les consciences… et le tragique enchaînement de la violence se perpétua aux confins de la folie.

Si l’on ne pouvait excuser tout à fait ce talion, on pouvait, tout au moins, essayer de le comprendre. Voilà sept années que l’on massacrait en Algérie, que l’on mutilait, que l’on violait et que l’on pillait. Aujourd’hui, les Européens répliquaient et versaient dans le désespoir. Voilà les causes des « ratonnades » et de la vengeance ! Voilà la raison de la création de l’OAS !

Si la France avait été vraiment à la hauteur de sa justice, elle n’aurait pas permis qu’un condamné à mort comme M. Chadli, avec cent-treize attentats sur la conscience, soit jugé le mardi et « évadé » le vendredi… Comment dans ce cas ne pas faire justice soit-même ?

Comme de coutume, la presse métropolitaine –hormis le journal « L’Aurore »- se garda bien d’évoquer dans le détail l’assassinat de la famille Ortéga. A l’inverse, elle se déchaîna contre cette « nouvelle ratonnade » en indiquant que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! »

Ainsi ces vertueux journalistes au « coeur sur la main » oubliaient la terreur qu’imposait quotidiennement le FLN ; ils ne se souvenaient plus des charniers de Melouza et d’El-Halia, des soldats français torturés et dépecés encore vivants dans les gorges de Palestro, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche ; ils ne prêtaient aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les écoles, les cafés, les arrêts d’autobus et qui déchiquetaient les jeunes enfants ; ils feignaient d’ignorer les enlèvements, les égorgements et les viols qui se multipliaient, mais ils stigmatisaient le « drame des ratonnades » qu’un journaliste, Yves Lavoquer, avait, sans gêne aucune, comparé aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis ». « Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd la société, c’est de le tuer comme coupable » écrivait Chateaubriand.

Ces atrocités ne révoltaient donc pas les consciences contre les criminels… mais contre les victimes. Ces milliers d’innocents versés dans la mort servaient à apitoyer le monde sur le sort des bourreaux. Le réflexe n’était pas l’indignation devant la sauvagerie du crime… mais la compassion envers les assassins à qui l’on trouvait toujours une excuse à « leur acte désespéré ». Et si les survivants excédés ou terrorisés prenaient les armes pour sauver leur vie, dans un geste de défense aussi vieux que les âges, ils soulevaient contre eux l’unanimité des censeurs.

Un poète persan a écrit : « Si la douleur, comme le feu, produisait de la fumée, le monde entier en serait obscurci ».

Il y avait tellement de fumée en Algérie, en ce terrible mois de mars 1962, qu’on ne voyait plus clair et qu’on étouffait…

 

José CASTANO

(e-mail : joseph.castano0508@orange.fr)

 

« Prends garde de ne point oublier ce que tes yeux ont vu et tu les enseigneras à tes enfants et petits enfants » (ancien testament, deutéronome 4,9)

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 07:40

Pacha75005 (pseudo), à mis en ligne sur YouTube une vidéo sur laquelle les anciens retrouverons le souvenir des tours de départ (Brigitte) et d'arrivée de Pau ainsi que le souvenir de leurs premiers sauts.

 

Et merci à celui qui a mis cette vidéo souvenir en ligne,nous sommes nombreux à être passés par ces portes.

 

                                                      

                                      un clic sur le lien ci dessous pour accès à la vidéo.

 

link

 

 

à l'époque deux Brigittes

 

la Brigitte métallique 

 

carte tour de départ

 

l'autre Brigitte

brigittebardot008.jpg

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 07:56


Le parti communiste français appelé-section française de l'international socialiste est créé en 1920 au congrès de Tour.Il est créé à partir d'une majorité de membres de la section française de l'international ouvrière née en 1905.En janvier 1923 Albert Treint,secrétaire du parti a dit"si les soldats rouges venaient sur les bords du Rhin,c'est nous mêmes,camarades,qui irions leur ouvrir les portes de nos villes et les saluer au nom de tous les prolétaires de France"Le parti,jusque l'effondrement de l'URSS a entretenu des liens étroits avec ce qui était à ses yeux,la patrie du socialisme.(déjà vu dans Indochine 1940-1955)


La raison qui ont décidé le PCF à s'opposer à la guerre d'Indochine,en raison de son anticolonialisme affiché est la communion de pensée entre communistes vietnamiens et français.Les hauts responsables du PCF connaissaient Ho Chi Minh,ils avaient ensemble appartenu à la même internationale.

