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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 10:23

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selon votre vitesse de connection,un peu de patience avant l'ouverture des fichiers.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:54

Dans cet article vous trouverez:

-l'amendement nr7 relatif au 19 mars du 14/12/2011-Source ASAF

-l'article avec son lien de Ladepeche.fr(le pont Chevalier Bayard rebaptisé Pont du 19 mars 1962 à Toulouse)

-une copie de la lettre  du général Pierre ZAMMIT, président de l'Entraide parachutiste 

-un lien vers le fichier "la lettre ouverte du Président de l'ASAF

-un lien vers le fichier "19 mars deni de mémoire.

 

 

 

 

 

Source ASAF. Lundi, 16 Janvier 2012 15:31
Projet de loi fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France (n° 4079, déposé le 14 décembre 2011)


Amendement N°7 relatif au 19 mars

La parole est à M. Jean-Jacques Candelier, pour le soutenir.

M. Jean-Jacques Candelier.
En cette année 2012, constituant le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, l’amendement n° 7 prend tout son sens : l’année qui commence sera l’occasion d’honorer à sa juste valeur la mémoire des anciens combattants d’Algérie.
La Nation a le devoir de reconnaître les souffrances endurées et les sacrifices consentis par ses combattants, et d’empêcher qu’ils ne sombrent dans l’oubli.
Chaque conflit armé a un début et une fin.
Pour consacrer au souvenir des morts et de la paix retrouvée une journée officielle, nous suggérons la reconnaissance du 19 mars comme Journée nationale du souvenir et du recueillement. C’est, en effet, le lundi 19 mars 1962, à midi, que le cessez-le-feu décidé à la suite des accords d’Évian fut appliqué sur tout le territoire algérien.
La date du 5 décembre ne correspond à aucun événement particulier du conflit algérien.

M. Lionnel Luca.
Tant mieux !

M. Jean-Jacques Candelier.
Notre amendement traduit la constance des députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche à l’égard de la guerre d’Algérie.
Il s’agit aussi de tirer tous les enseignements de cette période de l’histoire de notre pays.
En aidant à reconnaître que la France s’est engagée entre 1952 et 1962 dans une véritable guerre, la reconnaissance du 19 mars créerait les conditions d’une meilleure compréhension de la nocivité du colonialisme et du mépris voué aux peuples en lutte pour leur liberté.

M. le président.
Quel est l’avis de la commission ?

M. Patrick Beaudouin, rapporteur.
Monsieur Candelier, la Nation reconnaît déjà les souffrances endurées et les sacrifices consentis par les combattants de la guerre d’Algérie, grâce à la journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, fixée le 5 décembre par le décret du 26 septembre 2003.
Je rappelle que cette date a été choisie par une commission présidée par l’historien Jean Favier et réunissant les présidents des douze principales associations d’anciens combattants. Par onze voix contre une, la date du 5 décembre a été préférée à celle du 19 mars – date du cessez-le-feu – et à celle du 16 octobre – jour anniversaire de l’inhumation du soldat inconnu d’Alger dans la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette.
Je ne crois donc pas indispensable, au moment où nous discutons de l’hommage unanime de la France aux morts pour la France, d’ouvrir une fois de plus un chapitre partisan.
Comme l’a dit le président d’une grande association nationale, devant un monument aux morts, on ne se divise pas, on se rassemble. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)

Mme Françoise Hostalier et M. Michel Hunault.
Bravo ! Tout est dit !

M. le président.
Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Marc Laffineur, secrétaire d’État.
Dans tout débat, monsieur Candelier, mais encore plus dans un débat portant sur la mémoire, nous ne devons penser qu’à une chose : l’unité de la Nation.

M. Michel Hunault.
Très bien !

M. Marc Laffineur, secrétaire d’État.
Si je comprends que certaines associations souhaitent célébrer le 19 mars, je sais aussi que cette date ne peut pas faire l’unanimité.
Après le 19 mars, 75 000 harkis ont été assassinés.
La plupart de ces combattants avaient fait partie de l’armée d’Afrique lors de la Seconde Guerre mondiale, ralliés, pour certains, au général Leclerc à N’Djamena, au Tchad.
Après la guerre, une partie des centaines de milliers d’Algériens ayant combattu aux côtés de la France sont restés dans l’armée française, parce qu’ils avaient fait le choix de la France – nombre de leurs pères, de leurs frères, étaient morts pour la France.
Aujourd’hui, nous devons penser à eux. Nous devons nous souvenir qu’ils ont fait un choix difficile, un choix courageux, parce qu’ils avaient toujours combattu aux côtés de la France.

M. Guy Teissier, président de la commission de la défense.
Oui, un choix très courageux !

M. Marc Laffineur, secrétaire d’État.
Comment expliquer à ces personnes que la date retenue pour l’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie est le 19 mars, alors qu’ils ont été dévastés, détruits, à compter de cette date ?
Même ceux qui ont été emmenés en France ont connu une intégration difficile – notre République doit d’ailleurs s’interroger sur la façon dont elle a accueilli ces combattants.
Nous devons également penser aux deux millions de Français appelés les pieds-noirs.
Contrairement à ce que vous semblez affirmer, monsieur Candelier, on ne peut assimiler les pieds-noirs à des colonialistes. Bien sûr, certains ont pu tirer profit de la situation. Mais la plupart des personnes qui ont dû quitter l’Algérie étaient des petits commerçants, des fonctionnaires…

M. Lionnel Luca.
Des enseignants !

M. Marc Laffineur, secrétaire d’État. …des policiers, des gens modestes.
Parmi les pieds-noirs, on a dénombré 1 696 personnes disparues après le 19 mars 1962, sans que l’on puisse jamais savoir ce qu’elles sont devenues. Comment voulez-vous expliquer aux harkis, à ces Français déracinés, arrivés en métropole après avoir tout perdu, que l’on a retenu la date du 19 mars pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie ? Ce n’est pas possible !

