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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 14:13

Vidéo intéressante sur nos soldats en opération dans le monde.Merci à "turbinredj" pour cette réalisation que nous relayons.

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:47

 

 

Mes chers Anciens J'appel tous les amicalistes de la région de Toulouse et des alentours à participer à cette manifestation. Amicalement A; Piaskowski Objet : Rassemblement Toulouse
 
 APPEL DU COLLECTIF DES ASSOCIATIONS DE FRANCAIS D'ALGERIE RASSEMBLEMENT LE 19 MARS 2011 A 11 HEURESPLACE SAINT-ETIENNE A TOULOUSE (31)DEVANT LA PREFECTURE

 A l'approche de 2012, les annonces concernant l'histoire et le drame des Français d'Algérie ne cessent d'inquiéter, ou d'indigner, nombre d'entre nous. L'Etat a décidé d'honorer, cette année, Frantz Fanon, soutien actif du FLN dès 1954, celui-là même dont Jean-Paul Sartre préfacera l'ouvrage « Les Damnés de la terre » en ces termes : « En ce premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. »Rendre un hommage public à un tel personnage, c'est légitimer officiellement son action au sein du FLN et s'acheminer donc vers la repentance. Nous ne saurions accepter que notre mémoire soit ainsi bafouée.
 Par ailleurs, le site internet du Ministère de la culture vient de mettre en ligne son calendrier des commémorations officielles pour 2012. Dans les dates retenues, nous constatons que la mention « Fin de la Guerre d'Algérie » apparaît accolée au 19 mars 1962.Nous ne saurions accepter ce premier pas vers l'officialisation d'une date qui, loin de marquer la fin d'un conflit, a au contraire sonné le glas de nos vies en Algérie, au sens figuré mais aussi au sens propre, pour des milliers d'entre nous, des dizaines de milliers de Harkis, des centaines de soldats du contingent.Nous ne saurions accepter cette chape de plomb supplémentaire sur les tragédies du 26 mars à Alger ou du 5 juillet à Oran, entre autres. Au vu de ces éléments, les associations de Français d'Algérie ont décidé de se réunir afin d'envisager une riposte. Jamais en effet ne fut fait un tel affront à notre tragédie, à nos morts. Nous sommes conscients que certains d'entre vous ont le désir de « tourner la page », surtout 49 ans après. Mais cette page d'Histoire s'écrit actuellement sans nous, sans prendre en considération nos drames. Est-ce cela que nous voulons léguer à nos enfants, à nos petits-enfants ? Une vision tronquée, partisane et hémiplégique de notre vécu en Algérie ? Une officialisation de la date du 19 mars qui niera à jamais nos victimes, nos disparus ? Une repentance qui légitimera aux yeux de tous nos souffrances, nos blessures ? Nos enfants n'ont-ils donc pas le droit d'être fiers de nous, de nos parents ?Nous ne saurions accepter de voir ainsi notre dignité traînée une fois de plus dans la boue. Nous vous appelons donc à nous rejoindre le 19 mars 2011, Place Saint-Etienne à Toulouse, pour un rassemblement devant la préfecture. Il s'agit de montrer par notre mobilisation, qui doit être la plus large possible, que nous n'acceptons pas que notre histoire soit travestie de la sorte. Nous remettrons au préfet un courrier à transmettre au Président de la République. Ce courrier n'aura de poids que si nous sommes très nombreux ce jour-là.Dans un an il sera trop tard, c'est aujourd'hui que nous devons montrer que nous sommes toujours là et que nous n'entendons pas que l'on cache à nos enfants notre histoire, leur histoire, la vraie, afin qu'ils n'aient pas un jour à avoir honte de leurs parents.Rejoignez-nous – en famille, avec vos amis, ce serait merveilleux – et arborez en ce jour de deuil un élément noir, brassard, cravate etc. Nous n'aurons plus beaucoup d'autres occasions de faire entendre notre voix. Nous avons été bâillonnés le 8 avril 1962, en n'étant pas consultés pour le référendum sur les accords d'Evian, il est temps de retrouver la parole, pour nous, pour l'image que nous lèguerons aux nôtres. Algérianie M. Gérard GARCIAAmicale des Français d'Outre-Mer (L'Union) M. Gabriel FUENTESAmicale des Pieds-Noirs de Quint-Fonsegrives M. Marcel LIZONAmicale des Rapatriés du CommingesAmicale Nationale des Enfants de l'Algérois Mme Annie PARENTAmicale Nationale des Hauts-Plateaux de Sétif M. Nicolas VOGLIMACCIAmitiés Oraniennes / L'Echo de l'Oranie Mme Claude-Sandra RAYMONDANFANOMA M. Yves SAINSOTAssociation des familles de victimes du 26 mars et leurs Alliés Mme FERRANDIS-DELVARRECentre d'Etudes Pieds-Noirs Mme Josseline REVEL-MOUROZCercle Algérianiste National M. Thierry ROLANDO (avec la participation active duCercle Algérianiste de Toulouse - Mme Ghislaine DELMOND et du Cercle Algérianiste de Montauban – Mme Josiane MAGGIA)Collectif des Familles de Disparus (5 juillet Oran) Mme Viviane EZAGOURICollectif NON au 19 mars 1962 PACA M. Hervé CUESTAOrania M. François PETROSINO Contact : Marcel LIZON 06 79 81 69 12Lionel VIVES-DIAZ 05 62 62 18 98

 Pour les associations désireuses de signer la lettre à la Présidence de la République, envoi sur demande à   pncollectif@laposte.net  Merci aux responsables d'associations de bien vouloir diffuser cet appel auprès de leurs adhérents.
 
 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 16:07

Envoyé par un de nos lecteurs.

                                                                                 La Patrie

 


 Voici la copie d'un élève de classe de 3ème, classé en 1976 lauréat national dans un concours écrit sur le thème de "la Patrie" 

  

  Le sujet exact était : Que signifie pour vous le mot Patrie ?  

 

 Voici sa copie :

 

   Etranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie ». Si tu as une mère et si tu l'honores, c'est avec ton cœur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c'est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c'est cet héritage intellectuel qu'ils m'ont laissé pour le transmettre à mon tour.

     Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d'Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur la route, près d'Avallon, l'élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l'épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N'oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Génissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté. 

     Mais si la France, ma patrie, n'était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l'excellence de son goût te sont déjà connus. Des idées venues de France ont influencé l'humanité toute entière. Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France.

      Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave et fidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m'avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres !De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices !

 

    Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu'ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d'une foi vivante. Ma patrie, bonne et pieuse, a vu naître de grands saints. Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, la charité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d'Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande Sainte Jeanne d'Arc à la petite Thérèse, de l'épopée de l'une à la vie si simple de l'autre, je retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d'entre elles, s'est montrée la Vierge Marie. A travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pour la France !

Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j'aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu'elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j'ai au cœur soit aveugle. Mais devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère Patrie. Car tu sais bien qu'un fils ne gagne rien à critiquer sa mère. C'est en grandissant lui-même qu'il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus saine, que je devienne moi-même meilleur et plus sain.

     La France, ma patrie a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l'aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m'appauvrir de ce don, je m'enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras. Mais ne l'abîme pas, ami étranger, la France, ma douce patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre.

 

 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 10:35

 

 

Transmis par Christian,de l'Amicale du RLA.

 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 07:54

 

Transmis par l'un de nos adhérents.René Schuler

.

ASAF

 

 

 

lien vers le site de l'ASAF: link

 

(Le lien se trouve en première page du blog).

 

 

 

 

 

 

 

Objet : ASAF

                                        Madame, Monsieur,

 1- Veuillez trouver ci-dessous (et en pièce jointe), la première lettre mensuelle de l'Association de soutien de l'Armée Française de l'année 2011.
 Elle est consacrée ce mois-ci à la place et au rôle des médias dans les guerres où la France est engagée maintenant depuis plusieurs années.

 2- Si vous estimez que cette lettre qui aborde un sujet à la fois sensible et essentiel, peut intéresser d'autres personnes de votre famille ou de votre entourage, civils ou militaires, je vous propose de la leur diffuser.
 
 3- Par ailleurs, vous pouvez consulter directement le site http://www.asafrance.fr/, de l'association sur lequel figurent des documents d'intérêt militaire notamment:
 - une synthèse du colloque et plusieurs interventions prononcées lors du colloque "soldat et société française" qui s'est déroulé à l'Assemblée Nationale le 9 décembre dernier;
 - des informations d'actualité sur les 3 armées;
 - un  texte du Général d'Armée (2s) Faugère sur la défense de l'Europe;
 - Enfin l'hommage rendu par un média régional au sergent Guinaud;
 Vous pourrez également y retrouver l'ensemble des lettres de l'ASAF parues antérieurement.

 4- Si vous souhaitez appuyer notre action parce que vous croyez que l'armée doit être au coeœur de la nation et demeurer une priorité pour l'État, adhérez à l'ASAF (25 €).


 Nous vous adresserons notre publication trimestrielle et vous pourrez nous faire parvenir vos réactions et articles. Merci et belle année 2011 pour vous, notre armée et notre pays.

 Très cordialement
 
 Henri PINARD LEGRY
 Président de l'ASAF

Lettre de l’ASAF 11/01
 

« Ne pas subir » 

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Médias et  guerres asymétriques. 

 

La liberté d’informer est un droit imprescriptible de nos démocraties. Les pays où elle peut s’exercer librement représentent à peine un tiers des états membres des Nations Unies. Elle constitue un formidable atout de nos systèmes politiques, indispensable élément d’ouverture et de connaissance, condition essentielle des choix démocratiques, et inestimable garantie contre les abus et le retour des dictatures.