Nguyen-Ai-Quoc,futur Hô Chi Minh était présent à ce congrès de Tour en 1920,ou du parti socialiste français,section française de l'internationale ouvrière se démarque le parti communiste français.
En 1927 le premier parti nationaliste vietnamien non communiste est officielement créé.Il organise des mutineries(1930) et n'a comme resultat que l'échec.

La même année,1930,le parti communiste vietnamien est né avec à sa tête Nguyen Ai Quoc.

Ce parti,totalement différent de l'autre fait partie de ceux guidés par le Kominern,dont l'objectif obeit aux consignes de Lenine,qui,au travers du congrès de Bakou en 1920, a lancé un appel au soulèvement général des peuples opprimés.Staline,ensuite,suit le même chemin.

En vérité,les ténors du Komintern après le 2éme congrès,sont déçus par l'effondrement de leurs espoirs de Révolution en Occident,,n'ayant pas le succès escompté dans les pays d'Europe, ils decident de s'attaquer à ces pays qu'il nommaient impérialistes,aux travers de leurs colonies,avec le but de les affaiblir.



Que s'est il passé d'autre.
-Au congrès de Bakou(1920)Lénine impressionne par ses thèses les ténors du Komintern,sur les questions nationales et coloniales particulièrement.Zinoviev,qui préside le congrès,appelle à la révolution  en Orient,il soulève l'enthousiasme en appelant les délégués au "Djihad"contre l'Impérialisme,les déclaration de Enver Pacha(Turc)remplies de formules anti-impérialistes sont acclamées,et au final,la conjonction des éléments bolchéviks et Turcs sonnera l'hallali de "l'Arménie maudite des bourreaux daschnaks.

-Sur le front de Sourmala les Arméniens résistent aux troupes de Kazim Karabékir,ailleur,sur le front de Kars(octobre),c'est la débandade,3000 soldats et officiers faits prisonniers,la population qui n'a pas pu fuir subit viols et assassinats.La résistance arménienne est vite brisée,les Kémalistes entrent en novembre à Alexandropole ou,deux jours avant,un Comité révolutionnaire bolchevique venait de se créer..............
 

 

-Le 20 juillet 1921 l'armée espagnole subit un désastre au Maroc,3500 soldats tués,5000 prisonniers,un véritable arsenal récupéré,avec artillerie lourde,c'est la guerre du RIF.Abdelkrim repousse les Espagnols sur les côtes,en 1922 il proclame la république du RIF,il est félicité par le PCF pour ses succès,titré dans l'Humanité du 11/9/1924.
C'est la guerre contre les Français,en plus des armes prises aux Espagnols les Rifains disposent de plus de 15000 Mausers de contrebande en provenance de Hambourg,ceci depuis juin 1924.........

 -1930-fondation du parti communiste vietnamien.
-1940-occupation japonaise du Vietnam.
-1941-fondation du vietminh. etc.....

 


 

Vous pouvez prendre connaissance sur le lien suivant des crimes de masse commis sous Staline en URSS.   link

 

Les crimes de masse sous
Staline (1930-1953)

Les déportations massives de paysans dans le cadre de la « liquidation des
koulaks en tant que classe » (1930-1932)

1933-1935 : Déportations des « éléments socialement nuisibles » et des «gens du passé » d'un certain nombre de villes soviétiques

1935-1937 : Déportations de minorités ethniques dans le cadre du «nettoyage » des zones frontalières de l'URSS
Août 1937-novembre 1938 : Arrestations et exécutions de masse de la «Grande Terreur »
Déportations de populations et exécutions de masse dans les territoires annexés par l'URSS à la suite du Pacte germano-soviétique du 23 août 1939

Les déportations ethniques totales de « peuples punis » durant la « Grande guerre patriotique

Les déportations de masse dans le cadre de la resoviétisation des pays baltes, de l'Ukraine occidentale et de la Moldavie (1947-1949)

Déportations de minorités nationales dans le cadre des opérations de « nettoyage » et de « sécurisation » des frontières de l'URSS

 

Les purges de Staline,les goulags.

