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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 07:55

ASAF

Lettre de l'ASAF 10/10

 « Ne pas subir »

 (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Lien vers le site de l'ASAF      :link


Armées : l'urgence d'un effort national

Comme chaque année, le chef d'état-major des armées et les trois chefs d'état-major des armées de terre, mer et air ont été auditionnés par les députés de la commission de la défense nationale.

 Ces chefs, dont les hommes mènent plusieurs opérations de guerre, présentaient aux élus de la nation l'état des armées, les difficultés qu'elles rencontrent, les engagements militaires en cours, et répondaient à leurs questions.

 L'affaiblissement des armées

 Malgré les termes convenus habituels dans ce genre d'exercice, les chefs d'état-major ont tous fait part des graves problèmes auxquels ils sont confrontés.

 En effet, comment taire la disparition progressive de capacités opérationnelles essentielles  telles que le transport aérien tactique dont les avions ont près d'un demi-siècle et les hélicoptères lourds sont à bout de potentiel ?

Comment dissimuler le faible taux de disponibilité de matériels majeurs qui oscille, en métropole, entre 50 et 60%, taux anormalement bas en raison de leur extrême vétusté  et de l'insuffisance des ressources financières affectées à leur maintien en condition ?

 Comment  masquer que  les coupes budgétaires remettent en question l'effort  annoncé dans le livre blanc et planifié il y a moins de 2 ans afin de remettre à niveau l'équipement de l'armée  de terre ?

 Comment occulter qu'après l'envoi de 3 avions de patrouille maritime dans le Sahel suite à  la prise en otage de plusieurs Français, il ne reste guère plus de 3 appareils de ce type  disponibles pour assurer les missions de surveillance maritime qui sont leur première raison d'être ?

 Par ailleurs, ces députés, experts des questions de défense, ont pu mesurer la dégradation très importante du niveau d'instruction et de formation des forces à l'exception de celles affectées à la dissuasion nucléaire et aux unités engagées en Afghanistan.

 Mais pour 95% des armées, c'est aujourd'hui la pénurie : diminution du nombre d'heures de vol pour les pilotes, réduction du nombre de jours à la mer ou sur le terrain, disparition quasi complète de l'entraînement des hélicoptères d'attaque et de transport avec les troupes au sol ; les exemples ne manquent malheureusement pas.

 C'est en fait à une paupérisation généralisée des armées qu'on assiste ; elle se traduit  au quotidien par une dégradation accélérée des casernements et par une diminution drastique des moyens d'instruction dans les unités.

 Dans ces conditions, faut-il s'étonner que les jeunes engagés, privés des moyens d'exercer correctement leur métier de soldat, de marin ou d'aviateur, soient moins nombreux à renouveler leur contrat initial? Cette situation est d‘autant plus préjudiciable qu'elle entraîne une rotation accélérée des personnels et un moindre niveau opérationnel des unités, tout en obligeant à un effort considérable de recrutement et de reconversion.

 Le constat des chefs d'état-major, d'apparence mesuré, est pourtant sans appel pour qui connaît un tant soit peu les réalités du terrain.

 Par ailleurs, la réorganisation considérable  en cours, avec une diminution de 54 000 personnels d'ici à 2015, risque de ne pas générer les économies escomptées.

 De plus, elle affaiblit la cohésion des formations militaires et  déstabilise les armées en séparant la fonction opérationnelle de la fonction soutien.

 Bref, les réductions budgétaires envisagées pour 2011-2013, risquent de fragiliser davantage les armées.

 

 L'urgence d'un effort national

 Lors de son audition, le chef d'état-major des armées a rappelé les paroles du Président de la République, chef des armées : « la Défense est le fer de lance de notre diplomatie, de notre sécurité et de notre rang ».

 Les moyens dont dispose aujourd'hui la Défense ne sont plus en cohérence avec les exigences d'une telle réalité.

Alors pourquoi poursuivre systématiquement la réduction du budget consacré à la défense de notre pays et l'affaiblissement inévitable de nos forces armées alors que les menaces imprévisibles, multiples, sournoises, deviennent chaque jour plus palpables ?

 « Les dividendes de la paix », formule médiatico-démagogique chère aux politiciens plus qu'aux hommes d'Etat, ont privé les armées des moyens qui leur auraient permis de placer notre pays en position de leader.

Si la France veut conserver son rang tant en Europe que dans le monde, elle doit non seulement assainir ses finances publiques - ce sera par un effort de tous les Français -  mais il lui faut aussi cesser de croire qu'elle peut le faire en affaiblissant sa défense.

 Après avoir parlé avec des soldats français actuellement soignés à l'hôpital militaire PERCY, le Premier Ministre a confessé que « ...ces dix blessés m'ont donné un formidable message d'espoir et une très grande leçon de courage... ».

 Il n'y a guère de plus bel éloge adressé à des soldats. Mais encore faut-il qu'après les mots, il y ait les actes.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 09:35

 

Transmis par Philippe Weber et Alexis Gervez.

Aux Anciens Combattants des OPEX

Hubert Falco, secrétaire d'État à la Défense, a accordé une interview à Jean Guisnel - Le Point.fr.


 Question : La France va reconnaître prochainement la qualité d'anciens combattants à tous les soldats ayant servi en opérations extérieures (Opex). Pourquoi cette mesure ?