Constatant la difficulté à trouver une date de commémoration des morts d’Algérie pour la France, journée d’union nationale et de recueillement, où l’unité de la Nation doit s’exprimer, la commission Favier, réunissant des historiens de toutes tendances ainsi que des associations d’anciens combattants, a finalement retenu la date du 5 décembre, proposée par l’une des associations et adoptée à l’unanimité moins deux voix.
Je vous le répète, nous devons penser à l’unité de notre pays plutôt que de lancer des débats qui ne peuvent que le diviser. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)

L’amendement n° 7 n’est pas adopté.

 

 

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Autre son de cloche.

 

Toulouse-:source de l'article "Ladepeche.fr"

Le pont Bayard, devant la gare Matabiau, sera cette année baptisé Pont du 19-Mars 1962 » confirmait Michel Pech, représentant le député maire Pierre Cohen. Au grand satisfecit des membres de la Fnaca, qui, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, étaient réunis autour de Louis Vié, président du comité de Toulouse. Ce fut une occasion pour le président national Guy Darmanin de rappeler à tous : « Cette année sera celle de la mobilisation pour commémorer massivement le 50e anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962 qui a marqué la fin de la guerre d'Algérie ». Le sénateur Jean-Jacques Mirassou, conseiller général, a d'ailleurs tenu à féliciter le Toulousain Guy Darmanin pour son élection à la présidence nationale de cette active association d'anciens combattants. Et le parlementaire d'ajouter : « Le Sénat, grâce à sa nouvelle majorité, a présenté une proposition de loi pour l'officialisation du « 19 Mars », et a décidé de bloquer le projet de Memorial Day du 11-Novembre ». Louis Vié a appelé successivement la veuve du regretté Roger Vinet, qui fut l'actif président du comité de 1985 à 1995, Marcel Machado, premier trésorier départemental et un des vétérans du bureau, Robert Alaux, trésorier pendant 25 ans et Robert Laurens, 1er porte-drapeau, également vétéran du bureau. À chacun d'eux, le président du comité de Toulouse a remis la « médaille du cinquantenaire du 19 Mars 1962 ». Il voulait ainsi rendre hommage à leur fidélité et de leur dévouement. Le verre de l'amitié a ensuite permis de prolonger ce moment de convivialité.

l'article sur ce lien   link

 

 

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Transmis par un lecteur.

 

 

Objet : Tr: le 19 mars : escroquerie juridique et déni de mémoire.

La lettre est du général Pierre ZAMMIT, président de l'Entraide parachutiste !

Monsieur Pech,

 

Lors de la cérémonie des vœux de la FNACA relatée par la Dépêche du Midi du 1er février, alors que vous y représentiez le maire de Toulouse, vous avez "confirmé" la décision de la municipalité de Toulouse de rebaptiser "pont du 19 mars 1962" le pont aujourd'hui "Bayard" qui enjambe le canal, juste en face à la gare Matabiau ( http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/01/1274717-matabiau-le-pont-bayard-va-devenir-le-pont-du-19-mars-1962.html). Cette inauguration est prévue en cette année 2012 qui marque les cinquante ans de la fin de la guerre d'Algérie.

 

Pauvre chevalier Bayard, figure du roman national grâce auquel l'école de Jules Ferry a appris et fait aimer la France aux enfants de ce pays, leur a enseigné ce que pouvait être l'Honneur. Qu'a-t-il donc fait pour ne plus être à l'honneur, lui le chevalier ? Le remplacer par qui, par quoi ? Par la date du 19 mars 1962 dont la commémoration est le vieux cheval de bataille d'une seule association d'anciens combattants, la FNACA qui, depuis des décennies, tente par tous les moyens d'imposer "sa" vérité historique. Et ce pour des raisons qui ne sont pas seulement – et loin s'en faut - celles de la mémoire combattante, pas plus que celles de l'Histoire car le 19 mars 1962 n'a pas marqué la fin de la guerre d'Algérie.

 

Vouloir faire du 19 mars la date commémorative de la fin de la guerre d'Algérie est en effet une escroquerie juridique, un déni de mémoire et d'honneur, une insulte aux familles.

C'est une escroquerie juridique parce le mot accord n'a jamais été employé dans le texte officiel. Il n'y a jamais eu d'accords officiels mais seulement des "déclarations gouvernementales". Quant à la délégation du FLN, on sait que ses représentant furent désavoués par ceux-là même qui les avaient mandatés. Parce que sans aucune valeur en droit international, la France n'a jamais pu s'en prévaloir pour obtenir le respect des dites déclarations, en particulier du cessez-le-feu. De la part du FLN, ces déclarations ne demeurèrent que d'intention. Le mot "accord" utilisé à tort par les journalistes à l'époque fait bien l'affaire de la FNACA qui sait cela mais fait comme si.

C'est un déni de mémoire et d'honneur parce que le cessez-le-feu mentionné par ces déclarations n'a été respecté que de façon unilatérale par la France. Du 19 mars 1962 à l'été 1962 qui vit l'exode de la population européenne d'Algérie, le FLN, l'autre parti, fit plus de victimes (plus de 3000 tués et 1700 enlèvements) parmi les européens que pendant toute la guerre d'Algérie qui dura huit ans. Parce qu'après le 19 mars 1962, les harkis qui avaient fait le choix de la France et leurs familles furent massacrés par milliers (le chiffre officiel est de 60 à 70.000 personnes). Est-ce là un cessez-le-feu ? Oui, le 19 mars mit fin aux actions de l'armée française contre le FLN, mais pas à celles du FLN contre les populations fidèles à la France. Il y eut d'une part ceux qui purent bénéficier du cessez-le-feu et tiennent à commémorer le 19 mars et d'autre part les autres, assassinés, enlevés et jamais retrouvés. Est-ce là l'honneur ?