 

Le goulag était un système de camp de travail ,une monstrueuse usine de la mort,environ 40.000.000 de personnes moururent dans ces camps de travail.

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 11:43

ROGER HOLEINDRE

Président du Cercle National des Combattants

LETTRE OUVERTE Á M. JAMEL DEBBOUZE

ET Á SES AMIS ACTEURS ET CINÉASTES !


Messieurs… Vous avez presque tous la double nationalité. En grande majorité néanmoins, vous êtes nés en France… Vous avez acquis des métiers prestigieux, en France, et pour certains d’entre vous, vous avez fait fortune… en France.
Alors, une question lancinante m’obsède jour et nuit : Vous êtes bien ici de votre plein gré ? Personne ne vous a obligé à venir chez nous ? et personne ne vous empêche de repartir ? Si vos parents ont cru bon de quitter leur pays d’origine pour s’installer sur le territoire français, c’est bien parce qu’ils savaient que leur vie, dès lors, et celle de leurs enfants, seraient meilleures ici qu’outre Méditerranée ?
Alors, dans vos films, pourquoi cette hargne, cette volonté constante de vouloir “touiller” le pus des plaies de notre Histoire, en faisant toujours porter le principal des fautes par la France ?

Dans le film « Indigènes », tout n’était pas mauvais, mais l’esprit était faux. Vous avanciez comme argument “massue” le fait que la retraite de ces soldats était ridicule. C’est vrai : Mais elle l’est pour tous les soldats, car il y a la retraite du combattant … et la retraite pour 15 ans de service minimum . Elles n’ont rien à voir l’une avec l’autre. A titre d’exemple : Moi, j’ai été résistant, j’ai fait 3 séjours de guerre en Indochine, plus l’Algérie. Je suis médaillé militaire, j’ai plusieurs citations ; j’ai été 2 fois blessé au combat, et je touche 212,19 € de pension tous les 6 mois, soit environ 35 € par mois , et je n’ai même pas la Légion d’Honneur ! 

Les troupes Nord africaines n’ont jamais été « la chair à canons » comme vous voulez toujours le laisser entendre. Vous oubliez sciemment les 170 000 pieds-noirs qui, avec les indigènes, presque tous volontaires, composaient l’Armée d’Afrique. Les unités d’élite “ blanches ” ont payé plus que le prix du sang et de l’honneur. 

Vous n’êtes pas sans savoir que, le 7 février 2010, le Parlement algérien a déclaré qu’il allait faire adopter une proposition de loi, “criminalisant ” les 130 années de présence française en Algérie. Le sieur Bouteflika compte pour cela demander des milliards d’euros de dédommagement à la France , avec en plus… des excuses…de la repentance…le reniement de tout ce qui fut notre passé.

En voilà assez ! Il vous faut donc savoir quelle est votre position quand la France est ainsi attaquée, bafouée. Il vous faut, que vous le vouliez où non, choisir votre camp ! Vous ne pouvez pas… être ici… et là-bas, tout du moins en paroles ! Le dernier film de M. Rachid Bouchareb, « Hors La Loi » commence, lui, par des erreurs flagrantes, des oublis, des affirmations qui sont des contrevérités historiques. Ce monsieur sait ce qu’il fait, ce qu’il dit. Ne déclarait-il pas le 21 juin 2009 au journal El-Watan à Alger… vouloir « rétablir la vérité historique » et ainsi… « déballer tout » à travers ce long métrage de 2h30, dont 25 minutes seraient consacrées aux évènements du 8 mai à Sétif et Kerrata (Oui 25 minutes !). A Sétif, tout a commencé par des mini échauffourées, des défilés revendicatifs, et ce dès le 1 er mai 1945. Tout avait été programmé par le congrès des « Amis du manifeste algérien », car le FLN n’existait pas alors.
De marche pacifique en marche… de la dignité , tout a basculé dans le drame avec les tueries et les atrocités, le 8 mai 1945, et cela au nom du Djihad, aux cris de « Á bas la France », « Vive l’indépendance ».