Autant dire qu’elle doit être protégée contre vents et marées. Mais cette liberté d’'informer a un prix. Ceux qui ont la charge et le privilège de la mettre en œoeuvre ont en effet la responsabilité éthique et morale d’'en faire bon usage. C’'est d’'autant plus vrai que le pays est confronté à la menace d’'une crise économique et sociale majeure et que ses forces armées sont engagées dans une guerre difficile en Afghanistan et au Sahel, contre un ennemi dont les repères moraux, religieux, politiques et sociaux sont à des années lumière des nôtres.


En d'’autres termes, aujourd'’hui plus que jamais, il est important de résister à la dictature du tirage ou de l’'audimat qui privilégie d’abord l’'émotion, le sensationnel, la démagogie ou le voyeurisme et donne une image biaisée des enjeux et de la réalité. Sans compter que l’'obsession du scoop contribue parfois à mettre nos forces en difficulté, faisant la part belle à leurs adversaires, dont il arrive qu'’on brosse un tableau scandaleusement positif.

 

Cette tendance est vécue comme une véritable trahison par un nombre croissant de Français

.

Tout le monde garde en mémoire le sordide reportage de Paris Match, réalisé peu après le combat d’'Uzbin, qui coûta la vie à 10 militaires français. Nos concitoyens l’'ont unanimement condamné tant il était insultant pour nos soldats. Les terroristes, dont on connaît pourtant la cruauté et qui tiennent lâchement  en otage leur population, étaient présentés sous un jour honteusement flatteur.

De retour en France, les militaires du 8e R.P.I.Ma, durement éprouvés par la mort au champ d’honneur de huit de leurs jeunes frères d’'armes, avaient mal vécu l'insidieuse  polémique lancée par de faux experts convoqués par les médias qui glosaient à perte de vue sur la jeunesse des paras, leur insuffisante préparation, la faiblesse de leurs protections et la responsabilité de leurs chefs.

 

Récemment encore, nombre de médias ont relayé une polémique sournoise, sur les conditions exactes de la mort d’'un des deux jeunes Français pris en otages au Sahel, allant jusqu’à mettre en cause non seulement la décision prise par la France, mais également les forces qui ont mené l’opération.


Preuve d’'une approche démagogique de ces affaires d’'otages, certains médias laissent parfois croire que les terroristes pourraient généreusement libérer nos deux journalistes retenus en Afghanistan ou qu'’ils épargneront les touristes capturés au Sahel, alors que ces prisonniers constituent à la fois une monnaie d’échange politique (les dernières menaces d’Al Qaïda le montrent) et l’instrument d’une formidable propagande à laquelle se prêtent complaisamment les médias français.


Ce travail de sape quotidien, sous couvert de libre information, mine l’'opinion publique en instillant le doute et la lassitude. A terme, cette complicité pourrait même être de nature à infléchir la politique française pour un coût dérisoire.

En définitive, ce que l’'on entend et voit dans nos médias sur ces conflits ne sert-il pas d'avantage nos adversaires que nos forces ? Est-il acceptable que les communiqués d’AQMI, entreprise criminelle par excellence, soient diffusés au même titre que ceux des responsables de la nation?


N’est-il pas consternant de voir que certains médias ne mettent pas en cause les preneurs d'’otages assassins des deux jeunes, mais plutôt les soldats français qui ont risqué leur vie pour les libérer ? On pourrait même aller plus loin et s’'interroger s’il est légitime qu’'au nom de la libre information et de l’'objectivité on se laisse aller à traiter sur le même plan, nos forces et les meurtriers de l’'organisation terroriste d’AQMI.


 Toute la nation doit participer à cette nouvelle guerre de 30 ans : il en va de sa liberté, de sa sécurité et de son honneur. Affichons donc clairement notre détermination en honorant comme il se doit les soldats tombés pour nous dans ces guerres qui ne veulent pas dire leur nom.


Au passage, les professionnels de l’'information seraient également bien inspirés de résister au corporatisme qui semble faire de leurs collègues journalistes victimes des terroristes ou des Talibans, une caste à part, digne de la compassion particulière de la nation. Alors que les soldats français, pourtant envoyés en Afghanistan par la République, où ils sont engagés pour notre sécurité, n’ont droit, quand ils sont tués au combat ou blessés, qu'’à quelques maigres entrefilets dans les journaux et à d’'éphémères et laconiques brèves aux informations télévisées, y compris sur celles des chaînes de l’'Etat.

Commémorer les soldats sacrifiés dans un combat pour notre sécurité avec au moins autant de constance et de recueillement que les journalistes chargés de l’information et victimes de leur métier ou que des touristes surpris au cours de leurs vacances, voilà qui serait la preuve que notre esprit de défense se porte bien, et que tous ensemble, nous sommes déterminés à ne pas subir la loi de la terreur. 

 

Mais nous pourrions faire plus pour ceux qui sont morts pour notre sécurité. Pourquoi ne pas projeter la nuit, sur les piliers de l'’Arc de Triomphe, le visage de ces soldats? Ils doivent être connus, reconnus et fièrement honorés par l’ensemble des Français ;

 

Leur mort n’est pas un fait divers, c’est un sacrifice accepté par et pour la France.


ASAF

 

 

 

 

 (ASAF : 18 rue de Vézelay-75008 Paris – secretariat@asafrance.fr - site :http://www.asafrance.fr/)
 
 
 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:55

Poeme transmis par Michel Fries,ancien du 2°BPC.

Nos morts en Indochine


Après des décennies d'un oubli injurieux,
Accablant des héros aux destins glorieux,
Alimentant contre eux une vieille rancoeur,
On vient s'intéresser à ces hommes au grand coeur.

Ravalant leur mépris injuste,leur faconde,
Des juges ignorants,harcelés de remords,
Se sont interrogés sur ce conflit du monde:
Pour quoi?Pour qui? Comment? Ces braves sont ils morts.

On ne savait plus trop comment les surnommer,
Ceux qui avaient tout donné,leur vie et leur lumière,
Dans des affrontements à l'issue meurtrière,
Disparus sans éclat et par tout diffamés.

Ils sont morts pour garder à la France meurtrie,
Le respect que l'on doit à sa chère Patrie,
Pour panser les blessures de ses plus grands malheurs,
En défendant toujours la voie de son honneur.

Pour maintenir présents,dans ce pays lointain,
Ceux qui l'ont animé de notre esprit latin,
L'abreuvant de nos oeuvres,du doux parler de France,
Dans une intime union de ferme connivence.

Pour tous ceux qui voulaient garder leurs différences,
Pour tous ceux qui forgeaient de vaines espérances,
Rançonnés par les sectes,accablés de labeur,
Tous les jours confrontés aux affres de la peur.

Parce que ce pays,c'était beaucoup la France,
D'une sûre amitié scellée dans la confiance,
Une fraternité conçue avec bonheur,
Vieille de plus d'un siècle,en dépit des rumeurs.

Combattants de tous poils et de tous les combats,
Risquant les embuscades dont on ne revient pas,
Traqués par tous les pièges et les perfides mines,
Soudés dans la ferveur d'une foi unanime.

Ils sont morts,empalés sur des bambous tranchants,
Ou,les mains arrachées par l'engin à traction,
Se vidant de leur vie par des moignons sanglants,
Pour permettre aux convois de remplir leur mission.

Ils sont morts,balayés dans des postes précaires,
Aux effectifs réduits,juchés sur des pitons,
Par des hordes dopées,de plusieurs bataillons,
Sans pouvoir espérer le secour de leurs frères.

Lors des actions d'appui,où l'ennemi foisonne,
Le pilote,abattu par sa témérité,
Disparait englouti par la forêt gloutonne,
Couvrant d'un vert linceul l'oiseau déchiqueté.

Ils sont morts de fatigue et de constante angoisse,
Engagés sans répit pour de pressants besoins,
Cheminant sans repos,pourchassés par la poisse,
Au secours des copains,dans les postes lointains.

Diên Biên Phu,Caobang et bien d'autres galères,
Ont provoqué la morts de valeureux soldats,
Combattant sans espoir,mourant dans la colère,
Dans des actions damnées,condamnés au trépas.

Comme ces prisonniers plongés dans l'abjection,
Rongés par la vermine et par les vexations,
Ayant pour seul recours leurs fières convictions,
Ne composant jamais malgrè les privations.

Ils sont morts dans des camps où,de furieux combats
Les avaient condamnés aux pires des dégâts,
Subissant du Viet Minh une implacable haine,
Humiliés,meurtris,dans d'infâmes gétiennes.

Mais ils sont morts aussi de votre indifférence,
De vos pingreries,de votre lâcheté,
Subissant trop souvent ,tout au long des séances,
Le défaitisme ardent de certains députés.

Vous les avez tués par l'animosité,
Par la propagation de vos idées coupables,
Par vos grèves perlées,par l'effet lamentable,
De tous vos sabotages,source d'adversité.

Leurs corps se sont dissous dans la pluie tropicale,
Et leurs os dispersés par le fait des vandales,
Violant,pillant,souillant de pauvres sépultures,
Englouties dans le sein d'une ingrate nature.

Ils ont fertilisé le sol de Cochinchine,
Des plus pures valeurs de vertus magnanimes,
Leurs tombes,parsemées dans le rugueux Tonkin,
Attestent la valeur de ces fiers paladins.

Les rescapés sont morts,blessés dans leur conscience,
Vous les avez reçus,à leur retour en France,
Comme des réprouvés,sans aucune indulgence,
Leur refusant l'honneur conquis dans la souffrance.