C'est enfin une insulte à ces milliers de victimes d'après le 19 mars 1962, assassinées – il n'y a pas d'autre mot car rien n'a été entrepris par ceux qui, pourtant, auraient pu et du les défendre - et coupables seulement d'être Français ou d'avoir aimé et choisi la France. Tragédie oubliée, tragédie occultée par tous ceux qui tiennent à commémorer le 19 mars. La municipalité de Toulouse a-t-elle pensé à leurs familles ? Son choix ravive des blessures jamais totalement fermées mais que le temps commençait à cicatriser.

 

Après les guerres et leur cortège de victimes, doit venir le temps de l'apaisement, surtout au sein d'une même famille. J'ai l'envie et la force de croire que la Nation française est une famille. La décision de votre municipalité qui ravive les blessures d'hier, qui ravive "la bataille des mémoires" ne va pas dans le sens de l'apaisement de la famille française. En ce sens, c'est une faute. Fi donc de ce que représentait Bayard ! Bienvenue à tout ce que représente le 19 mars. Soit. J'espère seulement qu'un jour viendra où les électeurs toulousains permettront et feront que le pont Bayard retrouve son appellation de chevalier Bayard, synonyme de courage et d'honneur. Une appellation respectueuse de la mémoire des familles des français de "là-bas" et des harkis.


 

Avec mes salutations distinguées.

Pierre ZAMMIT

Balma


 

                                                                  **************************************

 

                                                                            liens vers les fichiers:

 

                       12 02 06 LETTRE OUVERTE au d-put- maire de TOULOUSE 12 02 06 LETTRE OUVERTE au d-put- maire de TOULOUSE

 

 

                        00 19 MARS DENI de MEMOIRE 00 19 MARS DENI de MEMOIRE

 

 

   

                          Si vous avez des difficultés pour ouvrir le premier lien

ASAF

 Mémoire et vérité

A Paris le 5 février 2012

 

Lettre ouverte  du Président

de l’Association de Soutien à l’Armée Française

à  Monsieur Pierre COHEN

Député-maire de la ville de TOULOUSE

 

Place du Capitole

31 000 TOULOUSE

 

Monsieur le député-maire,

 La lecture du journal « LA DEPECHE » du 1er février 2012 m’apprend que vous avez, à l’occasion d’une manifestation récemment organisée dans votre commune, annoncé votre intention de procéder prochainement au changement de nom du pont BAYARD en le baptisant  « pont du 19 mars 1962 ».

 Vous ignorez peut-être que votre geste fait non seulement disparaître de la mémoire collective de votre ville, un héros incontesté de l’Histoire de France dont le nom symbolise à la fois le courage, l’honneur et la générosité, mais qu’il bafoue la mémoire de tous ceux qui sont morts en Algérie après le 19 mars 1962 et piétine l’honneur de ceux qui sont morts avant cette date.

 C’est la raison pour laquelle je me permets de vous adresser ci-dessous un texte sur la réalité du 19 mars.

Il vous permettra de mieux comprendre les raisons de ma lettre et vous conduira je l’espère à revenir sur une décision qui constitue un déni de mémoire. 

 Veuillez agréer monsieur le député-maire, au seul titre des fonctions que vous occupez, l’expression de mes sentiments distingués.

Henri Pinard Legry
président de l’ASAF

 

18, rue de Vézelay ­75008 Paris

 

Tél/Fax : 01 42 25 48 43 - Courriel : secretariat@asafrance.fr

 

Site : http://www.asafrance.fr

 

Association 1901 déclarée le 27 mai 1983. J.O. N° 57322 ­GR 182­ - Fédération A. Maginot

 

 

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 07:58

Texte utilisé par notre blog avec l'autorisation de son auteur.

 

                         L’immigration et la mauvaise conscience européenne

 

« Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir » (Blaise PASCAL)

 

Dés lors qu’il s’agit des relations entre pays développés et tiers-monde, l’Occident, et principalement la France, sont atteints d’un sentiment de culpabilité qu’entretient une classe intellectuelle et médiatique inspirée par l’idéologie mondialiste et le rejet du passé colonial présenté comme honteux. L’esclavage, le colonialisme, le capitalisme, l’exploitation sous toutes ses formes, que nous aurions infligés aux peuples du Sud, nous rendraient coupables à leur égard d’une faute  irrémissible et leur confèreraient sur nous des droits : devoir de repentance pour les uns, pour les autres droit aux compensations, à l’ouverture des frontières, et demain bien sûr droit à une revanche méritée.  Alors que sont  expulsées ou dépossédées les dernières minorités européennes des pays ex-colonisés et notamment  d’Afrique, il nous faudrait, au nom de ces « péchés » historiques, accepter et entretenir sur notre sol des flots de migrants venant de ces mêmes pays, y compris lorsqu’ils s’imposent chez nous en violant nos frontières et nos lois. Dans cette vision des choses, les coupables ne sont plus ceux qui renoncent à défendre nos valeurs, notre identité et notre territoire, mais ceux, qualifiés de « xénophobes », qui prétendent résister à un déferlement migratoire de plus en plus envahissant et arrogant. La manipulation idéologique s’appuie sur un arsenal législatif de jour en jour plus répressif.

 