 Hubert Falco : Elle était réclamée depuis vingt ans ! Jusqu'à présent, les critères permettant d'obtenir la qualification de combattant exigeaient que le soldat concerné ait été directement confronté à un ennemi, les armes à la main. C'était sûrement valable pour celle que nous appelons la "première génération du feu" qui a combattu durant la Première Guerre mondiale, pour la seconde qui a connu la Deuxième Guerre mondiale et pour la troisième qui a vécu lesconflits indochinois et algérien. Aujourd'hui, on est entré dans une nouvelle définition de la génération du feu : nos soldats sont des soldats de la paix. Ils combattent, mais sur les territoires sur lesquels ils sont engagés, ils ont aussi à conduire des missions de surveillance ou de maintien de la paix. Nous avons aujourd'hui 10.000 militaires en Opex. Ils ne se battent pas en permanence contre l'ennemi. En Afghanistan, au Liban ou ailleurs, ils maintiennent la vigilance, ils luttent contre le terrorisme. À terre ou en mer, ces soldats sont des combattants au même titre que ceux des guerres mondiales.


 Qu'est-ce qui a motivé votre décision ?

 Nous devions réparer des injustices. Par exemple, tous nos militaires ayant participé à la guerre du Golfe lors de l'opération Daguet (1990-1991) n'étaient pas reconnus comme des combattants. Dorénavant, ils pourront tous bénéficier de la carte du combattant, à la condition qu'ils en fassent la demande. Ils recevront donc la retraite du combattant à partir de 65 ans. Ce n'est pas une somme extraordinaire puisqu'il s'agit de 589,95 euros par an. Mais elle n'est pas symbolique, et 50 euros par mois, ce n'est pas rien. Avec la carte de combattant, ils peuvent bénéficier des maisons de retraite et de toute l'action sociale de l'Onac (Office national des anciens combattants). Mais ils attendaient surtout la reconnaissance de leur statut, et c'est bien normal. Ces hommes et femmes valeureux se sont battus pour le drapeau, se sont engagés pour des valeurs. Ils sont susceptibles de mourir pour elles, il est juste de les reconnaître pour ce qu'ils sont : des anciens combattants. Ils sont 75.000 dans cette situation, et disposeront de la carte d'ancien combattant s'ils ont participé à une Opex pendant quatre-vingt-dix jours.


 Quel est le calendrier de mise en place ?

 Le décret est déjà passé par le Conseil d'État. Le ministre de la Défense Hervé Morin et moi-même l'avons paraphé et il se trouve aujourd'hui à la signature du ministre du Budget François Baroin. Je dois souligner qu'il m'a vivement soutenu et que la publication au Journal Officiel interviendra dans les jours qui viennent. Les services historiques de la Défense seront ensuite garants de l'objectivité des attributions.

 


 Source : Défense Ouverte

 NDLR: La grande nouvelle tant attendue arrive. Nous ne nous sommes donc pas battus en vain aux côtés d'autres grandes associations pour obtenir un tel résultat, et nous ne pouvons que nous en féliciter. C'est une reconnaissance bien méritée pour nos camarades combattants des OPEX.C'est aussi, pour ceux d'entre eux qui ont été volontaires, une étape indispensable qui vient d'être franchie. En leur nom à tous, la FNCV exprime augouvernement toute sa gratitude pour ce geste fort, qui l'honore. Notre combat continue...

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:09

Le bulletin du Collège Stanislas publiait en 1976 la copie d'un de ses élèves de 3ème, classé lauréat national dans un concours écrit sur le thème de la « Patrie ». Le sujet exact était : « Que signifie pour vous le mot Patrie ? » Voici sa copie :
 
 "Étranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie ». Si tu as une mère et si tu l'honores, c'est avec ton coeur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c'est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c'est cet héritage intellectuel qu'ils m'ont laissé pour le transmettre à mon tour.

 Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d'Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur la route, près d'Avallon, l'élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l'épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N'oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Génissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté.

 Mais si la France, ma patrie, n'était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l'excellence de son goût te sont déjà connues. Des idées venues de France ont influencé l'humanité toute entière. Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France.
 
 Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave et fidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m'avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres ! De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices !
 
 Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu'ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d'une foi vivante. Ma patrie, bonne et pieuse, a vu naître de grands saints. Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, la charité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d'Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande Sainte Jeanne d'Arc à la petite Thérèse, de l'épopée de l'une à la vie si simple de l'autre, je retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d'entre elles, s'est montrée la Vierge Marie. A travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pour la France !

 Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j'aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu'elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j'ai au cœur soit aveugle. Mais devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère Patrie. Car tu sais bien qu'un fils ne gagne rien à critiquer sa mère. C'est en grandissant lui-même qu'il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus saine, que je devienne moi-même meilleur et plus sain.
 
 La France, ma patrie a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l'aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m'appauvrir de ce don, je m'enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras. Mais ne l'abîme pas, ami étranger, la France, ma douce patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre."

 

 

               Mais,comme sa langue,la Patrie ne risque t'elle pas de disparaitre.