Le commissaire de police Oliviéri , débordé, jeté au sol par les émeutiers, a tiré en l’air pour se dégager. En l’air ! Pas dans le tas ! Ce qui transpirait alors c’était la haine du roumi mise au goût du jour par la radio du Caire depuis des semaines. Cela donna des scènes de violences inouïes, de mutilations effroyables, n’épargnant ni les femmes, ni les enfants en ce jour de fête de la Victoire , au milieu des hurlements hystériques et des “youyous” des femmes C’était la folie ! Jusque dans les maisons envahies… les Européens furent éventrés, émasculés, les femmes et les fillettes violées ! Les bébés découpés en morceaux à la hache !Dans la foulée, aux 400 Européens dont 300 femmes et enfants massacrés, s’ajoutaient déjà 800 musulmans, connus pour leur amour de la France , dont de nombreux anciens combattants forcés d’avaler leurs médailles ! Oui, la réaction des civils fut anarchique et sanglante, mais n’était-ce pas ce que voulaient les instigateurs de la révolte ? Car ils étaient seuls !

Á cette époque, l’Algérie était presque totalement dépourvue de troupes. Dans les jours qui suivirent ce furent en partie des unités musulmanes en formation qui rétablirent l’ordre, alors qu’ailleurs, souvent, des ouvriers arabes sauvaient leurs patrons. Quand l’armée intervint en plus grand nombre, 10 000 armes furent récupérées ! 

Voilà messieurs, les vérités que votre film escamote ! Si vous désirez la liste, les massacres que par la suite le FLN perpétua, bien souvent sur des musulmans qui refusaient de renier la France , je me tiens à votre disposition pour ce faire. En voici déjà quelques exemples… El Halia … hommes, femmes, enfants, débités à la hache, le 20 août 1955 , rien que des ouvriers, des mineurs, chrétiens et musulmans. Des bébés cloués sur les portes des granges avec des pioches . Le massacre de Palestro le 18 mai 1956 , où des appelés tombés dans une embuscade ont été non seulement tués, c’était la guerre, mais mutilés, les yeux crevés, le sexe tranché mis dans la bouche, le ventre ouvert. Le massacre de Melouza, le 28 mai 1957 , où toute la population musulmane de la Mechta-Kasba fut exécutée par le FLN, 300 cadavres et 150 blessés , du seul fait qu’ils appartenaient au MNA, mouvement politique concurrent, mais “nationaliste”.
Les noms de tous ces lieux où furent perpétrés des attentats horribles restent gravés dans les mémoires de tous les pieds-noirs, de tous les musulmans qui servirent la France , de tous les soldats qui firent leur devoir ! C’est-à-dire tous ceux que le dépravé ministre Frédéric Mitterrand , ose traiter, dans Le Parisien , de nervis d’extrême droite … une saloperie de plus ! Ajoutant que ce film n’est pas historique, mais une fiction ! Mes souvenirs, eux, ne sont pas une fiction ! J’entends encore comme une longue litanie, au milieu des corps déchiquetés baignant dans des mares de sang, des pieds, des jambes, des bras, des têtes, des tripes… étalées partout… éclaboussant les murs… les cris et les pleurs de gens du peuple, hébétés, hommes rudes en pleurs, gamines mignonnes dans leur robe de bal, devenant folles de douleur ! 

Rendons donc hommage à toutes ces victimes innocentes que vous et vos amis oubliez… du stade municipal d’Alger, du stade d’El-Biar, du casino de la Corniche , du Clos Salembier, d’Hussein-Dey, de la Redoute , de la Casbah et de tous ces quartiers d’Alger qui virent périr des centaines de martyrs.
Il aura fallu que la télévision française ose ( et elle a osé ) donner une tribune à toutes ces poseuses de bombes. Certaines vivent chez nous, en France, comme vous messieurs, mais aucune d’elles n’a fait preuve du moindre regret, du moindre remord, ne serait-ce que vis-à-vis du piètre résultat, du calamiteux résultat de l’INDÉPENDANCE ALGÉRIENNE . Qu’ont donc fait les dirigeants algériens de l’Algérie prospère… que De Gaulle leur a donnée… avec en plus, en prime, le Sahara, son gaz et son pétrole… qui n’ont jamais, jamais, été algériens. Le remerciement fut le massacre de 100 000 harkis… soldats français, et l’enlèvement de milliers d’Européens, dont certains seraient, aujourd’hui, toujours vivants.