Accueillir des migrants en surnombre auxquels nous n’avons à proposer que l’assistanat, l’économie parallèle et la délinquance, au nom de la compassion et du rachat de nos fautes présumées, est un faux argument auquel nos compatriotes cèdent trop facilement. L’alibi de la solidarité et de l’aide au tiers-monde ne tient pas : Les pays qui voient partir les migrants n’ont rien à y gagner sur le long terme. Le coût social d’un seul immigré africain en France permettrait d’en faire vivre et travailler utilement plusieurs dizaines chez eux. Aider les tricheurs attirés par le mirage de l’Eldorado français ne fait qu’enfoncer un peu plus leurs pays dans un sous-développement devenu chronique, car structurel. L’argent qu’ils envoient à leurs parents est investi dans l’immobilier de prestige (Bamako et Kayes, au Mali, sont entourées d’une ceinture de carcasses de béton abandonnées) ou sert à acquérir des biens de consommation importés au détriment de l’économie locale. Le « bon pain blanc », fabriqué avec de la farine de blé d’origine étrangère acheté avec l’argent des immigrés, a  ruiné les producteurs de vivriers locaux, mil, sorgho et manioc. Les politiques dites d’aide alimentaire aboutissent d’ailleurs aux mêmes conséquences, déstabilisant des économies fragiles et poussant les agriculteurs à émigrer, dans un premier temps dans les mégapoles africaines devenues ingérables, puis en Europe. Les « transferts de technologie », autre argument souvent invoqué en faveur de l’immigration, sont de très faible amplitude car les retours au pays sont de plus en plus exceptionnels et les savoir-faire acquis en France par une main-d’œuvre non qualifiée au départ  trouvent rarement un débouché en Afrique. Un éboueur parisien aura du mal à exercer ses talents dans la vallée du fleuve Sénégal, où, par contre, l’agriculture manque désormais de bras et surtout de débouchés rentables. L’immigration des cadres, dite à tort immigration « choisie » car elle n’est pas davantage maîtrisée que l’autre, est tout autant pernicieuse car elle prive l’Afrique de l’élite professionnelle dont elle aurait besoin pour enfin sortir de l’ornière.

 

L’immigration, conséquence du sous-développement et d’une décolonisation ratée, ne saurait en constituer le remède. Faire appel aux bons sentiments d’une opinion publique manipulée, mal informée et indûment culpabilisée, pour lui faire accepter l’intrusion sur son territoire d’une immigration envahissante qui tend à ruiner notre économie et à détruire notre identité, sans bénéfice décelable pour les pays d’origine des migrants, constitue une supercherie mortelle. Ce n’est pas en encourageant les comportements de fuite que nous contribuerons au développement des pays du Sud, bien au contraire.  L’émigration est un choix personnel, qui ne confère aux migrants aucun droit. Les intellectuels, politiques, magistrats, gens d’église, de media, de lettres et du spectacle, belles âmes en quête de valorisation personnelle ou électorale, qui jouent de la corde sensible pour instrumentaliser la pitié des Français, se trompent ou nous trompent. A l’époque coloniale et après, alors que la France constituait encore aux yeux des Africains authentiques un modèle et un partenaire respecté, beaucoup d’entre nous avons participé, sur un terrain difficile, à la construction d’une Afrique  prospère et  digne. Nous n’avons, à ce titre, aucune leçon de générosité à recevoir d’apprentis sorciers et d’idéologues toujours prêts à dénigrer la France, pour soigner leur image politique et promouvoir leur vision d’une humanité hors-sol, grise, déculturée et amnésique.

 

Robert SCHILLING

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 07:34

Article transmis par un ami lecteur.

 

source LADEPECHE.fr-voir l'article sur le lien suivant:  link  et  link

la-Depeche.fr.jpg

 

Castres. L'aumônier du "8" évoque ses 6 mois en Afghanistan

Pere-Kalka-en-Afghanistan.jpgL'aumônier Kalka devant St. Michel./Photo DDM, T.A. Partager
Le père Richard Kalka est l'aumonier militaire du 8e RPIMa. Il a séjourné durant plus de 6 mois en Afghanistan. Il évoque ce séjour. Le militaire restant très discret et l'homme de foi très pudique, livre quelques-uns de ses sentiments.

Le père Richard Kalka porte la soutane… mais plus souvent l'uniforme de l'armée française, flanqué d'un écusson orné d'une ancre de marine, celui du « 8 ». L'aumônier du régiment castrais a passé plus de six mois en Afghanistan. Rencontre et récit.

Où étiez-vous exactement ?

Warehouse, commandement organique de forces françaises en Afghanistan à Kaboul, était ma « résidence principale », le point de départ de ma « paroisse » opérationnelle.

Comment se déroule une semaine type ?

Une présence permanente auprès de la troupe. Un samedi sur deux, je suis au HQ ISAF, le haut commandement de la Coalition en Afghanistan. L'autre samedi, je me rends au Camp Phœnix, une emprise américaine, où se trouve le détachement français « Epidote ». Sa mission consiste à former des sections et des compagnies de la future armée afghane. Tous les vendredis, je sévis au « Rôle 3 » à KAIA, un véritable hôpital militaire armé par le service de santé français, avec une collaboration belge et tchèque. Le reste du temps, je circule entre Nijrab, qui abrite l'état-major de la Task Force Lafayette, la base aérienne de Kandahar où est stationné le détachement de la chasse française, Mazâr-é Sharîf et Wardak, les deux grandes écoles de police du pays, commandées par les gendarmes français. Dès que les moyens de transport le permettent, je vais dans les FOB, bases opérationnelles avancées, et les COP, postes de combat avancés. La Providence divine m'a laissé pratiquement un mois, pour faire un tour quasi complet de ma paroisse… avant de vivre le premier drame du mandat, le 24 avril !

Que reste-t-il en vous aujourd'hui de ce séjour ?

Une fatigue physique, morale, psychique… 20 morts et une centaine de blessés durant mon mandat. Chaque mort, c'était un coup de massue, moralement et physiquement. Depuis la mort jusqu'à l'avion, j'ai accompagné tous les cercueils. J'ai même pu être présent à la morgue de l'hôpital militaire français de Kaboul lors de la toilette mortuaire de Guillaume Nunez en juin. Je découvrais, avec le personnel médical concerné et les deux prévôts, la dépouille de Guillaume. Les prévôts prenaient des photos. Ils faisaient leur travail habituel et rituel d'enquêteurs. Pendant ce temps, les infirmiers enlevaient péniblement le treillis souillé… Je priais. Mais, je suis finalement ravi d'avoir effectué cette mission difficile.

Que vous inspirait là-bas ce conflit et que vous inspire t-il ici ?

Je suis en admiration devant tous les soldats français présents en Afghanistan. Ils font tous un travail grandiose. Quelles que soient les considérations politiques qui, forcément, les dépassent, quelle que soit la stratégie qui n'est pas toujours celle que la France aurait souhaité, quel que soit le contexte qui revêt parfois des couleurs de guêpier, ces hommes vivent une mission noble et exaltante. Tout d'abord, parce qu'ils sont des soldats, des vrais. Ensuite, parce que tous, comme un seul homme, déploient toute l'étendue de leurs compétences et ne font pas la moindre économie de leurs efforts.