N'avivez pas les plaies de gens inconsolés,
Ils pleurent un mari,un enfant où un père,
Gardant au fond du coeur une pensée amère,
Qu'il ne faut pas ternir de tractations grossières.

Laissez dormir en paix les héros d'Indochine,
Vous les avez honnis,reniés,condamnés,
Dans l'imcompréhension de vos âmes bornées,
Et voudriez maintenant,trop tard,les encenser.

Tous,ont fait pour la paix et le bonheur des hommes,
Bien mieux qu'en brandissant des poings et des drapeaux,
Les leurs étaient rougis du sang de ces surhommes,
Et l'on n'y voyait point  faucille ni marteau.

            Gabriel Vialla-(1994-1997)

    (Source-La Charte-année 2000).

 

lien du blog sur ce sujet: 7-de l'Indochine à Dien Bien Phu(et en France)

 

10- Les Hmongs-le trafic des piastres,prisonniers du Vietcong,retour des soldats français,les rapatriés français d'Indochine-Rolf Rodel.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:24

On trouve,sur le net,de nombreux liens sur ce sujet,nous en regroupons ici quelques uns.

 
1-un lien vers un reportage sur le père Pommerol du site "lefigaro.fr
2-une vidéo réalisée en Afghanistant -le père Pommerol chuteur.
3-un texte ayant pour source le site "secret défense"-un padre catholique dénonce la déférence envers l'Islam au sein de l'armée française.
4-un texte sur le même sujet
                                                                                       **********************
                               Aumônier,légionnaire et parachutiste.


 le père de Pommerol,aumônier et para au sein du 2°REP a participé en dix ans de service à huit opérations extérieures.Début 2010,il en était à son troisième séjour en Afghanistan.


1-Le lien suivant vous amène sur l'article de" lefigaro.fr" sur le père de Pommerol. 

 

                                 un clic sur ce lien:   .link

 

on y lit :Le père de Pommerol a fait construire un petit clocher, repeindre le plafond en bleu, et a dédié l'édifice à Notre-Dame-des-Victoires. Les soeurs de l'église parisienne du même nom lui ont offert une statue de saint Michel, patron des parachutistes, qu'il a placée sur l'autel. «C'est évidemment mon saint patron », dit le père, qui distribue autour de lui des petites médailles de l'archange, que les légionnaires accrochent à l'intérieur de leur béret vert. Son goupillon a été fabriqué par l'un des mécaniciens du régiment. «On s'en souviendra..........

 

Cette remise de médailles de l'archange Saint Michel fait penser à un autre aumonier:

 

En 1942,le capitaine Jean-Marie Bayard qui était  jeune prêtre et le chef de la résistance du front de Quimper,distribue des médailles à l'effigie de Saint Michel pour servir de reconnaissance à certains agents français infiltrés au travers des lignes ennemies.C'était de part et d'autre de l'archange,guetteur au dessus de notre patrie,que furent largués des milliers de parachutistes pour aller livrer bataille.

Le jeune prêtre Jean-Marie Bayard,son vrai nom était "le père GEGO"

 

 

2-la vidéo

 

 

 

3-Afghanistan : un "padre" catholique dénonce la "déférence" envers l'Islam au sein de l'armée française (source blog Secret Défense)

 

SD Marianne 2

                               un clic  sur ce lien vers le site  link
Dans un document de plusieurs pages (qui n'est pas un compte-rendu officiel), dont nous avons eu connaissance, un aumonier catholique dénonce la "déférence" et de "bienveillance" envers l'Islam qui est exigée des militaires français servant en Afghanistan. Ce "padre", l'abbé Benoit Julien de Pommerol, a séjourné en Afghanistan (Surobi) au premier semestre 2010 avec le 2ème Regiment étranger de parachutistes.

"Il y a en Afghanistan une volonté de l'armée française de créer un état d'esprit tout à fait déférent et bienveillant face à l'islam, écrit-il dans son rapport de fin de mission. Une crainte presque servile de déplaire à l'islam. Les informations, consignes, et règles de vies qui nous sont données sont parsemées de détails visant surtout à respecter la république islamique d'Afghanistan dans ses coutumes et ses lois. Ses consignes ne seraient jamais données en France car elles choqueraient les mentalités. Mais sous prétexte que "ils sont chez eux", nous assistons à une démission de l'intelligence, une trahison de l'esprit, un bannissement effrayant de la conscience".

Plusieurs affaires pénibles ont provoquées de vrais conflits. Notamment, celle du "voile". En mars 2010, un sergent-chef féminin, A.R., a reçu l'ordre du lieutenant colonel M. de se voiler alors qu'elle se promenait nue tête, afin "de ne pas choquer les Afghans". Elle a du se couvrir avec son chèche. Le "padre" considère qu'il s'agit d'un "ordre illégal" puisque le sergent-chef a été "obligée d’observer un usage avilissant" : "le fait d’imposer un usage de la religion musulmane à une personne qui n’est pas de cette religion et qui le refuse porte atteinte à sa liberté.(...) Il s’agit ici d’un viol de conscience, mêlé d’une infraction grave à la laïcité".

Autre épisode "très douloureux" : celle de la présence d'Afghans aux cérémonies militaires organisées à la suite de la mort de légionnaires au combat. "Lors de l’enterrement du caporal Hutnik, de nombreux maleks et autres dignitaires locaux étaient présents à la prise d’armes. Tous sont restés assis, discutant et plaisantant durant la cérémonie. A la fin de la prise d’armes, plusieurs personnes, légionnaire et sous-officiers sont venu me voir pour "me confier une mission", me disaient-ils. "Padre, si on meurt ici, on ne veut pas de ces gens à notre enterrement". Parmi les hommes qui effectuent cette démarche se trouvait le sergent Ryguiel, qui sera tué quelques semaines plus tard, dans des circonstances tragiques alors racontées sur ce blog. Or, des Afghans furent à nouveau conviés à la prise d'armes organisées pour lui rendre hommage : "En guise d’union à notre deuil, la moitié des afghans est arrivée en retard à la prise d’armes, et l’autre moitié est allé directement à l’ordinaire pour s’assoir devant les portes en attendant que ça ouvre pour le pot qui suivait la prise d’armes, afin donc de boire des bières jusqu’à plus soif et d’en emporter autant que leurs poches le leur permettaient", lit-on dans ce document, qui cite l'expression employée par les légionnaires à propos des "cireurs de babouches".

Voilà ce qu'il s'appelle ne pas mettre son drapeau (ou sa croix) dans sa poche. Le padre semble toutefois avoir eu quelques difficultés relationnelles avec la hiérarchie militaire, notamment dans ses déplacements ou l'aménagement d'un lieu de culte catholique. Le même avait déjà eu quelques problèmes lors d'un précédent séjour au Kosovo. Ce prêtre para avait fait l'objet d'un long reportage dans le Figaro magazine de juin dernier, que l'on peut lire ICI.

L'aumônerie catholique aux armées, qui a eu connaissance de ce texte polémique, s'est saisie de l'affaire. Certains estiment que l'abbé Julien de Pommerol est "un peu trop militaire et pas assez aumônier" et qu'il a du mal à "situer son rôle" sur le terrain.
Source du texte : SECRET DEFENSE

 

4-Ce document "serait" le document en question(qui n'est pas un compte rendu officiel) cité ci-dessus.


 

Abbé B. Jullien de Pommerol
Padre du 2ème REP
Camp RAFFALLI
20260 Calvi
Rapport de fin de mission.
Du 11 janvier au 16 juillet 2010

Introduction :

Ce compte rendu est celui de la mission « PAMIR XVI ».
En plus du canevas donné pour le rapport, je souhaite exposer une somme de disfonctionnements importants qui ont conduit à des dérives graves et abouti à ce qui était connu là-bas comme « l’affaire du voile ».
Bien que n’influant pas directement sur mon sacerdoce et ma mission, cette affaire vint parasiter les relations avec une partie du commandement, au détriment des vivants et des morts que nous avons eus.
Ce n’est certes pas la chose à retenir de la mission, qui sur le plan spirituel fut fructueuse en bienfaits pour nombre de militaires, mais elle dénote un écart majeur entre la troupe et le commandement. Ce qui est préoccupant, j’y reviendrai.

1. Mise en route et définition de la mission :
- Mise en route :

• Conditions de départ, préparation de la mission.

J’ai pu participer à la préparation de la mission avec le régiment lors des séjours à Mailly le camp et à Sissonnes. Vu que j’étais « nouvel arrivant » dans cette unité, cela fut aussi l’occasion de la découvrir.

En revanche, le REP m’a fait comprendre dès le départ que le poste d’aumônier n’est pas, selon eux, un poste à consignes opérationnelles, et que, de ce fait, je n’étais pas prioritaire pour les V.A.M.
C’est dommage car il est opportun de pouvoir croiser au moins quelques heures son prédécesseur.

• Passage de consignes :
Néant. Je n’ai pas pu croiser l’abbé Favriaux, mon prédécesseur, qui a eu, de son coté, la gentillesse de me laisser un mot.

Mission :

• Présentation des unités en place :

Le G .T.I.A. (groupement tactique inter armes), ALTOR, était composé de 3 compagnies du REP, plus l’état major, plus un escadron du 1er RHP, plus une compagnie du 17ème RGP, plus une compagnie du 35ème RAP, plus des extérieurs.