 

 Dans le sud, à Montpellier, on a demandé aux enseignants d'apprendre l'arabe pour se faire comprendre des élèves en retard !! Pour développer les langues et les cultures régionales en Languedoc-Roussillon la commission permanente a réparti une enveloppe de 97.200 EUROS.C'est sur le journal gratuit " Vivre en Languedoc  Roussillon ", à la page 20,le titre de la page : « C'est voté ! "
 Donc, on ne peut plus rien dire et voilà où passe l'argent du contribuable, au lieu par exemple, d'aider les habitants de l'Aude, où il n'y a plus d'entreprises.  Qui s'est soucié de savoir si les bretons, les auvergnats, les provençaux, etc... se sont remis de l'interdiction, à une certaine époque, de parler leur langue !!!
 Dans ces conditions-là, il faudrait prévoir aussi l'apprentissage du Polonais, du Roumain, du Turc, du Malien et autres langues Africaines, du chinois, etc...
 Le PS souhaite l'enseignement de l'arabe dès le collège ... > > > > Le Parti Socialiste du Nord a organisé un point presse pour rappeler que la langue arabe est devenue  incontournable et qu’il faut pouvoir la proposer comme première langue vivante dès le collège.........

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 08:10

texte transmis par Philippe Weber.

 

ASAF

 

lien vers site ASAF     :link

 

                                        Supplique au Chef des Armées
 

                                                Monsieur le Président
 
 Les militaires français, officiers, sous-officiers et militaires du rang font corps avec l’histoire de la Nation, avec celle de ses grandes victoires, de ses drames, de ses massacres, de leurs sacrifices et de leurs gloires. Le sol national porte encore les traces de leur sang versé, prix exorbitant de son unité.
 
 Leur mémoire est enveloppée dans le linceul des millions de morts tombés au cours des grandes guerres et veille douloureusement sur toutes les places de village de France. Si quelques uns des meilleurs d’entre eux se révoltèrent, dans ce qui fut l'’un des plus tragiques épisodes de leur histoire récente, c’est parce que la raison d'’Etat leur demandait de trahir ceux qu'’elle leur avait d’abord demandé de protéger, au péril de leur vie.
 
 Monsieur le Président, je connais bien ces hommes.
 
 Ce sont ceux que la République engage partout, hors de nos frontières : en Afrique, en Yougoslavie, au Kosovo, en Afghanistan et au Liban. Toujours sur la brèche, d’une disponibilité totale, ils vivent entre deux cantines et ne voient que très peu leur famille ; sur le terrain, en opérations, ils connaissent le stress, la peur, la fatigue des nuits sans sommeil, et la violence des accrochages, où parfois l'’un des leurs est abattu par un « sniper » ou s’écroule, le corps à jamais martyrisé par une mine anti-personnel. Je les connais. Ils sont sportifs, bien dans leur peau, équilibrés et heureux de vivre ; leur engagement pour le pays est total.
 
 Sur les théâtres d’opérations, ils sont projetés, sans préavis, en première ligne des crises qui couvent ou éclatent, sur les lignes de fractures politiques, ethniques ou religieuses, dans des zones où montent les tensions des déséquilibres de la planète, qu'’ils ont mission de stabiliser pour que la menace ne se dilate pas jusque chez nous.
 
 Leurs ennemis sont de plus en plus complexes. Insaisissables, mêlés aux populations prises en otage et transformées en boucliers humains, ils mènent une guerre cruelle, sournoise et barbare, qui diffuse la terreur morbide de l’attentat suicide. La plupart du temps, économies obligent, les moyens de nos soldats sont comptés, mettant parfois leur vie en péril.
 
 Depuis trente années, ils subissent sans broncher de continuelles réorganisations et remises en question, dont la dernière en date, qui risque de privilégier les économies au détriment de l’efficacité des forces, marquée par l’externalisation et le bouleversement des structures opérationnelles, pourrait heurter les principes de pérennité du commandement, gage d’efficacité au combat.
 
 Quand la situation des combats se stabilise, ce sont encore eux qui se muent en professeurs, diplomates ou bâtisseurs pour tenter de reconstruire les pays dévastés par les haines. Des ressortissants français sont-ils menacés dans une région en ébullition de l’Afrique ? Les premiers sur place en quelques heures, ce sont ceux des forces spéciales, engagés pour les coups durs ou pour préparer l’arrivée des autres unités.
 
 Faut-il reconstruire une école, animer une mairie, ou négocier avec un groupe de rebelles ? Les mêmes ou leurs semblables se mettent à la tâche. C’est que les armées françaises ont une disponibilité humaine, une organisation hiérarchique et logistique, ainsi que des structures qui autorisent un engagement immédiat, assorti d’une aptitude à durer avec lesquelles peu d’organisations civiles peuvent rivaliser.
 
 Et pourtant, voilà que ces citoyens, souvent confrontés à l’extrême, sur ordre de la République sont traînés au banc des accusés à propos du Rwanda ou mis en cause en Afghanistan, boucs émissaires, parfois insultés publiquement, contraints de protéger eux-mêmes leur honneur jeté en pâture à la presse, tandis que les dirigeants politiques qui prennent leur défense le font si discrètement qu'’ils sont à peine audibles dans le brouhaha médiatique.
 
 En Occident, la primauté de l’'individu, en passe de devenir un absolu à vocation universelle, est telle que même la mort au combat, jadis acceptée comme un tragique tribut collectif payé pour prix de sa sécurité par la Nation incarnée dans ses soldats, devient l'’objet d’une controverse juridique, comme s’il s’agissait d’un banal accident du travail.
 
 Il est temps que les responsables politiques expliquent sans ambiguïté notre action militaire, en particulier en Afghanistan, et l’intérêt que la Nation y porte. Peut-être aideraient-ils ainsi les familles des militaires tués au combat à faire le deuil de l’insoutenable sacrifice des leurs.
 