Pourtant la situation reste inextricable ?

Face à toutes les menaces, l'armée française présente deux points faibles, à la fois traumatisants et anesthésiants : le problème des règles d'engagement et celui de l'adaptabilité au terrain. Le premier concerne toute armée au monde issue de culture judéo-chrétienne face à un terrorisme ou une insurrection se parant de boucliers humains (femmes et enfants). Dans le second cas, il s'agit de l'équipement de combat, extraordinaire par ailleurs), du soldat français ; son poids dans la plupart des cas dépasse celui du combattant ! Enfin, je pense qu'aucun pays au monde ne peut supporter une présence militaire étrangère qui se prolonge. L'Afghanistan, le « royaume de l'insolence », comme le qualifie Michaël Barry, n'a jamais admis sur son sol une présence étrangère d'occupation, même à court terme, tout en étant toujours aussi avide par ailleurs de subsides venant de l'extérieur.


 

4 ans au "8", et 40 de prêtrise
Richard Kalka est né voilà 60 ans en Pologne. Il exercera son sacerdoce de parachutiste-prêtre durant encore une année. Maisil devrait rester auprès du « 8 » encore un peu. Il est aumônier militaire depuis 26 ans, 6e RPIMa, 1er RCP, 3e RPIMa, et le 8e RPIMa et état -major de la brigade depuis quatre ans. Il est entré en prêtrise voilà 40 ans, après le séminaire suivi d'un doctorat de philosophie. « J'ai été coopté par des amis aumôniers militaires, explique-t-il. L'armée n'était pas un choix au départ; j'y suis entré par le hasard. Dans un premier temps, j'ai dit OK. Pour voir… Je suis passionné par ce qui est effort, dépassement de soi. »




Le chiffre : 20
Morts > français. Durant le mandat du père Kalka, entre fin mars et octobre, la France a eu à déplorer la perte de 20 militaires. La première est intervenue le 24 avril : Alexandre Rivière du 2e RIMa. Le second, le 1er juin, Guillaume Nunez, du 17e RGP…

« Une éventuelle prise d'otage pourrait également être considérée comme une menace et un mode de fonctionnement… mais, ça reste peu vraisemblable. »

Père Richard Kalka




Il avait pressenti le drame du 20 janvier
Au lendemain d'un nouveau drame humain en Afghanistan (les décès de 4 militaires français abattus par un taliban infiltré dans l'armé afghane), le témoignage du « padré » du 8e RPIMa prend un relief tout particulier. Voici en effet, comme un pressentiment, ce qu'écrivait en septembre le père Richard Kalka sur son carnet de route : « Une forme de menace, nouvelle et pernicieuse, a vu le jour ces derniers temps : l'infiltration. Des traducteurs-interprètes, pour la plupart d'entre eux, retournés par les talibans, qui distillaient de fausses informations dont les conséquences s'avéraient parfois tragiques pour les opérations en cours. Certaines autorités locales (chefs de village, chefs religieux) qui nous avaient toujours été favorables, décidaient soudain, sous la menace sans doute, de changer de camp et de jouer un double jeu. Nous avons constaté aussi un nombre important d'infiltrations au sein de l'armée et de la police afghanes. Cette forme de menace est à prendre aujourd'hui très au sérieux, puisque nous avons commencé la phase d'« afghanisation » de notre présence sur le terrain, qui consiste à mettre en avant l'armée afghane.

Et le père de préciser : « Deux exemples apporteraient la preuve, si besoin en était, de ce genre d'infiltrations : un attentat suicide le 13 juillet et l'encerclement d'une base le 7 septembre. Dans le premier cas, la compagnie afghane s'est retirée du terrain, de façon inattendue, inhabituelle et inexpliquée, 10 minutes avant l'explosion. Le 7 septembre, les insurgés talibans connaissaient parfaitement les positions de tous les éléments français. Ceux-ci n'ont été pris à partie, puis encerclés dans une base qu'après que la compagnie afghane avait quitté sa position. La volonté des insurgés d'épargner les forces afghanes ce jour-là était incontestable. »

 
l'article est accompagné du lien "partager"

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 14:20

Le vendredi 20 janvier,un soldat de l'armée  nationale afghane (ANA) du président Karzaï a mitraillé un groupe d'instructeurs français alors que ceux-ci, sans armes ni protection, faisaient leur jogging, dans la province de Kapisa .Quatre soldats français des forces internationales de l'Otan ont été tués,trois du 93ème régiment d'artillerie de montagne de Varces et un du 2ème régiment étranger de génie de Saint-Christol. Quinze autres ont été blessés, dont huit grièvement.
Les corps des quatre soldats français tués  sont arrivés dimanche 22 janvier peu avant minuit à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle.Les quatre cercueils recouverts du drapeau tricolore ont été rapatriés par l'avion qui ramenait en France le ministre de la Défense, Gérard Longuet.Douze des soldats blessés ont été rapatriés dès samedi par un vol sanitaire. Deux sont toujours hospitalisés à Bagram (nord-est) tandis qu'un autre est soigné à l'hôpital militaire français de Kaboul.
Ces quatre pertes françaises portent à 82 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis fin 2001. Deux légionnaires français avaient perdu la vie le 28 décembre dernier dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul.


Mardi 24 janvier-Environ un millier de personnes étaient réunies sur le pont Alexandre III à Paris pour rendre hommage à  nos  quatre soldats. Militaires en uniforme,associations patriotiques et simples citoyens sont venus témoigner leur solidarité.Une minute de silence en hommage aux soldats a par ailleurs été observée par les députés et les sénateurs en début d'après-midi.