• Effectifs :

Il y avait en gros 1000 français.
• Spécificités :

Ma mission était d’être l’aumônier des forces françaises sur plusieurs bases, essentiellement la FOB (forward operational base) TORA, les COP (combat out post) Hutnik, Rocco, 42, 51, et différents postes où se trouvaient parfois moins d’une dizaine de français travaillant avec les afghans.

2. La vie dans les emprises.

- Les moyens :

• Etat des lieux, lieu de culte.

Le parcours pour l’obtention de la chapelle telle qu’elle est aujourd’hui fut assez difficile.
La chapelle est en fait un ancien bunker construit par les russes.
Quand je suis arrivé, le bunker, composé de deux pièces, servait à la fois de chapelle, pour la première pièce, et de sacristie-chambre pour la deuxième. Le problème est que c’était très petit. On pouvait rentrer à 12, ce qui était très insuffisant. En effet nous étions une dizaine tous les matins à la messe de 7h00, donc le dimanche, c’était impossible. Je célébrais la messe dominicale dans une grande tente « Bachmann » réservée à la messe, me disait-on, et pour entreposer les corps en cas de coup dur faisant beaucoup de victimes.

Tout cela a duré pendant trois semaines, jusqu’à ce que j’aille visiter une des compagnies basée à quelques heures de piste de notre base. Je devais partir 48 heures, mais les intempéries ont bloqué les routes, et j’y suis donc resté 10 jours. Pendant ces 10 jours de pluie et de neige, la chapelle a pris l’eau, 40 cm d’eau dans la chapelle et dans la sacristie-chambre.

Le matériel a alors été évacué dans une pièce, qui, à mon retour, servit de chapelle.

J’y ai célébré la messe pendant plusieurs semaines. Mais la pièce était encore trop petite pour le dimanche.

Le problème, est que la tente "Bachmann" servait aussi depuis à faire dormir du monde, à des cocktails, des diners etc.
Je trouvais que cela n’était pas digne d’y célébrer la messe.

Dans une base, un lieu spécifique est toujours prévu pour le Bon Dieu, et même, voire surtout ceux qui ne venaient pas s’étonnaient de me voir célébrer la messe dans ce lieu qui n’avait rien de sacré et tout de profane.

Il ne faudrait surtout pas croire que je demandais quelque chose d’extraordinaire pendant que la troupe aurait logé dans des trous de combat. Dans la base, nous en étions à améliorer le foyer, l’agrandir, construire une terrasse au soleil avec des parasols pour y prendre le café, étendre et climatiser la salle de musculation, bref, pendant ces travaux d’amélioration du confort, et non de première nécessité, il n’y avait pas de chapelle.

Ce qui étonnait aussi nombre de français sur la base, c’était que pendant que le système se désintéressait du problème de la chapelle, il se prenait de passion pour un vestige d'une ancienne mosquée, (un pan de mur délabré), qui était entretenu religieusement par nos chefs.
Le C2 y fit mettre du gravier, ratisser, délimiter avec des galets etc. bref un soin très appliqué à l’entretien de ce bout de ruine.

En somme, ils vénéraient le reste du mur de la mosquée et se moquaient éperdument de la chapelle...
Je me suis ouvert au chef de corps de cette préoccupation, expliquant que nous montrions au gens de ce pays que nous avions un grand respect pour un ancien lieu de culte qu’eux même avaient abandonné, pendant que nous délaissions complètement le notre.

Finalement, après deux mois de déboires et de bras-de-fer, après des travaux d’assainissement autour du bunker, l’ouverture du mur séparant la sacristie et la chapelle, nous avons pu célébrer la Cène du Jeudi Saint dans une nouvelle chapelle plus grande et définitive.


L’ambiance et l’état d’esprit dans la mission :
Un des points d’achoppement de la mission fut donc « l’affaire du voile ».

Il est important ici d’ouvrir une parenthèse, essentielle pour bien comprendre comment, après un quadrillage idéologique, spirituel et comportemental, tissé au fil de missions successives des forces françaises en Afghanistan, il a été possible d’en arriver à cette « affaire du voile » que j’aborderai après.
Je vais évoquer de multiples faits, un peu pêle-mêle, qui peuvent passer pour négligeables, mais qui aident à comprendre à la fois l’ambiance, et la méconnaissance, de notre part, du fonctionnement des afghans. Ces faits, un peu « en vrac », n’ont pas vraiment de liens entre eux si ce n’est la place toujours plus grande qui est faite à l’islam.

En faisant cette longue parenthèse, je réalise que je dépasse le cadre du simple compte rendu. Mais je le fais dans l’état d’esprit de cet aumônier de la première guerre mondiale qui, dans les tranchées, s’apprêtait, avec son régiment, à se lancer à l’assaut d’un petit bois. Cette position allemande avait été pilonnée par l’artillerie française, et il suffisait de réduire les dernières poches de résistance pour s’en emparer. Le problème est qu’en fait, la position n’avait pas été pilonnée, et qu’on voyait même des reflets de lune sur le canon des mitrailleuses qui défendait ce bois. L’heure de l’assaut approchant et le pilonnage n’arrivant pas, l’aumônier s’empressa de parcourir au pas de course la distance qui les séparait de l’état major, et, entrant dans le PC, s’adressa au général en lui demandant de reporter l’assaut qui allait être un désastre. Le général ayant eu confirmation que le bois avait été pilonné, refusa. L’aumônier quitta alors les lieux en disant « Adieu » au général, précisant qu’il serait le premier à sortir de la tranchée quand son régiment lancerait l’assaut. Lassé ou furieux, (ou peu être un peu des deux…), le général emboita le pas pour se rendre compte par lui-même de la situation.
Arrivant sur les lieux, il constata en effet que l’artillerie n’avait pas pilonné, et reporta l’assaut.
Ce que je veux dire à travers cet exemple, c’est qu’il y a des occasions où « fermer sa gueule », comme on dit en jargon militaire, est parfois coupable. Il me semble être dans une de ces situations. Il ne s’agit pas de « flinguer tout ce qui bouge », mais plus de sonner le tocsin.

Pour revenir à notre sujet, il y a en Afghanistan une volonté de l’armée française de créer un état d’esprit tout à fait déférent et bienveillant face à l’islam. Une crainte presque servile de déplaire à l’islam.
Les informations, consignes, et règles de vies qui nous sont données sont parsemées de détails visant à surtout respecter la république islamique d’Afghanistan dans ses coutumes et ses lois. Ces consignes ne seraient jamais données en France car elles choqueraient les mentalités. Mais sous le prétexte que « ils sont chez eux », nous assistions à une démission de l’intelligence, une trahison de l’esprit, un bannissement effrayant de la conscience.

En France, jamais ces mêmes personnes n’auraient eu l’idée de donner ces consignes, car, pour faire court, ce n’est pas une bonne chose.
Mais si ce n’est pas une bonne chose ici, pourquoi le serait-ce là-bas ?
Ce qui est mauvais ici devient bon 7000km plus loin ?

Et toujours ce même argument sans cesse avancé : « ils sont chez eux ». Cette base à toute discussion venait interdire totalement et définitivement la possibilité d’évaluer la pertinence, le bien fondé, la valeur morale ou même la perniciosité de certains usages des habitants de ce pays, et nous obligeait à les regarder de manière neutre, voire bienveillante, puisque nous devions y souscrire en ayant une conduite conforme à ces usages.
Et cela en chassant toute autre référence de nos esprits, de façon à ne pas interférer avec ce fameux respect de l’islam.
L’aboutissement de tels comportements s’apparentait beaucoup, chez certains, au « syndrome de Stockholm ».
Me désolant, lors d’une patrouille, de voir une fillette de 10 ans accompagnée de son mari qui devait en avoir 50, j’eu comme réponse le fameux argument : « Ils sont chez eux ». « Et la pauvre gamine… » Répliquais-je… « Ils sont chez eux ».
Or jamais cette personne ne m’aurait répondu cela en « temps normal ».
Mais, l’esprit embourbé dans l’obligation impérative de respecter la république islamique d’Afghanistan, ses coutumes et ses lois, elle s’interdisait toute critique et toute opinion… et tant pis pour la gamine donc…
Il est évident que cette personne était choquée de voir cela, mais, la conscience reformatée pour les 6 mois de mission, elle ne s’autorisait pas un jugement sur ce que le bon sens commun appelle d’ailleurs de la pédophilie.

Une autre fois, ce fut une mère de famille, à terre, massacrée à coup de pieds par son mari devant leurs enfants, (les petits garçons seulement), qui poussaient des cris de joie à chaque fois que le coup portait à la tête. Evoquant le soir à table cet épisode qui avait marqué plus d’un soldat assistant à la scène, toujours cette même réponse, cette fois un peu désabusée : « Ho écoutez Padre… Ils sont chez eux… »

Ces comportements, qui en France seraient qualifiés de « non-assistance à personne en danger », sont le résultat de ces fameuses consignes, mais aussi du comportement de certains chefs qui obligent, par la conformité due à l’exemplarité instituée du chef, à un certain mimétisme, voir à une surenchère, et cela jusque dans les détails.

Ainsi, avant de partir, nous avons même eu un intervenant venu de paris jusqu’à Calvi, pour nous briefer encore une fois sur la mission et les usages, qui nous informa entre autres choses, qu’il ne fallait pas uriner ni cracher en direction de la Mecque.

Les faits et les consignes là-bas :

- Les militaires féminins devaient avoir les bras couverts sur le terrain. (écrit dans les règles à observer. Imaginons la même règlementation en France…).

- Quand un pot avait lieu avec des afghans, on préparait soigneusement un coin sans bières et sans porc, (alors que ces mêmes afghans lors de ces pots, non seulement buvaient beaucoup de bière, mais en plus en emportaient aussi beaucoup, s’en remplissant les poches).