 Tous les membres de la grande famille militaire ressentent comme une perte intime la disparition de leurs frères d’armes. Mais vouloir enfermer le risque hautement aléatoire et imprévisible des actions de combat contre un hostile agressif, souvent suicidaire, dans un cadre juridique contractuel, c’est faire le lit d'’inhibitions paralysantes au combat et laisser peser une menace grave sur la qualité du recrutement des cadres.
 
 Mais il y a plus. Les militaires ne sont pas une corporation qui défend ses droits. Ils sont ceux qui expriment de manière emblématique l'’intérêt de la Nation dans ce qu’'elle a de plus précieux : sa survie. Le pacte qu'’ils honorent en prenant des risques considérables est scellé par l’'engagement ultime et suprême qui met en jeu leur vie. Sait-on bien par les temps qui courent ce que représente ce serment de sacrifice ?
 
 Dans la « zone de mort » qui est celle où se conduisent les assauts à découvert et où nos soldats mettent et mettront encore leur vie en jeu pour la sécurité de la Nation, et sur ordre de la République, les équipements et les procédures se sont modernisés, mais aujourd’'hui, comme avant, la mort et la peur de la mort sont partout.
 
 
  Le combattant de première ligne, qui joue son existence à chaque instant et à chacun de ses mouvements, utilise toute son intelligence, toutes ses intuitions, toute son audace et toutes ses ressources physiques, pour survivre et accomplir sa mission, dans un espace en explosion, où la menace est omniprésente, et où tout est affaire d’instinct et de décisions réflexes, inlassablement répétées à l’entraînement.
 
 
 
 Ces hommes, qui mettent ainsi leur vie en jeu, et dont la réussite ou l’échec, parfois synonyme de mort, dépendent de quelques fractions de secondes ou de quelques centimètres, sont vos militaires, Monsieur le Président. Leur mort au combat, toujours dramatique, n’est pas un accident du travail, dont il faut systématiquement chercher la responsabilité, mais le cruel tribut payé à l’aléatoire, inséparable de la violence des armes. Elle est aussi la clause sombre et tragique de leur serment d’allégeance à la Nation.
 
 
 
 Ces hommes là, Monsieur le Président, ne réclament que peu de choses pour eux-mêmes ou le confort de leur corporation. Et quand ils le font, c’'est en se conformant aux règles discrètes mises en place par leur hiérarchie.
 
 
 
 Ils méritent qu'’on leur porte attention, qu'’on leur accorde les budgets, gages de leur efficacité ; Ils méritent aussi qu'’on fasse respecter les emblèmes et symboles qu' ’ils vénèrent jusqu'’au sacrifice et qu'’on les protège, contre les accusations indignes et les inacceptables dérives de la responsabilité juridique.
 
 
 
 On doit enfin, à ces citoyens à part entière, de ne pas les sanctionner quand ils expriment leurs avis sur l’organisation des forces ou les questions de sécurité nationale. Le débat public sur ces questions y gagnera probablement en richesse et en pertinence.
 
 
 
 Croyez, Monsieur le Président de la République, en l’'expression de mon entière et très sincère loyauté.
 
 
 
 
 
                             Général (2s) François Torrès,
                          Membre des « Sentinelles de l’Agora ».