M. Bouteflika ose comparer la présence française en Algérie à l’occupation allemande en France ! A ma connaissance, au départ des troupes du Reich, 5 millions de Français ne sont pas partis s’installer en Allemagne.
Pour mes amis et moi-même, la guerre d’Algérie est terminée, le peuple algérien est indépendant… les problèmes de l’Algérie sont ses problèmes.
Si nous refusons la repentance, nous refusons aussi qu’il soit dit et écrit que cette guerre, que notre armée a gagnée militairement, fut un combat sanglant entre l’armée française et la totalité de la population d’Algérie .
Cela est faux ! Comme le reste ! 

Messieurs, je ne vous salue pas, je vous plains.

 

 

Lien vers les livres de Roger Holeindre.  link
 
 
 
 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 13:57

le communisme mondial


Dès 1920 après l'échec des révolutions communistes en Europe centrale,le ''komintern'',l'international communiste,s'est tourné vers les empires coloniaux pour affaiblir les puissances impérialistes.Le congrès de Bakou(1er congrès des peuples de l'Orient)avait appelé les peuples colonisés à la révolte,le second congrès de la 3eme internationale imposait à tous les partis communistes de soutenir dans les faits les mouvements d'émancipation dans les colonies,d'exiger l'expulsion des colonies des ''impérialistes métropolitains.
Lénine aurait écrit alors,le chemin de la révolution de Moscou à Paris passera par Alger.Ce fut mis en application par la section française de l'international communiste(SFIC)après la création en septembre 1924 d'une'' section coloniale.''Cette section mena sa premiere campagne contre la guerre du Rif (avril 1925 mai 1926).
Directement rattaché au komintern,cette action anti- impérialiste fut abandonnée en 1935 par le komintern et le PCF en vertue du traité franco-soviétique et de la stratégie du front populaire anti-fasciste,reprise à la suite du pacte germano-soviétique d'aout 1939,abandonné après l'invasion allemande de juin 1941 dans l'intèret de l'alliance anti-nazie et de l'unité nationale de la France.
L'exclusion du PCF du gouvernement français(mai 1947)la rupture des négociations entre les anciens alliés,la nouvelle stratégie du komintern firent que le soutient aux mouvements de libération nationales comme arme susceptible d'affaiblir le camp impérialiste au profit du camp socialiste reprit.
La guerre d'Indochine s'est parfaitement inscrite dans cette stratégie,guerre d'indépendance et guerre révolutionnaire à la fois.
Les partis communistes algériens et français se sont rapprochés de l'UDMA qu'ils soutenaient d'ailleurs depuis juillet 1946 et aussi du parti qui réclamait l'indépendance totale le MTLD.Ils prirent des décisions communes comme par exemple empêcher la participation des soldats algériens à la guerre d'Indochine.
Si l'insurrection du 1er novembre fut mise sur le compte de la ligue arabe et de Nasser,de nombreux responsables politiques impliquèrent le communisme international ,le FLN reçut le soutien des états communistes d'Asie à la conférence de Banboug en avril 1955 puis des communistes d'Europe à la session de l'ONU en septembre de la même année.Les soviétiques vendent des armes à l'Egypte et interviennent lors de la crise de Suez;Le PCF prit des positions contre l'envoi du contingent et contre l'intervention de Suez.


Le parti communiste algérien.