- à Tora, une immense caisse à sable, servant à visualiser les opérations sur une maquette en relief construite dans le sable, fut fabriquée et posée à quelques mètres du reste du mur de l’ancienne mosquée évoqué plus haut. Ordre fut donné de démonter cette caisse, et de la déplacer à quelques mètres de là pour ne pas qu’elle ait l’air d’être trop proche du fameux mur en ruine. Motif : « on ne veut pas d’ennuis avec les gens ».

- Dans le cadre des actions « cimic », (actions humanitaires menées par l’armée française), des tapis de prière sont distribués dans les villages. (Si les français savaient que leurs impôts servent aussi à cela).

- Un caporal chef de la légion, d’origine afghane, travaillant avec les cimic, chargé du contact avec les populations, commençait traditionnellement son discours dans les villages, avant la distribution en disant : « moi je suis musulman, nous sommes avec vous… » Etonnant de voir que l’armée républicaine et laïque se présente avec un « moi je suis musulman… »

- Ce même caporal chef fit aussi l’appel à la prière au micro des afghans au cop Rocco, cop français où le petit détachement afghan avait installé une sono pour les appels à la prière. Ces sonos dans les villages servaient aussi à psalmodier des versets du coran demandant la mort des infidèles quand nous passions à proximité.

- Comme consigne dans les rencontres avec les afghans : ne pas parler des femmes, ne pas regarder les femmes, ne pas parler aux femmes. (Imaginons la même règlementation en France).

- Pendant le ramadan, des consignes très strictes sur le fait de ne pas manger, boire, ou fumer devant des musulmans, (afghans ou non…), sont données par écrit. (Imaginons la même règlementation en France).

- Quelques temps avant l’arrivée de notre mandat, un accrochage dans la green zone avec une riposte au mortier avait causé des dommages parmi le bétail local, à savoir vaches et moutons. L’ancien chef de corps avait promis que cela serait réparer par le dédommagent financier, et nous eûmes donc à distribuer les quelques 8000 euros aux habitants de cette zone.
Or, cela est un signe de faiblesse pour les afghans. Ce peuple se bat depuis des générations et ne comprend que la loi du plus fort. Nos chefs militaires et politiques ont écrit que la victoire ne serait pas militaire. La conclusion des afghans est que nous avons donc perdu militairement. Nous sommes des vaincus. Et parallèlement, nous essayons, dans leur vision, de les acheter, ou d’acheter la paix, à coup d’euros, ou de ponts, de routes, d’écoles, de couvertures, de tracteurs etc. Ils nous dénigrent comme vaincus, et nous méprisent comme corrupteurs. De plus, loin d’avoir la moindre gratitude devant tant de générosité, ils considèrent cela comme des prises de guerre.

- Toujours à propos du chef de corps de la Task force précédente, un film diffusé à la télévision française, (visible sur internet), le montre arrivant à une choura, (une réunion des anciens et des dignitaires locaux), qui commence par la prière musulmane, menée par le chef de l’ANA (armée nationale afghane). Tout le monde est assis en tailleur, et la prière musulmane commence avec un mouvement d’ouverture des mains puis se poursuit avec les paroles rituelles. On voit sur le film le chef de corps qui ouvre les mains, ainsi que, voyant son chef le faire, son assistant derrière lui. Cette démarche est grave, car cela s’appelle de l’apostasie. Comme la chapelle était négligée en son temps à Tora, là c’est la foi catholique, qu’on sait être celle de ce militaire, qui est battue en brèche. C’est encore un signe de faiblesse qui vient cautionner la religion des gens de ce pays, religion qui leur demande de lutter contre nous.

- Après cette prière, lors de son discours, ce colonel affirme aux habitants du village de Sper Kundai, qui se trouve au pied de la montagne sur laquelle 10 soldats français sont morts en 2008, qu’il sait que ce ne sont pas les habitants de leur village qui ont tiré sur les français. (ha bon…) A la fin, lors de son départ, un de ses subordonnés vient le voir pour l’informer que la police afghane souhaite fouiller différents lieux du village où se trouveraient des armes. Là le colonel refuse en disant que cela irait contre ce qu’il vient de dire aux habitants. (ha tiens…) Ce comportement est du pain béni pour les afghans, qui nous mentent, nous volent, nous tuent, et trouvent en face un angélisme béat qui préfère croire aux discours officiels inadaptés à la situation plutôt que de reconnaitre la réalité. Le colonel précise que si c’est pour trouver 5 ou 6 obus de mortier, on s’en fout.

- Pour une fois que la police afghane voulait bosser…
Car en effet, il faut aussi savoir qu’une enquête, effectuée par l'inspecteur général pour la reconstruction de l'Afghanistan, Arnold Fields, et publié dans un rapport officiel américain il y a quelques mois, affirme que : « A l'heure actuelle, nous ne connaissons pas vraiment le niveau de compétence des forces de sécurité afghanes ».
L’équipe d’évaluation précise que « Dès que nous aurons tourné le dos, l'ANP (la police afghane) cessera de faire ce que nous lui demandons de faire », et que « les soldats afghans ont tendance à régresser, même lorsqu'ils ont été bien notés par leurs mentors américains. »
De plus, le rapport précise que « les formateurs, débordés et quelquefois eux-mêmes mal formés, déplorent la corruption et l'usage de la drogue parmi les militaires afghans ». Enfin le rapport évoque les exemples de siphonage de l'essence par des policiers, de vols d'armes, d'extorsion de fonds aux points de contrôle, etc.

Qu’à cela ne tienne.
Quand une OAP (opération aéroportée) fut programmée par notre task force, nécessitant l’accord d’un général américain, le briefing qui lui fut fait à Tora encensait les troupes afghanes, leur attribuant quasiment toutes les vertus et l’excellence du comportement de très bons soldats. (J’espère que le général n’avait pas lu le rapport en question…)
De manière plus précise, il m’est arrivé d’assister à de nombreuses scènes, où des soldats de l’ANA étaient soit ivres, soit complètement drogués.
Lors d’une patrouille, alors que j’étais moi-même sur sa base, un lieutenant du 1er RHP a même été mis en joue au PKM par un soldat de l’ANA, hurlant de colère sous le coup de l’alcool et de la drogue, à quelques mètres de lui. Il ne dut son salut qu’à l’intervention d’autres soldats de l’ANA qui plaquèrent leur camarade au sol.
D’une manière plus générale, beaucoup de « manip » étaient soit annulées soit très modifiées car les soldats de l’ANA avaient soit trop chaud, soit trop froid, soit faim, soit il allait pleuvoir, ou faire nuit, ou ils ne voulaient pas passer la nuit sur le terrain, (quand les français y dormaient, eux), ou ils n’avaient pas assez dormi, ou pas assez récupéré, ou pas pris leur petit déjeuner, etc. Je peux étayer chacun de ces cas, chacun.

Alors, qu’on ne fasse pas étalage de tout cela au général américain, soit, mais qu’on lui mente effrontément pour mieux plaire et faire croire que le système fonctionne… Cela dépasse l’entendement.

Et sachez bien que la troupe avait conscience de tout cela. La preuve, ce fut la réaction des légionnaires, abasourdis, quand, lors de son allocution durant le pot suivant le TOA, (transfert of authority), le CDC de notre task force évoqua, tout sourire, la « légendaire hospitalité orientale dont nous avons bénéficié de la part de la population afghane durant ces mois passés ici ».
Les légionnaires après 6 mois de présence voyaient bien la réalité, et leur parler de « légendaire hospitalité orientale » les déconcertait.

J’eu comme commentaires des propos se rapportant à ceux du P. Delarue, aumônier en Algérie qui lors de l’enterrement de 11 légionnaires, le 15 novembre 1960 disait : « Vous êtes tombés au moment où, s'il faut en croire les discours, nous ne savons plus pour quoi nous mourons ! Daigne le Seigneur vous accorder le repos de ceux qui l'ont mérité, la lumière éternelle, sa paix. »
« Nous ne savons plus ici pourquoi l'on meurt... »

Ces propos, bien que reflétant l’état d’esprit des troupes qui voient mourir leurs camarades pendant que des mots élogieux sont sans cesse adressés à ceux qui aident, ou sont, l’ennemi, lui valurent le bannissement d’Algérie et des unités parachutistes.

Je ne veux citer ici qu’un seul de ces commentaires, mais qui reste douloureux dans ma mémoire, celui d’un caporal chef d’origine Bulgare, qui, après les mots du CDC, me glissa, les larmes aux yeux : « vous vous rendez compte Padre, après tout ce qu’on a vécu ici, entendre ça… ».

- Ces erreurs viennent aussi de la méconnaissance de notre part, des écrits sur lesquels se fondent les talibans pour nous combattre. Il suffit de lire le coran, la charia, pour comprendre la teneur du danger. Nous ne voulons pas le faire, nous retranchant derrière les sempiternels arguments de traduction, de versions ou d’interprétations pour refuser de se pencher sur les écrits. Un peu comme si on refusait d’évaluer la dangerosité du nazisme sous prétexte qu’on n’a pas lu Mein Kampf.

- Dans ce même village de Sper Kundai, j’eu l’occasion d’assister à l’intervention du chef de corps de notre Task Force, qui qualifia, durant un discours des plus bienveillants, de « culture estimable » les usages de ces gens. (quand vous voyez une petite fille se faire tabasser par son mari parce que c’est ce que demande dieu dans le coran à la sourate de la femme, vous vous dites que ce n’est pas si « estimable » que ça.)