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 08:07

 
 L'arbre qui cache la forêt


L'arbre qui cache la forêt, ou l'entretien d'une dangereuse illusion.
Chaque année, le défilé du 14 juillet donne des armées françaises une fausse image, au point que l'on peut se poser, légitimement, l'utilité de son maintien. En effet, il y aurait de bonnes raisons de le supprimer en cette période de crise économique.
Outre qu'il coûte cher dans la préparation et l’exécution, qu'il consomme le potentiel précieux d' avions et de matériels terrestres de tout genre, potentiel devenu rare alors qu'indispensable à l’entraînement de notre armée, il donne surtout l’illusion dangereuse de forces en parfait état de marche, auxquelles il ne manquerait pas un bouton de guêtre.
Souhaiter que nous disposions d'une armée «plus ramassée, mieux équipée, mieux entraînée » est, aujourd'hui, un écran de fumée qui ne peut abuser les professionnels ou les spécialistes. Se glorifier de la présence nouvelle de certains matériels : hélicoptère Tigre, canon Caesar de 155 mm, véhicule blindé de combat de l’infanterie, livrés avec la plus grande parcimonie 20 ou 30 ans après leur sortie des bureaux d'études, ne fait qu'abuser l'opinion publique.
Ce défilé est l’arbre qui cache la dégradation sévère et avérée de notre outil de défense.
De lois de programmation non respectées, en réformes non digérées, car se succédant à un rythme effréné, nos armées ne font illusion qu’en défilant sur les Champs Elysées, ou dans des engagements extérieurs qui, calibrés à minima, donnent une bonne image, grâce au dévouement "perinde ac cadaver" de nos soldats. Ceux-ci bénéficient, à juste titre, des efforts faits par le commandement en matière d'équipements, mais au détriment des forces restées en métropole.
Que la représentation nationale aille s'informer sur place, dans les casernes ou bases de nos armées de l'état de notre outil militaire. On y gère la pénurie, et pour faire face aux contraintes financières draconiennes, nos responsables inventent de nouveaux concepts, qui n’empêchent pas l’affaiblissement progressif permanent de notre outil de défense:
-qu’il s’agisse, dans l’armée de terre, du concept de la politique des parcs, qui consiste à regrouper dans les camps les matériels nécessaires à l’entraînement des brigades. Leur utilisation intensive entraîne leur usure prématurée, nécessitant de diminuer le nombre de camps de brigades, donc l'entraînement de celles-ci, pour pouvoir remettre en condition ces matériels.
- qu'il s'agisse, pour la Marine, d'en être arrivée au format d'une aviation embarquée qui doit sous-traiter sa formation initiale et son entraînement continu auprès de puissances étrangères, et qui semble ne pas pouvoir aligner un groupe aérien à la mesure des capacités du seul Charles de Gaulle.
-qu'il s'agisse de la création du «Pentagone à la française» chère à notre ministre de la défense, idée sans doute géniale si elle ne devait pas être réalisée dans un contexte de crise économique, où forcément d'autres impératifs seront sacrifiés avant que les économies escomptées ne soient au rendez-vous.
-qu’il s’agisse du concept des bases de défense, concept malheureusement né du cerveau de technocrates militaires, et repris par le Ministre attentif aux seules économies d'échelle, qui fait de la synergie interarmées et de la globalisation des soutiens, la tarte à la crème de l’efficacité d’une armée, oubliant que la seule efficacité qui compte est celle qu’elle montre au combat. A quoi bon dépenser tant d’argent pour avoir une armée des gestionnaires et non celle de soldats!
Par ailleurs, ce n'est pas en bradant généreusement l'infrastructure de la défense pour l'euro symbolique que la situation matérielle des armées va, comme promis, s'améliorer.
Certes, le défilé du 14 juillet, en dehors de la symbolique qu'il représente pour les Français, a l'utilité de mettre la défense et ceux qui la servent directement, y compris en sacrifiant leur vie, au cœur des médias une fois par an.
Les militaires ont besoin d'une forme de reconnaissance de la Nation qui légitime leur action.
Et puis, sorte de cadeau « Bonux », ils ne sont pas, ce jour là, traités d’amateurs ou d’imbéciles, réprimandes publiques un peu faciles face à la grande muette, alors que l’on sait que ceux qui en sont les cibles, sont, de toutes façons, durement sanctionnés par la hiérarchie militaire.
Bien sûr, il ne faut pas gâcher la fête. Comme sans doute pour ce 14 juillet 1939, qui a vu le défilé le plus rassurant de notre histoire!
Mais ne soyons pas pessimistes. A défaut de faire défiler une armée française en voie de disparition, on pourra toujours faire défiler celles des autres. Spectacle multicolore et économies d'échelle garantis!


 

Général de corps d'armée (2S) Marc ALLAMAND, membre du club des sentinelles de l'agora.     

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 11:32

  Vous trouverez dans cet article:

-lettre ASAF 18/08

-un lien vers le texte ASAF 10.05

 -un texte DLP nr 107 année 1986-Souviens toi Ami para,le TERRORISME.

 

 

transmis par Philippe Weber.(ASAF10/08)

 

ASAF.jpg

 

Lettre de l’ASAF 10/08

 

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

 

« Armées : un urgent devoir d’expression »

 

 

Une armée peu visible mais à la valeur reconnue

 

Des effectifs régulièrement décimés au gré des réorganisations, un budget fondant au nom de la réduction des déficits publics, des implantations se rétractant comme une peau de chagrin tant en métropole qu’outre mer, les armées disparaissent ainsi petit à petit du paysage national.

Leur image s’estompe dans l’esprit des citoyens et leur rôle n’apparaît plus comme prioritaire aux yeux des dirigeants politiques. L’antimilitarisme n’existe plus : c’est une indifférence teintée d’ignorance qui le remplace.

Combien de dirigeants ou de conseillers politiques, économiques, culturels, de droite comme de gauche,  possèdent une solide culture des questions de défense, marquent un  intérêt réel pour ce qui demeure la première responsabilité de l’Etat et croient que la puissance militaire constitue encore un élément clef du rang et de l’influence d’une nation dans le monde ?

 

Pourtant le défilé du 14 juillet, qui permet aux armées d’honorer la fête nationale, suscite toujours l’engouement d’un très grand nombre de Français. C’est donc que subsiste au plus profond de nos concitoyens le sentiment que la force des armes demeure essentielle pour la protection de la France et pour sa liberté, et qu’elle constitue l’ultime recours en cas de crise grave.

En cette période de doute, de manque de confiance en soi, de perte de références, les Français ont donc encore conscience par instinct que l’armée demeure un élément de fierté et un pôle d’une solidité irremplaçable.

 

Du « devoir de réserve » au « devoir d’expression »

 

Les armées doivent prendre conscience de cette situation et en tirer toutes les conséquences. En dehors du strict cadre de la conduite des opérations de guerre où le secret militaire demeure la règle absolue,  elles ne doivent plus se soumettre aveuglément à un soit disant « devoir de réserve » -  dont l’expression n’existe d’ailleurs dans aucun texte officiel - brandi par une « autorité » dès lors qu’un militaire ose s’éloigner de l’orthodoxie de rigueur sur un sujet d’intérêt militaire. Les dégâts de ce silence imposé et accepté  sont aujourd’hui dévastateurs tant pour les armées que pour la Nation.

Reprenant la formule du Chef d’état-major des armées devant les stagiaires du collège interarmées de défense au mois de juin 2010, il faut donc que l’armée assume dorénavant son « devoir d’expression » dans le cadre de son éthique. Il y va en effet de sa crédibilité et de la cohésion de la nation.