Les mouvements nationalistes et communistes algériens ont la même origine,Messali Hadj qui fit adopter par ''l'étoile nord africaine''la revendication de l'indépendance de l'Algérie,il présenta celle ci au congrès de Bruxelle de la'' ligue anti impérialiste''en février 1927.A cause de son zèle il fut privé de son emploi de permanent au parti communiste français,ce fut peut être la raison pour laquelle il s'écarta de celui ci.Il fit de l'étoile une organisation indépendante que le PCF tenta en vain de récupérer.
Messali Hadj fonde le PPA (parti populaire algérien)en 1937,le MTLD en 1946,celui ci éclate en deux parties,le FLN d'une part,le MNA parti de Messali d'autres part,des frères ennemis.
Le parti comuniste Algérien est issu du parti comuniste français qui,en 1924 créa en Algerie une section qui ne comprenait que des militants européens,c'est en 1935 que cette section,étoffée se transforme en parti communiste algérien(PCA) qui continue de fonctionner sous l'aile du PCF.
Avant 1934 il n'y eu pas d'unité entre le PCA et les partis nationalistes.Aprés cette date,par l'intermédiaire de la CGT(xxx) le PCA  va créer des mouvements d'agitation qui mèneront à engager les dockers,par exemple à ne pas décharger le matériel de guerre.Il favorise aussi la propagande de la rébellion au travers d'organes de presse.
la CGT va perdre la majorité de ses adhérents au profit de l'UGTA(union générale des travailleurs algériens d'obédience FLN)
Le PCA prend position,dès 1952 pour l'indépendance de l'Algérie.Au début de la guerre d'Algérie il compte environ 3000 membres dont une grande partie d'européens.
Des dirigeants prennent contact avec le FLN et en 1955 ils décident de participer à la lutte armée en créant les CDL(combattants de la libération'' qu'ils forment dans les grandes villes ou ils effectuent des attentats individuels.Des initiatives comme celles de l'aspirant Maillot permettent de résoudre les problèmes d'armement,Maillot est rappelé sous les drapeaux en octobre 1955, plus tard il livre à la rébellion un camion d'armes et de munitions qui seront acheminées à Alger.Le stock,semble t'il était constitué de 84 révolvers,121 PM,58 fusils et munitions.Maillot est tué le 5/6/1956.
Sur un lien''mémoire et vérité des combattants d'Afrique'' la disposition d'un stock d'armement permet au PCA d'entrer en négociation avec le FLN dont les chefs n'acceptent qu'une aide matérielle et exigent la dissolution du PCA.Les maquis rouges sont alimentés en armes ainsi que le CDL d'Alger qui réalisera quelques attentats meurtriers dont un contre le général Massu,raté le 6/10/1956.le lien précise que certaines des armes livrées par Maillot ont servi à une embuscade réalisée le 28/2/1957 contre des appelés du 22emeRI qui a fait 22 morts et 14 bléssés.
Ce sont aussi des artificiers communistes,deux européens, qui ont préparé des bombes qui ont servi à réaliser des attentats à Alger.
Les maquis rouges disparaitrons ensuite sous la coupe du FLN


Les aides à la rébellion.


Des français se sont mis au service de la rébellion qui était pourtant combattue par leur gouvernement,
Des intellectuels français ont formé des sortes de comités d'action,ceux ci se sont exprimés dans la presse,ont pris des contacts avec les nationalistes algériens et,en 1957 un réseau bien français est créé pour organiser le transport de l'argent des collectes effectuées de grè ou de force auprés des travailleurs immigrés algériens;l'aide était aussi apportée en ce qui concerne l'acheminement de terroristes sur le territoire,hébergement,fourniture de faux papiers,transport d'armement,aide à la propagande FLN,incitation à l'insoumission,à la désertion, une tentative de fausse monnaie pour déstabiliser l'état français en Hollande ou en Belgique.



Il y avait en France à peu prés 300.000 immigrés algériens,le FLN y a installé une organisation polotico-militaire pour contrôler cette population ,confronté aux forces de police il a commencé à éliminer l'organisation adverse,le MNA de Messali Hadj,lutte qu i s'est soldée par la mort de 4.000 individus sans compter les bléssés.L'organisation politique FLN quadrillait toutes les agglomérations de France ou les populations maghrébines étaient importantes,de grè ou de force tous devaient se soumettre.
Pour sortir l'argent collecté via la Suisse vers les directions externes du FLN intervenaient les porteurs de valises,cols blancs ou autres.Dans l'autre sens,pistolets et mitraillettes entraient sur le territoire.....................................

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:52

Carte transmise par Eugène Legal UNP Thionville:

 

Le premier 14 juillet après l'armistice de 1918.Vue de la Place de la Concorde.

14-juillet--1919---Copie.jpg 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 07:43

                                                              Envoi de René Ribeaucourt:ancien GIBPOM

 

Les dix commandements du Poilu

                                                                                                    merci René

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:17

Transmis par Eugène Legal UNP Thionville.

 

MPLF-Pigeon.jpg

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:13

L'histoire nous appartient,elle est notre,recherchons toujours la vérité.