- A Tora, nous avions aussi « radio surobi », une radio payée par la France, et qui diffuse des programmes en afghan uniquement, avec les appels à la prière pour les musulmans.

- Un autre épisode douloureux, très douloureux, touche aux dernières volontés de soldats français, bafouées par l’autorité. Lors de l’enterrement du caporal Hutnik, le premier mort de notre Task Force, de nombreux maleks et autres dignitaires locaux étaient présents à la prise d’armes. Tous sont restés assis, discutant et plaisantant durant la cérémonie. A la fin de la prise d’armes, plusieurs personnes, légionnaire et sous officiers sont venu me voir pour « me confier une mission », me disaient-ils. « Padre, si on meurt ici, on ne veut pas de ces gens à notre enterrement, notre vie on la donne à la légion, mais notre mort c’est entre nous. »
Ils me précisaient que le dernier moment, le dernier adieu, devait se passer au milieu de leurs frères d’arme, pour être porté, salué, pleuré par eux, mais qu’il ne fallait pas de spectateurs « comme ces gens qui ont discuté et rigolé entre eux pendant qu’on était triste. »
Parmi eux se trouvait le sergent Ryguiel. Ce sergent meurt quelques semaines plus tard lors d’une attaque de talibans.
Immédiatement, alors que je suis encore devant son corps sur le terrain, des légionnaires viennent me voir, et me disent « Padre, il ne voulait pas d’afghans à son enterrement, il ne faut pas qu’ils soient là pour la prise d’armes. » Tout l’après-midi ils viennent me voir, les uns en leur nom, les autres en son nom, les troisièmes au nom de leur section, au nom des polonais, bref, une attente réelle.

Je vais donc voir le CDC qui me dit qu’on ne peut répondre à pareil demande, car il ne veut pas prendre le risque de perdre les « avantages acquis avec cette population depuis tant d’années de présence de l’armée française », et qu’il ne veut pas interdire à ceux qui veulent s’unir à notre deuil de participer à la cérémonie.

Les gars étaient dégoûtés.

Mais pas seulement de voir le non respect des dernières volontés. Aussi à cause des arguments.
En effet, à l’évocation des « avantages acquis avec cette population », un adjudant demanda « lesquels ? »
Il faut savoir que la veille de la mort de Ryguiel avait eu lieu la fameuse distribution des 8000 euros évoquée ci-dessus ; le lendemain matin, une « action médicale gratuite » était organisée toujours pour les habitants de cette même zone.
L’après midi de ce même jour, durant une opération menée dans cette zone, les GCP embusqués, (les commandos du régiment desquels faisait partie Ryguiel), furent repérés par des enfants et contraints de changer de place pour ne pas être pris pour cible par les insurgés. Après s’être repositionnés, ils furent de nouveau repérés par des enfants partis à leur recherche, et leurs positions furent donc donnés aux insurgés qui montèrent leur attaque durant laquelle Ryguiel mourut.
Toujours dans cette zone, il est intéressant de savoir que généralement, quand les talibans se déplacent d’un point A à un point B, ils le font tranquillement, sans armes, donc sans danger qu’on leur tire dessus, puisqu’ils ne sont pas armés, cela pendant que des enfants cavalent derrière avec l’armement et les munitions. Les femmes, comme les enfants, sont aussi mises à contribution, notamment dans le domaine du renseignement, où, en toute impunité, elles observent les effectifs, les véhicules, l’armement et les positions pour rendre compte ensuite et renseigner les talibans.
Heureusement donc qu’il y a des avantages acquis avec ces populations, sinon, qu’est-ce que ce serait… (Pour la petite histoire, quand le ministre de la défense vint en Afghanistan, il félicita le détachement pour l’excellence de son travail et l’absence de dégâts collatéraux, car, expliqua-t-il, « la vie d’une femme ou d’un enfant est sacré, c’est l’innocence même. » Cela passa assez mal auprès de ceux qui savaient ce qui s’était passé, qui se demandaient si le ministre lisait de temps en temps les rapports…)

Le lendemain de la mort de Ryguiel, une choura, planifiée à l’avance, était maintenue et organisée dans cette même zone pour discuter d’un mur « anti-crues » promis par la coalition. Sur le chemin, deux IED (mines) furent détectés et neutralisés. Pendant la choura, au malek qui s’étonnait de l’absence de travaux qui auraient dû commencer, le colonel répliqua que les travaux ne commenceraient pas tant qu’il y aurait autant d’insécurité dans la zone. Le malek concerné répondit qu’il nous assurait que durant les travaux les forces ne risqueraient strictement rien…
Je me suis dit que c’était étonnant de voir le pouvoir qu’avait cet homme sur la zone au point de nous certifier que le danger cesserait… serait-il de mèche avec ceux qui nous tirent dessus ? Ou bien ne serait-ce pas lui-même qui nous tire dessus ? Mais ces questions n’étant pas politiquement correctes…je me suis dit qu’il valait donc mieux penser aux « avantages acquis ».

Pour ce qui est du deuxième argument, « la volonté de s’unir à notre deuil », ce fut grandiose. En guise d’union à notre deuil, la moitié des afghans est arrivée en retard à la prise d’armes, et l’autre moitié est allé directement à l’ordinaire pour s’assoir devant les portes en attendant que ça ouvre pour le pot qui suivait la prise d’armes, afin donc de boire des bières jusqu’à plus soif et d’en emporter autant que leurs poches le leur permettaient.


Pour en revenir aux dernières volontés, je ne peux m’empêcher de penser à celles que le général Bigeard a formulé : répandre ses cendres sur Dien Bien Phu, et cela, en plus du souhait d’être réuni à ses frères d’arme, pour emmerder la France et le Vietnam. Le ministre de la défense à dit que ses intentions seraient respectées. Heureux général de 94 ans, mort paisiblement, qui voit ses dernières volontés appliquées, quand un jeune sergent tombé au feu se voit imposer les ricanements de ceux-là même qui ont participé de près ou de loin à sa mort.

Les mêmes requêtes me furent faites de la part d’autres militaires après l’enterrement de Ryguiel, pour demander qu’il n’y ait pas d’afghans s’ils mourraient… je leur ai expliqué que ce n’était pas possible, ils étaient écœurés. Cela me fut encore demandé par des Hussards du 1er RHP à la mort d’un brigadier chef, là encore…bref.
Ces refus du système, non seulement bafouent la volonté du défunt, mais aussi scandalisent la troupe, qui connait les agissements de nombreux afghans présents dans les rangs d’officiels, et sait que beaucoup d’entre eux travaillent avec les talibans.
Leur interdire l’accès à la prise d’armes aurait pu être, selon certains légionnaires et hussards, l’occasion de faire comprendre à ces gens que nous ne sommes pas dupes. Sur le terrain nous donnons, construisons, finançons, aidons etc. tout cela avec bienveillance et sourire, pendant qu’eux, trichent, volent, mentent, truandent, tuent, et nous prennent pour des moins que rien.
Ainsi, ne pas les accepter à l’enterrement, leur aurait montré qu’il y a des limites, et que nous ne voulons pas d’eux, qui coopèrent, avec femmes et enfants, au combat mené contre nous.
A l’inverse, leur présence était ressentie par beaucoup comme la démarche de gens qui « vont au bilan » après un tir, qui vont regarder le « tableau de chasse ».
Surtout que les afghans n’étaient pas seulement acceptés, mais bien sollicités, invités. Démarches à chaque fois choquantes pour les camarades.


D’autant que durant ces prises d’armes, le général qui passait les troupes en revue le faisait règlementairement en saluant comme il se doit devant les unités et les détachements, puis, passant devant les afghans, s’arrêtait, et s’inclinait légèrement en mettant sa main sur le cœur… Exotisme quand tu nous tiens… Pourquoi ne pas saluer avec le tranchant de la main à l’horizontal quand il passe devant le détachement américain…

Le CEMA fit de même quand, au COP Rocco il salua le capitaine afghan, d’abord réglementairement, puis lui serrant la main avant de la mettre sur le cœur…

Cela me rappelle la description faite des anglais et des français arrivant dans des terres lointaines. Quand les anglais arrivaient quelque part, au bout de 8 jours, les autochtones se mettaient en smoking le soir pour passer à table. Quand les français arrivaient quelque part, au bout de 8 jours ils se mettaient torse nu, en pagne et en tongs.

Cela pourrait être amusant si ce n’était si dramatique.
Ainsi donc, à force de vouloir s’adapter, d’en rajouter, de surenchérir dans l’asservissement à l’islam et le « cirage de babouches » comme disaient des légionnaires, nous en arrivons à l’affaire du voile.

Cet épisode s’inscrit, non pas dans le devoir du militaires d’observer les lois et les règlements, mais, comme beaucoup de faits évoqués ci-dessus, dans la volonté de s’ingénier à trouver sans cesse de nouvelles occasions de mieux s’engluer dans la soumission à l’islam en espérant plaire au système, et à des gens qui nous détestent.




Tout d’abord le rapport :

2ème REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES
A COP 46, le 23 mars 2010






RAPPORT
de l’Aumônier catholique Benoît Jullien de Pommerol
du Groupement Tactique Inter Armes SUROBI


Objet : atteinte à la liberté religieuse.

Le lundi 22 mars 2010, étant au COP 42, avec le PC de l’opération GREGALE, j’ai rencontré la sergent-chef Angélique REPAIN, avec la tête recouverte de son chèche, ne laissant paraître que l’ovale de son visage. Interloqué, je lui ai demandé pourquoi elle portait ainsi son chèche, « c’est un ordre » me répond-elle.