 

Expliquer à tous les citoyens la nécessité d’une armée en France au 21ème siècle est de la responsabilité des autorités politiques et notamment du Ministre de la Défense qui dispose pour cela d’importants moyens de communication. Mais il convient pour les armées d’aller au-delà de cet aspect des choses et d’expliquer ce qu’elles font au quotidien.

 

S’exprimer devant les Français, c’est servir la France

 

Pourquoi ne pas imaginer que, régulièrement, dans les médias, le chef d’état-major des armées ou l’un de ses grands adjoints,  présente aux Français, comme le font les grands patrons devant leurs actionnaires, les opérations militaires en cours, les capacités opérationnelles de nos forces, mais aussi les difficultés, les insuffisances actuelles et les efforts à consentir ?

Comment croire que les Français ne s’intéresseraient pas alors à ceux dont la mission est de les défendre, de les protéger, de les sauver quand ils sont en danger? Qui peut douter que les Français soutiendraient davantage leurs soldats s’ils comprenaient mieux ce qu’ils font, pourquoi et comment ils le font ?

 

Par ailleurs, n’est-il pas souhaitable que les militaires qui en ont le talent, s’engagent dans le débat stratégique et reprennent la place qui leur revient naturellement dans ce domaine. Il est indispensable que les conceptions et les orientations concernant notre Défense soient conçues et développées avec le concours de ceux qui ont une connaissance approfondie des réalités militaires et non par des experts autoproclamés mus trop souvent par la seule logique financière de groupes de pression. Bref il faut que l’élite intellectuelle militaire tienne toute sa place lorsque sont préparées les grandes orientations de politique de défense. Il lui appartient aussi de susciter et d’animer le débat dans l’opinion comme l’ont si bien fait le colonel de Gaulle et le général Beaufre en leur temps.

 

Enfin, comment admettre le silence des militaires sur certains sujets de société qui concernent la cohésion nationale, la sécurité des citoyens, la résilience de la nation ? Le Livre Blanc met à juste titre en exergue le continuum sécurité et défense ; il devrait alors être naturel que des cadres militaires s’expriment sur des questions sensibles certes, mais aussi essentielles que les ambiguïtés liées à la bi nationalité, aux conditions d’intégration des étrangers qui souhaitent devenir français, aux implications de la solidarité dans laquelle s’équilibrent droits et devoirs, à la notion d’intérêt national au regard de l’intérêt individuel, enfin à l’exigence du respect des symboles de la nation et aux conditions de transmission des valeurs qui fondent notre pays.

 

 

 

                       L’armée, par l’esprit qui l’anime, les exigences du métier et le capital d’expérience et de sacrifice désintéressé qu’elle représente, peut et doit exprimer sans complexe des propositions aux responsables politiques du pays. Aussi, dans le respect de l’éthique qui est la leur, les militaires doivent aujourd’hui parler et agir comme des citoyens à part entière, faute de quoi ils priveraient  la nation des réflexions d’une communauté parmi les plus soucieuses de l’intérêt général et les plus ouvertes sur un monde qui est devenu son champ d’action.

 

 

 Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY

75008 PARIS

www.asafrance.fr

 

 

Lien vers la lettre 10/05:    Lettre de l'ASAF 10/05-transmise aux Présidents de section par le GénéralPiquemal.

 

 

Pour mémoire.

 

Souviens-toi Ami "para" - TERRORISME

L'histoire n'étant qu'un perpétuel recommencement,nous voici replongés brutalement dans l'ambiance d'Alger fin 1956.
Des bombes explosent partout dans les cafétérias,halls de gare,prisunics,etc....Pas plus qu'à Alger,ces objectifs n'ont de valeur industrielle où militaire,mais les terroristes n'ont qu'un seul but destabiliser le régime,nous faire baisser les bras par lassitude,par crainte ou par dégoût.Nous mettre en position d'asservissement et nous dicter leurs exigences.

Et des voix s'élèvent en France.Les hommes politiques proclament bien haut .....Que TOUT doit être mis en oeuvre pour faire échec au terrorisme....Que le terroriste sera pris et parlera....(Que sous-entend on par ces mots).

Il me semble entendre certains députés voici déjà trente années.

Nous y avons cru messieurs,car à ce moment là,l'Algérie c'était la France.On nous avait déjà demandé de TOUT FAIRE pour contrer le terrorisme.Nous nous y sommes consacrés à fond.La récompense fut amère et certains d'entre nous y laissèrent leur âme,d'autres leur carrière,tous leur foi.

Bientôt,peut-être,redemandera-t-on à l'armée de faire le" sale travail" au nom de la démocratie et de la liberté.

Aussi ami"para" attention aux sirènes.Sache que seuls les écrits restent ,exige des garanties.Que non seulement le pouvoir donne des ordres mais qu'il promulgue des lois.N'écoute pas les discours,aussi prometteurs puissent-ils être.Et n'oublie pas que tes futurs détracteurs sont peut-être les mêmes qui vitupèrent contre les terroristes et les encenseront demain.

Souviens toi aussi que les terroristes ne sont pas uniquement "de teint basané" ou" de type méditerranéen" et que certains de nos compatriotes se sont vantés d'avoir aidé et soutenu les poseurs de bombes algérois ou d'avoir porté leurs valises.

Ainsi protégé contre les" lendemains qui déchantent" Ami para tu pourras faire ton devoir efficacement et sans faillir,au nom de la France.

Robert BOUTER
Vice-Président UNP/NIEVRE
ancien de la 10ème DP.


extrait du DLP N°107-1986.