Trois images qui nous ont été transmises:

2012-fevrier-hommage-a-nos-soldats-tues-en-Afgha---1-.jpg

 

2012-fevrier-hommage-a-nos-soldats-tues-en-Afgha---2-.jpg

 

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Merci de nous avoir envoyé ces images de mémoire.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:15

       
       
LETTRE MENSUELLE de L'ASAF 12/01
« Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)
       

Madame, Monsieur ;
En cette année d'élections, la rédaction de l'ASAF adresse à tous ses lecteurs ses vœux de confiance en la France et son armée.
Elle souhaite aussi que vous l'aidiez à diffuser le plus largement possible cette première lettre de l'année 2012 en la transférant vers votre famille, vos amis et vos relations.
Elle espère enfin qu'en 2012, grâce à vous, l'armée sera encore davantage au cœur de la Nation et dans le cœur des Français.


Bien cordialement.
Henri Pinard Legry
Président de l’ASAF


       
Défense : l'indispensable redressement        
Constat !
L'année 2011 qui vient de s'achever a rappelé à nos compatriotes et prouvé aux puissances étrangères le savoir faire opérationnel de l'armée française dans les différents types de conflits où elle a été engagée. Mais ces opérations militaires ont aussi cruellement révélé sa dépendance envers les Américains, faute de disposer de certaines capacités majeures.
Cette situation est la conséquence patente de la réduction continue des ressources que notre pays consacre à sa défense depuis plus de 30 ans. Si cette tendance ne s'inverse pas, non seulement les lacunes actuelles ne seront pas comblées mais elles se multiplieront et le niveau d'entraînement, jusqu'à présent préservé, chutera par manque de moyens suffisants. Cette paupérisation progressive de l'armée se traduira par une perte irréversible de sa capacité d'action.
Les élus, membres des commissions parlementaires de la Défense partagent ce constat, et les propos tenus par les responsables des armées l'automne dernier ont été sans ambiguïté malgré les habituelles précautions oratoires inhérentes à ce genre d'exercice.
Options ?
En dépit de ce constat et compte tenu de la situation financière difficile que traverse la France, des voix estiment normal et inévitable que les armées participent à l'effort budgétaire demandé à l'Etat. Elles oublient qu'en 30 ans la France a divisé par 2 ,5 son effort de défense qui est passé de 4% à 1,6% du PIB.
C'est ainsi que certains proposent de réduire encore les effectifs d'une armée de terre déjà passés sous le seuil critique des 100 000 hommes. Comment dans ces conditions, assurer une formation et un entraînement de qualité et disposer d'un volume de forces significatif dans les zones d'engagement, y compris le théâtre national? Il y a pourtant bien longtemps que les " gros bataillons " n'existent plus, et qu'un tiers des effectifs existants part en opérations chaque année !
Doit-on se satisfaire d'une flotte d'avions ravitailleurs, de transport et d'hélicoptères dont les capacités sont inférieures à celles qu'elles étaient il y a 20 ans alors que les zones d'engagement sont plus éloignées?
Comment la France, sans bâtiments de surface en nombre suffisant, peut-elle contrôler son espace maritime, soit 20 fois sa superficie, et participer à la sécurité des voies de communication commerciales ?
Zones d'intérêt :
Hors l'Europe, nos zones stratégiques prioritaires sont l'Afrique et le Moyen Orient pour des raisons évidentes liées à la géographie (proximité, ressources énergétiques, démographie, sous développement).
La Méditerranée est plus que jamais un lac et les frontières de l'Europe passent à moins de 500 kms des capitales des Etats souvent agités qui la bordent au sud et à l'est. La Corse, la Sicile, la Crète, Chypre fournissent à cet égard les bases indispensables pour la surveillance et la conduite d'éventuelles opérations d'un certain niveau, dans la durée.
L'Afrique subsaharienne, bien plus que l'Afghanistan, constitue une zone clef pour la France et l'Europe. Si son riche sous-sol recèle des matières premières en quantité que l'Europe ne possède pas et dont elle a besoin, son développement économique insuffisant et sa démographie explosive entraînent une instabilité dangereuse qui pousse de nombreux Africains à émigrer.
Pour accélérer le développement économique de l'Afrique, notre pays, avec ses voisins européens, ne va-t-il pas devoir renforcer son aide pour stabiliser et sécuriser les pays en proie à des crises et des conflits récurrents qui génèrent en outre terrorisme, piraterie et extrémisme ?
Vigilance.
Toute politique s'appuie sur une stratégie générale dont la stratégie militaire est l'une des composantes. La campagne électorale ne doit donc pas se limiter à l'annonce de mesures ponctuelles et catégorielles, en particulier dans le domaine de la Défense.
Il convient de veiller à ce que les propositions des candidats pour rétablir les finances de la Nation ne soient pas le produit d'une réflexion exclusivement comptable, mais prennent en compte les ressources nécessaires pour que nos forces retrouvent la cohérence de leurs moyens à un niveau suffisant.
En ces temps incertains, les armées restent en effet un atout essentiel qu'il serait dangereux de perdre. Elles garantissent à notre pays non seulement son indépendance et sa sécurité, mais contribuent largement à la défense de ses intérêts stratégiques, au soutien de son industrie ainsi qu'à sa crédibilité et à son influence dans le monde.
Rédaction de l’ASAF       

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Tél/Fax : 01 42 25 48 43    Cette lettre peut être diffusée sans réserve vers les autorités et élus de vos connaissances, les médias et relais d'opinion, dans votre entourage familial, professionnel et associatif.
Très cordialement.
Henri PINARD LEGRY.
Président de l'ASAF.            



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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 08:25

A l'attention du général de Saint Chamas, COMLE


Mon général, cher camarade,


Avec une vive émotion et une très grande tristesse,  les Anciens parachutistes de l'UNP ont appris la mort, sur le théâtre afghan, de l'Adjudant-chef El Gharrafi et du Sergent Zingarelli du 2e REG.

Ils s'inclinent avec respect et déférence devant leur sacrifice et saluent la dépouille de ces deux sous-officiers Morts pour la France dans l'accomplissement de leur mission.
Ils transmettent à leur famille, à la Légion étrangère et au 2e REG leurs plus vives condoléances et l'expression de leur profonde compassion.