Estomaqué, je lui demande des précisions, et elle m’explique que le lieutenant-colonel MEUNIER, chef du BOI du 2éme REP, la voyant tête nue, (comme le sont tous les personnels du COP 42), lui a demandé de se couvrir, expliquant que cela choquait les afghans de la voir ainsi. Souriant en pensant à une plaisanterie, il lui précisa qu’il ne plaisantait pas.

Le voile en Afghanistan est une obligation religieuse, et les femmes afghanes musulmanes sont donc tenues de le porter. Le problème est que la sergent-chef REPAIN n’est pas une femme afghane musulmane, mais une soldate française, et qui plus est baptisée. Le fait d’imposer un usage de la religion musulmane à une personne qui n’est pas de cette religion et qui le refuse porte atteinte à sa liberté.

- Liberté religieuse, car elle est obligée par un ordre d’agir contre sa foi.
- Liberté de conscience, car, bien qu’estimant mauvais le fait d’imposer à des femmes le port d’un voile contre leur volonté, elle se voit forcée de cautionner et encourager cette pratique en montrant que même des militaires français l’imposent à leurs personnels féminins.

Il s’agit ici d’un viol de conscience, mêlé d’une infraction grave à la laïcité, ce qui enfreint également la déclaration universelle des droits de l’homme, et le principe de liberté cher à la république française.

Victime d’un ordre illégal, la Sch REPAIN a donc été obligée d’observer un usage avilissant : l’idée de la contrainte du voile , qui n’a rien à voir avec la tenue du militaire français, vient ici nier l’identité de la personne, lui interdisant d’exister à part entière, cachant contre son gré une partie de son être, réduisant l’individu à une portion de lui-même, bafouant sa dignité.

Plus grave, le pouvoir militaire vient s’immiscer dans le domaine religieux, imposant à des baptisées d’agir contre leurs convictions, (Ce cas n’est pas unique), ce que l’aumônier catholique condamne fermement, (même les animaux ne se voient pas imposer de voile).

En 2008, au camp de Warehouse, le chef des armées, le président Sarkozy affirmait sur la place d’armes que nous étions aussi là pour qu’un jour les femmes afghanes n’aient plus à porter la burka. Les personnels féminins qui viennent en mission peuvent donc espérer, dans un esprit de charité propre au christianisme, apporter leur contribution à cette libération. Cette lutte contre la terreur, qu’elle soit spirituelle ou armée, est un des points sur lesquels j’insiste quand des civils demandent l’intérêt de notre présence ici.

Or à l’inverse, des soldates se voient forcées de participer à une forme d’oppression, et à la subir. Ce n’est pas l’esprit de la mission.
Il serait souhaitable, ou bien, d’informer les militaires féminins avant leur départ qu’elles seront contraintes d’agir de la sorte, ou bien de condamner fermement ce qui est alors un abus de pouvoir et d’expliquer qu’il s’agit d’une grave erreur d’appréciation.




Signature.


En plus du rapport, le contexte est intéressant.
Tout d’abord, l’ordre a été donné en public, en présence de plusieurs membres du CO, l’un d’eux, amusé, lui a même dit « bonjour ma sœur ». Ce qui faisait rire des officiers du CO scandalisait la troupe.
Il faut aussi savoir qu’un autre lcl était allé voir la chef Repain pour lui expliquer pendant 20 min qu’en fait c’était plutôt une tradition et que ce n’était pas scandaleux, etc, et qu’en plus « ça vous va bien vous savez… »

Sinon, une fois le rapport écrit, j’ai tenu, bien que ce soit une infraction à la procédure, à ne pas rendre compte immédiatement à l’évêque, mais à essayer de gérer le problème sans risquer d’enquête de commandement.

Etant au COP 46, (combat out post du parallèle 46), et le lcl Meunier au COP 42 avec le pc, et ne pouvant le rencontrer, je l’ai donc appelé vers 14h, pour savoir si oui ou non il avait donné cet ordre. Il me répondit « ce n’est pas impossible que j’ai pu donner cet ordre… pourquoi ? » Je lui explique alors que c’est grave et que j’ai donc fait un rapport et que puisque le général vient sur cop 46 à 14h50, j’envisage de lui donner le rapport sur cet évènement qui commence à faire du bruit et que les gens répandent par téléphone ici et là, lui expliquant que je ne peux pas ne pas réagir, car tous s’interrogent sur ce que fait le padre, et pourquoi il ne réagit pas.

Il me répond : « écoutez… n’hésitez pas ». « Vous me confirmez que je donne au général le rapport sur votre ordre illégal ? » « Bon, me répond-il, passez me voir au cop 42, je vous fais récupérer dès que possible, nous en parlerons. »

Dans la foulée, le chef de corps arrive sur cop 46, et, au PC il reçoit un coup de téléphone du lcl Meunier. Alors qu’il sort, je viens à lui et l’informe que j’ai un souci majeur avec un ordre illégal du lcl Meunier. Le CDC, remettant immédiatement en cause la nature des faits avant même que les expose, refuse ensuite de prendre mon rapport et fait preuve d’un désintérêt total du sujet. Il finit par accepter l’enveloppe que je lui tends quand je lui évoque l’obligation que j’aurai de consigner dans les faits son refus de suivre la procédure. Mais il me précise qu’il ne lira le rapport qu’une fois rentré à Tora. (Le retour était prévu 4 jours après).

Je lui précise que je viens d’avoir le colonel Meunier au téléphone et que j’espère pouvoir gérer cela en interne, mais que, vu le scandale que cela suscite, je ne peux me taire. En conscience.
Je trouve donc une place dans un véhicule du convoi du CDC, et arrive en fin d’après-midi au cop 42.

Après le point de situation du soir, nous eûmes une brève discussion avec le lcl Meunier, qui se passa mal. Les faits furent relativisés, puis niés, ce qui mit un terme immédiat de ma part à l’entretien.

Plus tard, dans la nuit, après la lecture du rapport, il vînt me trouver pour me dire qu’il réalisait ce qui s’était passé, combien il déplorait tout cela, et s’excuserait directement auprès de la sous-officier publiquement humiliée, ainsi qu’au point de situation à Tora. Ce qu’il fit.

Mais la cause de ce genre de débordements étant la politique générale de l’ISAF en Afghanistan, il était impensable que ce fait prenne de l’ampleur. Tout fut donc étouffé.
Une véritable version mensongère fut même montée :

- On assura que sur le terrain une enquête DPSD avait été diligentée.
FAUX.
Ou alors quel est ce genre d’enquête dans laquelle les protagonistes ne sont pas auditionnés ? Jamais je n’ai été sollicité par les gens de la DPSD, et une seule des féminines l’a été.

- Il a ensuite été affirmé que la mesure n'était qu'exceptionnelle pour des circonstances précises et qu’elle n'avait pas pour valeur d'être généralisée ou prorogée.
FAUX.
La volonté de demander aux féminines de se couvrir sur le terrain était inscrite dans le RSI, (règlement de service intérieur).
Dans une première réaction, l’OSA, avait tenté d’enlever ce passage en expliquant au C2 l’erreur que constituait un tel ordre. Le C2 n’a pas pris en compte la remarque et a insisté pour que cela soit écrit. Ce passage a été supprimé avant publication officiel et à la suite du rapport, mais l’idée était bien là. (Et elle est toujours là, j’y reviens plus loin.)
De plus, l’ordre de se couvrir a été donné dans un COP, pour l’un des cas, et lors d’une aide médicale sur le terrain pour un autre cas. Donc aussi bien à l’intérieur d’une base qu’à l’extérieur. Je ne soulève que deux cas, mais il faut savoir qu’il n’y avait que deux féminines sur le terrain…

- Il a ensuite été affirmé que le commandement local avait par ailleurs bien compris l'importance de la chose.
FAUX.
Si de son coté, le lcl Meunier s’est excusé publiquement et personnellement auprès du sous officier féminin, le commandement local a persisté, puisque le chef de corps a expliqué à la sergent-chef, « qu’en fait, finalement, vu qu’on est en pays musulman, ce n’est pas plus mal que vous soyez voilée, entre nous… »
Elle-même était sidérée de voir les deux discours, l’un officiel, l’autre devant elle.
Le chef de corps m’a lui-même affirmé, là aussi en tête à tête qu’au moins, « avec la tête couverte, c’était une tenue décente ».

Vous imaginez aisément, au terme de tout cela, combien des distances furent prises par certains à mon égard, et parallèlement, combien je devins héroïque aux yeux d’autres. Les deux réactions me navraient pareillement.

Dans cette ambiance déplorable, l’aumônier musulman voulu me rencontrer pour m’informer qu’il s’était plaint aux autorités militaires de mes critiques contre les musulmans. J’ai discuté avec lui pendant 2 heures, en présence du pasteur protestant gagné à la cause musulmane, et nous avons conclu qu’en aucun cas je n’avais critiqué de musulmans, mais juste expliqué l’islam aux gens qui me le demandaient. Pas une fois le musulman ne m’a contredit sur ce que je lui évoquais des horreurs et des comportements inadmissibles demandés dans le coran. Mais cet homme, idéologue de première, ne serrant pas la main des femmes, (jusqu’à ce qu’un caporal chef lui refuse une poignée de main expliquant : « vous ne serrez pas la main des femmes, je ne sers pas la main des musulmans », là il changea. Et lors d’un pot, une féminine lui demanda pourquoi c’était « une fois oui- une fois non », il répliqua « je vous sers la main quand j’ai envie de vous serrer la main… » Quand je pense que ce sont des modérés… hé bin mes aïeux…), estimant juste que les femmes musulmanes soient voilées et tant d’autres choses encore, a bien compris qu’en criant au racisme et à l’islamophobie il obtiendrait ce qu’il voudrait des chefs. Là encore, ça marche. Ecœurant.