 

 

 

 

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 07:22

 

Transmis par Philippe Weber.

 

 

Pour plus d'information voir le lien suivant:     link

 

 

JORF n°0174 du 30 juillet 2010 page 14119 
texte n° 26 


DECRET 
Décret n° 2010-890 du 29 juillet 2010 portant attribution du bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d'Afrique du Nord 

NOR: DEFH1018374D


Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de la défense et du ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat,
Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite, et notamment ses articles L. 12 (c) et R. 19 ;
Vu le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, et notamment ses articles L. 253 bis et R. 224 ;
Vu la 
loi n° 99-882 du 18 octobre 1999 relative à la substitution, à l'expression « aux opérations effectuées en Afrique du Nord », de l'expression « à la guerre d'Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc »,
Décrète :

Article 1 En savoir plus sur cet article...


Les appelés du contingent et les militaires d'active qui ont été exposés à des situations de combat en Algérie, au Maroc, en Tunisie, entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962, bénéficient, dans les conditions fixées à l'article 2, du droit à la campagne double, prévu par le code des pensions civiles et militaires de retraite.

Article 2


Le bénéfice de la campagne double est accordé pour toute journée durant laquelle les appelés et les militaires désignés à l'article 1er ont pris part à une action de feu ou de combat ou ont subi le feu.
L'exposition invoquée en faveur de ce bénéfice sera établie par les archives collectives de l'unité à laquelle les intéressés appartenaient ou étaient rattachés.

Article 3


Les pensions de retraite liquidées à compter du 19 octobre 1999 pourront être révisées en application du présent décret, sans ouvrir droit à intérêt de retard, à compter de la demande des intéressés déposée postérieurement à l'entrée en vigueur du présent décret auprès de l'administration qui a instruit leur droit à pension.

Article 4


Le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, le ministre de la défense, le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat, le secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants et le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 29 juillet 2010.


François Fillon 


Par le Premier ministre :


Le ministre de la défense,

Hervé Morin

Le ministre du travail, de la solidarité

et de la fonction publique,

Eric Woerth

Le ministre du budget, des comptes publics

et de la réforme de l'Etat,

François Baroin

Le secrétaire d'Etat à la défense

et aux anciens combattants,

Hubert Falco

Le secrétaire d'Etat

chargé de la fonction publique,

Georges Tron

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 21:01

Cérémonie aux Invalides du général Bigeard. Source YouTube.

(double clic sur les vidéos pour ouvrir la page Youtube)

Un grand merci à celui qui a mis ces vidéos sur Youtube,nous permettant d'assister d'une certaine façon à cette cérémonie.

Une vidéo ajoutée,source Dalymotion:La chaîne officielle de l'Armée de Terre.

 


Vidéo ajoutée,source Dailymotion.La chaîne officielle de l'Armée de Terre.
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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 07:48

 

Les petites prostituées de Dien Bien Phu.

Il y avait au BMC une trentaine de prostituées qui avaient refusé d'étre évacuées.Le docteur Paul Grauwin ,auteur de ''j'étais médecin à Dien Bien Phu'' a déclaré à leur propos.
''Ces filles étaient des soldats.De vrais soldats.Elles se sont conduites de façon remarquable.Tous mes blessés étaient à l'abri dans mes installations souterraines.Il fallait les soigner,il fallait qu'ils pissent et le reste,qu'ils fassent un peu de toilette.Ce sont ces femmes,ces petites prostituées transformées en ''anges de miséricorde''qui ont permis à mes blessés de supporter leurs misères.Elles les ont fait manger ,boire,espérer contre toute espérance...''

Quelques jours après la chute de Dien Bien Phu ,un commissaire politique était venu voir le medecin-commandant Grauwwin au camp 308,ou il était emprisonné pour lui dire ,comment se fait il que votre commandement ait créé un commando de femmes vietnamiennes pour nous tuer?-Vous vous trompez ,il n'y a jamais eu de tels commandos.-Si!Elles ont tiré sur nous !
Dans les dernières heures de combat,elles avaient effectivement fait le coup de feu,aux côtés des paras et légionnaires,contre les viets.Capturées,battues,et,malgrès les menaces et les privations de nourriture,

elles refusèrent de cracher sur le drapeau tricolore.Nous sommes des françaises,répétèrent -elles aux vietminhs furieux.Humiliees,torturées,elles furent finalement abattues.

 


Il faut leur rendre hommage,disait Grauwin,elles sont tombées comme des soldats.

 

 

Autre temps,autres moeurs..

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 17:10

Ce texte est publié sur notre blog avec l'autorisation de son auteur,Grégory Dufour,Président du Cercle Esprits de Défense.(autorisation du 18/05)

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voir le lien suivant:  link

 

Commémoration du 8 mai : les Français victimes d'un trou de mémoire ?

 

 mercredi 12 mai 2010, à 15:41

 Que faisons-nous de la liberté et de la paix qui nous ont été rendues par tant de soldats venus de France mais aussi du monde entier ? Ces hommes tombés qui n’ont pas pu connaître et célébrer ce 8 mai 1945, cette journée d’espérance pour deux générations qui avaient connu la première guerre mondiale, puis l’embrasement mondial dès 1939 ?

 Sommes-nous finalement dignes de ces hommes morts pour que la France redevienne la véritable France, celle d’avant 1939, celle d’avant l’installation de cet abject régime de Vichy auquel, hélas, de nombreux compatriotes avaient souscrit, en silence, renonçant ainsi à la Résistance face à l’inacceptable ?