Ils s'associeront à l'hommage rendu le lundi 2 janvier à 11h lors du passage du convoi mortuaire sur le pont Alexandre III.
 
Je vous demande de transmettre ce mail au chef de corps du 2e REG.
 
Avec ma fidèle amitié légionnaire.
 
Général (2S) Christian PIQUEMAL
Président national de l'UNP
.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 07:41

le blog se fait le relais de ce message.

 

Chers amis,

Je me suis joint à la campagne lancée pour adresser une pensée à nos soldats de tous grades et de toutes les armées qui portent nos couleurs nationales dans le bourbier afghan.

Beaucoup de ceux avec qui j'ai quelques contacts pensent qu'ils n'intéressent pas leurs compatriotes (à l'exception de leur famille) et que nous nous moquons pas mal de leur sort ou de ce qui pourrait leur arriver...

Ils disent que depuis la suppression du Service National le lien Armée Nation n'existe plus en France où l'on s'intéresse davantage aux RTT, aux loisirs et autres futilités. Ils se sentent isolés ou ignorés, entendant souvent dire : "Ils ont choisi... ce sont des engagés... personne ne les a forçés..."

Bien sûr qu'ils sont volontaires, ils ont signé... mais on peut compter sur eux pour assurer la sécurité de tous, en permanence et partout. Eux, sans le dire, ils comptent aussi sur nous.

Alors je crois qu'en cette période de fêtes nous pourrions leur démonter que nous sommes solidaires et avec eux par la pensée. Cette démarche riche de résultats positifs ne demande que quelques clics.

Aux dernières nouvelles, le site avait reçu 1 900 messages, il en faudrait 4 000 pour que chacun de nos soldats en ait un.


J'ai joint une reproduction de l'article de Schoendorffer paru dans Paris-Match, il dit très bien les choses.


Amitiés  (lien vers l'article de Schoendorffer)  Pierre Schoendoerffer-Afghanistan,ne les oublions pas.


Vous cliquez sur :  http://www.theatrum-belli.com/afghanistan/


ensuite vous allez sur la première ligne : Afghanistan : THEATRUM BELLI


vous tomberez sur les cases à remplir

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 07:18

57673-Soyons fiers de nos Soldats-2 002

Texte paru dans Paris-Match.

 

 

L’Afghanistan ! La route de la soie. Un pays rugueux d’une impitoyable beauté. Peuplé d’une multitude d’ethnies, de tribus, de clans susceptibles et turbulents, chamailleurs, à la fierté sourcilleuse ; des Pathans, des Kafirs, des Ousbakis, des Tadjiks, des Hazaras, des Pachtouns, des Balouches — j’en oublie… Ils ont subi la dure poigne d’Alexandre le Grand, de Genghis Khan, de Timur le boiteux dit Tamerlan. Poussière sur la route de la soie, dispersée par le vent. Plus tard, ce fut celle des Britanniques de l’armée des Indes de Kipling, récemment celle des Soviétiques. Poussière et squelettes blanchis par le soleil, décapés par le vent de sable des steppes. Hier et aujourd’hui, c’est des Talibans !…

Il était une fois, dirons-nous dans quelques années, il était une fois à des milliers de kilomètres, au cœur de l’Eurasie, si loin des justes préoccupations des Français, il était une fois une guerre d’Afghanistan. Une guerre qu’on n’appelait pas guerre, comme on n’appelle plus, de nos jours, un flic un gardien de la paix — question de sémantique.
Il était encore, une fois de plus, des soldats de la France qui tombaient au feu en tentant de remplir la difficile et ambiguë mission que la République leur avait confiée. Régiment après régiment, nos soldats montaient en ligne tous les six mois, dans des vallées perdues aux noms impossibles. Et ils payaient le prix, sans grincement de dents ni murmure. Ils n’en pensaient pas moins. "Servitude et grandeur militaires" de Vigny.
Il y a dans la cour d’honneur des Invalides un gros canon de bronze du XVIIIe siècle qui porte l’inscription : "Ultima ratio regum"… Notre présence armée en Afghanistan n’est pas "l’ultima ratio" de la France.
Ces soldats français, je les connais. Ils sont beaux, jeunes, joyeux, bien entraînés – ce sont des sportifs –, ils ont choisi en toute conscience le noble métier des armes. Ils sont courageux. Du courage, il nous en faut à tous et à chacun, et de toutes sortes, de toutes les variétés, de toutes les espèces. Nous avons tous besoin de courage, tous les jours. Nous le savons. Mais le courage du soldat sous le feu brille d’un éclat particulier, parce que la mort est là juste en face, devant, et qu’il faut rester droit dans ses bottes. Pourquoi? Pour rien, pour l’honneur. "Le courage s’entretient comme les fusils", disait, je crois, Napoléon.
Ils ont le sens de l’honneur, de la fraternité et du respect humain. Ce sont des hommes selon mon cœur.
N’oublions pas nos morts et nos blessés. "Un peuple qui perd la mémoire est un peuple condamné à mourir de froid", a dit un poète.
Ne les oublions pas. Qu’ils ne deviennent pas poussière sur la route de la soie, dispersés par le vent.

 
Il en va de notre honneur.


Pierre SCHOENDOERFFER

 

Pierre Schoendoerffer,scénariste, réalisateur et écrivain français, reçoit en 1969 le prix Interallié pour l'Adieu au roi et  le Grand Prix du roman de l'Académie française 1976 pour Le Crabe-tambour.


Engagé au service cinématographique de l'armée ,il part pour Indochine où il filme l'horrible violence des combats. Caporal chef lors de la bataille de Diên Biên Phu, il est fait prisonnier et le Việt Minh lui confisque toutes ses pellicules .De retour, il connaît la déception des anciens combattants de toutes les époques, et l'opprobre de la part des communistes et des gens de gauche.