A la fin de l’évocation de tous ces problèmes, je ne peux m’empêcher de relayer un court passage d’une intervention du Pape Benoit XVI, il y a quelques jours lors de la visite des évêques du Brésil où il évoque : « la vision erronée d'un œcuménisme portant à l'indifférenciation doctrinale, laquelle conduit à un irénisme acritique où toutes les opinions constituent un relativisme ecclésiologique. » (Discours aux évêques brésiliens en visite ad limina, le 10 sept 2010)

Il ne s’agit pas ici à proprement parler d’œcuménisme avec les musulmans, mais l’idée est bien là de raboter notre foi notre doctrine et nos usages pour faire une place à autre chose, fut-il mauvais et dangereux, pour espérer se faire apprécier par des gens qui doivent répandre leur foi par les armes, comme l’évoquait le Pape dans son discours à Ratisbonne.

Ce glissement se voit aussi dans un article Publié le 29/08/2010 dans le journal de Saône et Loire, où un aumônier militaire catholique de retour d’Afghanistan affirme à propos des gens sur place : « Peu importe que je sois catholique et qu’ils soient musulmans, il y a quelque chose qui nous unit, une sorte d’espérance réciproque. »

Ce syncrétisme est dans la droite ligne du « In God we trust » (nous croyons en Dieu) inscrit sur le dollar américain. Peu importe qui est Dieu, qu’il soit allah, jéhova, vishnou, Jésus, Yahve, ou qui vous voulez, tout se vaut et inversement.

On comprend mieux qu’on puisse arriver à l’affaire du voile car, si la règle est d’observer les coutumes religieuses des gens chez lesquels nous nous trouvons, alors le voile devient une chose normale à demander, voire à imposer à nos personnels.
Le problème est que si nous respectons les coutumes de ce pays, il faut les respecter totalement, et nous devons, par exemple, payer l’impôt du dhimmi (du non musulman en pays musulman) ou encore nous laisser asservir et tant d’autre réjouissances...
Quant à « l’espérance réciproque », ne nous y trompons pas, elle est d’un coté de voir ces gens heureux et en paix, et de l’autre, de nous voir musulmans ou morts.

Pendant ce temps, la troupe est bien consciente de tout cela, et si la mission reste sacrée et le sens du devoir intact, elle n’est pas dupe de la soumission et de la compromission permanente du système.
En conclusion, comment aurais-je pu ne pas réagir à « l’affaire du voile »…


• Moyens matériels :

Dans cette mission l’aumônier n’a pas de moyen de transport particulier.
Les déplacements se faisaient dans les convois qui assuraient les jonctions entre les différentes bases. J’ai toujours trouvé une place à chaque fois que cela fut nécessaire.

Il y a aussi un téléphone portable qui permet d’être joint en cas d’urgence.

Internet est accessible et gratuit, pour le moment, mais très peu de postes et débit très faible.

Sinon, la chambre, individuelle, sert aussi de bureau et de lieu pour accueillir les personnes.


- Relation avec le commandement :

Les relations furent bonnes, à l’exception d’évènements divers, où j’ai eu à m’accrocher avec certains, notamment le CDC, le C2 ou le CBOI. Parfois de manière très vive.


- Relations avec les personnels :

A part pour ce que je viens d’évoquer, les relations furent excellentes.

J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec la colonel Collas, médecin psychiatre à Percy à Paris, et je fus très heureux de notre collaboration.
Ce ne fut pas la même chose avec les gens de la Cispat, travail beaucoup plus superficiel et artisanal.

Ce n’est pas l’objet du rapport, mais le « sas » de décompression à chypre mériterait aussi d’être évoqué tant des maladresses y sont commises à l’égard des gens sensés décompresser.


• Moral des troupes :

Bon, mais agacé par l’asservissement du système à l’islam, ayant toujours l’impression de se faire avoir par une population « pourrie-gâtée » qui continuent pourtant à la détester malgré les milliards dépensés pour elle depuis tant d’années. Un seul exemple, vécu par beaucoup, celui des cadeaux donnés à des enfants qui dans la foulée, le cadeau encore dans la main, vous balancent des pierres avec leur main libre quand le convoi rentre à la base.


- Difficultés rencontrées :

Rien de plus que ce que j’évoque dans le reste du rapport, (ce qui est déjà pas mal).


3. La vie en aumônerie.


- Relations, contacts avec des confères ou des responsables religieux locaux.

Pour ce qui est des responsables religieux locaux, « no comment », et pour ce qui est des contacts avec les confrères, ils furent possible avec l’aumônier de Kaboul, et seulement avec lui compte tenu de l’extrême difficulté de mouvements. Bons contacts et complémentarité dans les coups durs.


- Célébrations :

J’avais une messe quotidienne, en semaine à 7h00, avec une dizaine de personnes, et le dimanche à 11h30, avec un effectif variable en fonction des missions. Jamais je n’eu à célébrer la messe sans paroissiens. Le vendredi chapelet à 12h, (en communion avec les épouses qui le disaient au même moment, c'est-à-dire 9h00 en France).

Quand j’étais dans les camps de ma zone, j’avais aussi la messe quotidienne et des confessions « à la demande ». Là encore, j’ai toujours eu du monde à la messe. Il y a aussi eu beaucoup de « recommençant », des jeunes ayant laissé tomber la pratique religieuse, et soucieux de « raccrocher les wagons ».
Beaucoup de confessions et d’entretiens aussi durant cette mission.

La chapelle de Tora était sous le vocable de « Notre Dame des victoires », en lien avec la paroisse parisienne du même nom. Les religieuses de cette paroisse nous ont envoyé une réplique de la statue de Notre Dame des victoires, ainsi que de nombreuses images représentant cette statue. Ces images furent distribuées aux paroissiens, avec l’exhortation d’en prendre 2, une pour eux, et une à envoyer à la famille pour que durant les moments de prière devant cette image, l’un dans son box à Tora et l’autre dans la maison familiale en France, puissent se retrouver en communion spirituelle par l’intercession de la Sainte Vierge. Cette initiative fut très appréciée. Le GTIA suivant, (Bison), sachant qu’à mon retour j’allais à Paris remercier les religieuses de leurs attentions et Notre Dame des victoires de son soutien, me demanda d’envoyer des images supplémentaires pour qu’ils puissent aussi créer ce lien avec leurs familles. Ce que je fis, pour la plus grande joie des religieuses, heureuses d’aider ainsi les militaires français si attachés à cette paroisse.

Toujours dans le domaine spirituel, les 3 enterrements que j’eu à célébrer là-bas furent des moments très denses en rencontres, discussions, attentes et autre besoins spirituels de la part de nombreux légionnaires et hussards.

En plus des célébrations, les visites aux malades et aux blessés furent aussi de grands moments de communion entre l’attente du blessé et le Bon Dieu que représente à leurs yeux la présence du prêtre.


4. Impressions personnelles.

Je suis très heureux de cette mission.




Conclusion Générale :

Au terme de ce rapport, je réalise qu’il pourrait apparaître de manière diffuse que ma déception est que l’armée ne soit pas comme un bras armée de l’église ou un prolongement de sa doctrine. Il n’en est rien.

Le militaire n’est pas un « agent » de l’église catholique, et on ne peut attendre de lui qu’il soit tout entier aux affaires de l’Eglise. Ce n’est pas la mission que lui donne la France. De la même manière, la France ne lui donne pas la mission de se « déculotter » quasiment en permanence comme on le fait là bas face aux afghans et à l’islam. Et cela contre le plus élémentaire bon sens. La troupe, faisant appel justement à ce bon sens, finit même par avoir des discours tout à fait excessifs contre les populations locales, en réaction à la stratégie de séduction du système, stratégie stérile.

Une preuve encore de ce fait, quand un officier de la « STAT » venu pour les lances grenades à installer sur le VAB m’informa que cela faisait 4 fois en 4 ans qu’il venait en Afghanistan pendant un mois à chaque fois, je lui demandais s’il voyait depuis ces années une évolution. « Ho ! Oui », me répondit-il, «C’est très net, la situation se dégrade d’années en années » (no comment…)

La vigilance est donc plus que jamais nécessaire, pour l’aumônier, dans ces égarements successifs et répétés qui finissent par devenir comme une nouvelle norme.

Ce qui a construit notre pays sont les valeurs de la foi judéo-chrétienne. Ce qui construit le comportement des afghans est la haine de nos personnes et la violence contre nous… (cf. le coran, la charia, les hadiths, etc.)

Pour finir par une note d’humour, si à l’époque du pacte de Varsovie, on entendait « Ni rouges, ni morts », des légionnaires me faisaient remarquer qu’en gardant la même phonétique, on pourrait aussi affirmer : « Ni rouges, ni Maures ».
 




 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 17:18

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 07:52

Trouvez ci dessous les deux fiches concernées.Si les textes ne vous semblent pas suffisamment clairs,nous pouvons vous envoyer des copies via internet ,utilisez pour cela le formulaire de contact ou les commentaires en bas de la fenêtre du message.

img155.jpg


img156.jpg

 

 

 

 

Votre conseiller mutualiste Alsace Moselle, pour tout renseignement :

Patrick MILLERY
Tél. 06.59.83.30.73
p.millery@la-france-mutualiste.fr



informations transmises par MC Weiler.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 16:33

Vidéo YouTube-3°RPIMa.

 

 

 

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