 Non ! Nous n’en sommes véritablement pas dignes lorsque l’on constate l’absence quasi-totale de la population française aux cérémonies commémoratives dans des grandes villes aussi symboliques que Metz. Metz qui a connu en l’espace de 70 ans deux annexions allemandes, la germanisation à marche forcée, l’enrôlement de force de nombreux Alsaco-Mosellans dans les unités de la Wehrmacht, ces "Malgré-nous" et ces "Malgré-elles" auxquels le Président de la République a rendu, 65 ans après les faits, un hommage appuyé à Colmar le 8 mai dernier.

 Hormis les officiels et quelques militaires devant participer à ces cérémonies qui y-avait-il vraiment comme public ? A Metz, ce 8 mai 2010, le public ne dépassait pas les 30 personnes au monument aux Morts. Pour la prise d’armes organisée à l’issue, près de 80 personnes. Metz, une ville de garnison de 124 000 habitants comptant de surcroît plusieurs milliers de militaires. Où était la population ce 8 mai 2010 ? Où étaient les familles de soldats et d’anciens combattants ? Ces soldats qui souhaitent que la population ne soit pas indifférente à la restructuration militaire décidée par le Président de la République en juillet 2008 ? Ces mêmes soldats qui représentent aujourd’hui une nouvelle génération du feu avec les nombreuses sollicitations en termes d’opérations extérieures auxquelles ils doivent répondre ? Où est donc la solidarité entre les générations du feu ? Ont-ils eux-mêmes mobilisés leurs proches pour commémorer nos vétérans et nos Morts ? Drôle d’époque à l’heure où les Français sont prêts à s’empoigner dès lors que l’on parle d’identité nationale mais qui ne viennent pas commémorer leurs Héros ! Drôle d’époque également où l’on voit à ces deux cérémonies officielles le Préfet de Région (également Préfet de la Moselle) transmettre devant le monument aux Morts un message du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, tout en autorisant l’ouverture des magasins en Moselle un 8 mai ! Belle contradiction au sommet de l’Etat !  Belle manière de respecter une journée faite à la base pour commémorer nos Morts et Héros et non pour « honorer » la société de consommation et de loisirs qui a engendré l’individualisme, l’égoïsme, le repli sur soi, bref l’opposé du sacrifice de nos Anciens et de ce que doit être la France !

 Alors, face au manque de participation de la population, ne devrait-on pas supprimer les 8 mai et 11 novembre comme jours fériés dans la mesure où les Français préfèrent aller faire les magasins plutôt que de commémorer le sacrifice de leurs aïeux et que le sentiment national ne semble guère les intéresser, à l’exception il est vrai, et ce qui marque encore une fois l’importance de la société des loisirs, des prestations des diverses équipes de France sportives ? Comme le rappelait le très intéressant rapport Kaspi sur la modernisation des commémorations publiques, la commémoration est en effet assimilée à une distraction, une rupture avec la vie quotidienne et le lieu de travail. La signification historique est oubliée. Le pique-nique ou la baignade prend la place de la communion.

 Au-delà des concurrences mémorielles et de l’explosion depuis 10 ans des journées de commémorations nationales  (6 nouvelles commémorations nationales créées entre 1999 et 2006) due aussi à l’émergence médiatique de « communautarismes » de plus en plus revendicatifs en terme de « réinterprétation » de l’Histoire de France (donnant lieu trop souvent à une repentance détestable avec l’accord du politique qui va à l’encontre même des fondements de notre République, de notre Histoire, de notre dignité et de notre Honneur), la solution viendrait peut-être de la nécessité de rassembler de se concentrer autour des 8 mai, 14 juillet et 11 novembre en limitant ainsi l’éparpillement des commémorations ? Bien que cela soit leur devoir, encore faut-il que le Gouvernement, l’Etat, les Parlementaires et les collectivités territoriales, manifestent le souhait de dynamiser concrètement ces commémorations nationales voire de les réinventer afin de faire venir le maximum de nos compatriotes et de nos jeunes et d'oeuvrer ainsi à un rassemblement nécessaire de la Nation. Or, on peut légitimement s’interroger sur leur volonté de renforcer la cohésion nationale autour de la commémoration de ces dates et de nos Morts qui ont marqué à jamais notre Histoire nationale. Ce n’est pas en effet en réduisant les moyens de la Direction Mémoire Patrimoine et Archives (DMPA) et de ceux de l’Office national des Anciens Combattants (ONAC), en cédant à l’abjecte repentance communautariste (voire électoraliste) et en ne donnant pas suite aux préconisations tout à fait intéressantes du rapport Kaspi, deux ans après sa parution, que le lien Armées-Nation et la mémoire combattante française, incarnée notamment par nos 250 000 titulaires de la carte d’anciens combattants de 1939-1945 encore en vie, en sortiront renforcés et davantage soutenus par nos compatriotes.

 Le Général de Gaulle disait que « la France est au-dessus des Français ». La mémoire combattante française est sans doute également au-dessus d’eux. Elle les dépasse assurément, victimes semble-t-il d’un « trou de mémoire » collectif. Si le Général de Gaulle pouvait voir la façon dont les Français d'aujourd'hui honorent leurs Héros et leur Histoire nationale, nul doute aurait-il déclaré : « Mort aux cons ! Vaste programme ! »

 Gregory Dufour

Président du Cercle Esprits de Défense

Auditeur de l’IHEDN

 

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