 

cet article fait suite à On reparle de la manifestation du 17 octobre 1961. ,il est édité avec l'accord de son auteur Monsieur Manuel Gomez (ancien journaliste à « L’Aurore » et au « Figaro »)

 

LA FRANCE DES MENTEURS

Il existe une race d’historiens en France dont l’unique objectif est de mentir. Ils se complaisent dans l’exagération jusqu’à l’outrance des faits qu’ils relatent et qui, hélas, servent de référence par la suite auprès de tous les médias et cela pour la bonne et simple raison qu’ils sont les seuls à être invités sur les plateaux de télévision où leur parole devient évangile. Je veux parler de messieurs Benjamin Stora, Gilles Manceron, Jean-Luc Einaudi, Olivier Todd et j’en passe et des meilleurs. Quand il s’agit de l’Algérie les 130 années de colonisation française n’ont été qu’un génocide (Il y avait 750.000 Arabes en 1830… 10 millions en 1962) ; le 8 mai 1945 aurait laissé –d’après ces froids penseurs- sur le terrain 45.000 morts (officiellement environ 7000 et c’est déjà trop) ; la guerre d’Algérie entre 1954 et 1962 aurait fait 1.500.000 morts arabes… Les chiffres officielles font état de 270.000 environ.

Et le 17 octobre 1961 ? Ecoutez-les raconter le 17 octobre 1961 !... 

Ce fut un « massacre », une hécatombe de corps, 300 Algériens assassinés et 2300 blessés ! Vraiment les forces de l’ordre parisiennes ont fait fort, les mains des gardiens de la paix, des CRS, des gendarmes mobiles et des forces auxiliaires de Harkis devaient être couvertes de sang !... 

Il est de notre devoir, à nous petits journalistes, petits écrivains, petits conférenciers, qui ne sont écoutés par personne, de rétablir la vérité quand elle est évidente et incontestable. 

Le colonel Raymond Montaner, commandant de la Force Auxiliaire des Harkis de Paris, dont le rôle principal était la protection des Algériens de la région parisienne contre les exactions du FLN, a enquêté en compagnie de ses deux adjoints le capitaine de Roujoux et le lieutenant Champsavin. Voici le résultat absolument vérifiable de ses conclusions : 

- Il n’y eut cette nuit du 17 octobre aucune intervention des pompiers parisiens, ni de police secours, ni de la croix rouge, ni d’aucun service d’ambulance anormal. 

- Aucun service d’urgence des hôpitaux de Paris et de la banlieue n’a reçu un afflux anormal de blessés. 2300 blessés en une seule nuit cela laisse pourtant des traces, non ? Toutes les urgences et même les cliniques privées auraient dû être totalement débordées. Où sont donc passés ces 2300 blessés ? Disparus comme par magie ! Il paraîtrait qu’ils auraient été jetés dans la Seine en même temps que les 300 morts ! L’enquête auprès des barrages en aval de Paris n’a révélé aucune découverte de noyés. Pourtant plus de 2500 corps ne se dissolvent pas dans l’eau de la Seine. Les berges sur des kilomètres auraient dû être parsemées de cadavres mais aucun riverain n’en a signalé ! 

La réalité est tout autre. En vérité il n’y eut au cours de cette nuit du 17 octobre que 7 morts, dont 2 seulement sont imputés aux forces de l’ordre, Achour Belkacem et Amar Malek, tous deux agents du FLN. Les 5 autres morts sont 4 Algériens et un Français, Guy Chevalier. 

Voilà le bilan exact de ce « massacre » du 17 octobre 1961.

En revanche voici un autre bilan qu’il ne faut pas laisser sous silence mais dont on ne parle jamais : Entre janvier 1955 et juillet 1962, les groupes armés du FLN ont assassiné, en France, plus de 6.000 Algériens, tués par balles, strangulation, égorgement. Egalement 9.000 cas de mutilations (ablation du nez, des oreilles, des lèvres) soit une moyenne de 5 tués ou blessés par jour, pendant 7 ans !

Au cours de ces 7 années il y eut en métropole, 120 gardiens de la paix et 150 civils français assassinés.

Il faut que cela se sache : Il y avait la guerre en Algérie mais il y avait également la guerre en France métropolitaine.

Malheureusement la très grande majorité du peuple français qui n’a pas vécu ces évènements ignore la vérité qui est souvent déformée et parfois même occultée.

Quand donnera-t-on enfin la parole à ceux qui peuvent apporter la contradiction à ces menteurs qui salissent l’histoire de la France ?

Manuel Gomez (ancien journaliste à « L’Aurore » et au « Figaro »)


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