Il est ensuite journaliste au Maroc et pendant la guerre d'Algérie.

En 1967, il réalise un film documentaire au Vietnam avec l'armée américaine : "la section Anderson" qui recevra un Oscar et de nombreuses distinctions internationales. Il écrit en 1976 le roman Le Crabe-tambour qui obtient le grand prix du roman de l'Academie française qu'il adapte pour le cinéma.

En 2007 il est en,Afghanistan,invité par le 1°RCP dont il est soldat de 1ère classe d'honneur.

 

 

 

 

Lien vers Pamir new-le magazine des Forces Françaises en Afghanistan: link

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 10:50

En cette veillée de Noël,ressortir cette histoire écrite par Emile LEBARGY dans la revue Debout Les Paras nr 177 est de circonstance.

 

 


Il s'appelait Joseph et vivait tranquillement sur son île natale,la Nouvelle Calédonie.En 1939,pas de télévision,pas de radio,peu de journaux.La métropole semblait bien loin,et pourtant un jour,le coeur du jeune Joseph bat à coup redoublé lorsqu'il apprend que la Mère Patrie est vaincue,qu'un certain de Gaulle continue la lutte,qu'il demande aux français de résister.Joseph SANTINO n'écoutant que son patriotisme s'engage,et pour être certain d'être au premier rang des combats,lui qui n'avait jamais vu un avion,il choisit les parachutistes.

La grande aventure commence,le grand voyage,l'entrainement en Angleterre,très dur,l'attente du saut sur cette France qu'il aime sans la connaitre.Ils sont une poignée de calédoniens qui ont choisi les paras.Enfin J-2 arrive et Joseph saute sur la Bretagne,se bat comme un lion pour libérer son pays.Il est de tous les combats.Après la Bretagne il est dans les Ardennes ou les Allemands réagissent.L'enfant du soleil a froid dans la neige qu'il n'avait jamais vu.Il saute enfin en Hollande et termine sa guerre comme il l'avait commencée,avec courage et discrétion.

De retour sur son île,il prend décision de partir dans un archipel voisin:les Nouvelles Hébrides,condominium franco-britannique.Il y rencontre Simone,une Vietnamienne qui deviendra son épouse.Toute sa vie il travaillera dans les plantations,fera de l'élevage,récoltera le coprah,et troquera son parachute pour un cheval.Il n'y avait aucune raison pour que cette vie paisible et laborieuse cesse un jour.

Pourtant en 1980 Joseph se retrouve en pleine tourmente.La France et l'Angleterre accordent l'indépendance au condominium qui devient le Vanuatu.Les réactions des francophiles sont nombreuses,la répression bat son plein.Apprenant que,le lendemain,le dapeau tricolore sera amené pour le dernière fois,Joseph préfère le descendre lui-même....en coupant le mât à la tronçonneuse.Ce dernier exploit lui vaudra son expulsion par les toutes nouvelles autorités vanuataises,et il se retrouve à l'aéroport de Nouméa avec pour tout bagage un tee-shirt,son short et une paire de sandalles,s'estimant heureux de ne pas avoir été passé à tabac comme beaucoup d'autres.

Il repart à zéro.Courageux il entreprend de cultiver des fraises et quelques légumes qu'il vend pour subsister.Il habite à Paira à quelques kilomètres de Nouméa dans une masure en tôle ondulée qui prend l'eau de partout à la moidre pluie.Quelques poteaux recouverts eux aussi de vieilles tôles forment une véranda au sol couvert de boue à la plus petite ondée.Pourtant Joseph ne se plaint pas.Il est toujours aussi discret,chaleureux,s'estimant heureux que dans son malheur il a retrouvé quelques camarades SAS.Ses amis de l'UNP/Nouvelle Calédonie lui rendent visite et son toujours accueillis fraternellement .

En décembre 1986,le président de la section UNP/NC outré de voir les conditions de vie de son ancien fait paraître dans le journal local un article intitulé"Comment la France traite ses héros"photos à l'appui.Quelques jours plus tard il reçoit un coup de téléphone du lieutenant-colonel Martinez du 6emeRPIMa en tournante sur le caillou.

Il est aussi scandalisé,prend rendez-vous avec le président et met au point une opération qu'on pourrait baptiser"Le Noël de Joshep".Le président se rend chez l'ami Santino et lui demande de rester chez lui l'après-midi du 24 décembre.Un mutisme complet est opposé aux questions de Joseph et de Simone,Top secret.

Le jour dit,le président guide une forte délégation du régiment vers la cabane de notre SAS qui voit débarquer chez lui une voiture,une jeep et un autocar.Pas le temps de comprendre,car,pendant que le colonel s'entretient avec le couple,remet à Joseph un béret rouge et un fanion du 6 en le remerciant de ce qu'il a fait pour libérer la France,les paras installent des guirlandes,une nappe recouvre la pauvre table faite de quatre potaux et de planches.En un clin d'oeil le décor est posé,le champagne est sorti,les bûches de Noël sont découpées.Joseph et Simone sont dépassés par les évènements.Des paroles pleines de respect et de fraternité sonr prononcées par le colonel.Une "boite de rations" qui contient en fait le résultat d'une collecte effectuée auprès des paras du 6 est remise à Simone.Les yeux sont embués et nos amis ont l'impression de vivre sur un nuage.Le colonel,après avoir souhaité un joyeux Noël aux Santino,laisse le couple face à une énorme glacière contenant un fabuleux repas de réveillon.Rendez-vous est pris pour le lendemain.Une voiture viendra chercher le couple qui sera l'invité du régiment .Quelques jours plus tard,à bord d'un Transal,notre amis assistait à une séance de saut.

Loin de leurs familles,les gars du 6 ont compensé ce vide d'affection en faisant passer un merveilleux Noël à leur grand ancien.

Depuis,Joshef est parti rejoindre Saint-Michel,mais tous les ans,à Noël,il a une pensée pour les paras du 6,c'est certain,parole de SAS.

Emile LEBARGY(dans DLP n°177)

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