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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 13:59

Pour ceux qui,avec le temps,ont un peu oublié ,quelques rappels.(pour les manifestations)





Debout les Paras-

Debout,
les paras,il est temps d's'en aller,
sur la route au pas cadencé.
Debout les paras,il est temps de sauter,
sur notre patrie bien-aimée.
Dans les prés,dans les champs,
les pépins dans le vent,
la mitraille accompagnera nos chants.

Refrain
Parachutiste,vois le ciel est clair,
serre les dents,il est temps de sauter.
Le stick est prêt,le stick est prêt,
tout le monde ira,tout le monde ira,
pas un ne se,pas un ne se,dégonflera.
Parachutiste,vois le ciel est clair,
serre les dents,il est temps de sauter.

Pour venir avec nous,pas besoin d'être gros,
il suffit d'avoir du culot.
Pour venir avec nous,pas besoin d'être grand,
il suffit d'avoir un peu de cran.
C'est trop dur vous direz,
c'est trop fort vous penserez,
allons donc un peu de bonne volonté.(refrain)

Allons,les copains,avec tout le barda,
dans l'avion qui mène au combat.
Surtout les copains,n'oubliez pas le pépin,
car la haut y a pas de magasin.
Mais ne vous en faites pas,
même s'il ne s'ouvre pas,
on se retrouvera quand même tous en bas.(refrain)




Oh la Fille

Oh la fille vient nous servir à boire
les paras sont là perce un tonneau,
car la route est longue et la nuit noire
et demain nous ferons le grans saut.


Refrain
Oh,oh,oh donne moi la main,
mets là dans ma main,
adieu la fille,adieu,adieu la fille, adieu,
ton sourire,ton sourire,
ton sourire reste dans nos yeux,oui dans,nos yeux.


Dans le sable et la boue des rizières
nos ainés ont gravé à vingt ans,avec leur souffrance et leur misère,
la victoire,écrite dans leur sang(refrain)


Qu'il est bon qu'il est doux mais qu'il est triste,
qu'il est bon,de lutter à vingt ans,
car l'avion qui roule sur la piste,
nous emmène joyeux et triomphants(refrain)


Et nous autres jaloux de leur gloire,
bientôt dans le ciel nous sauterons,
vers tout ce que coute une victoire,
les pépins mes frères s'ouvriront(refrain).




Si tu crois en ton destin-être et durer.

Si tu crois en ton destin
si tu crois au lendemain
l'ami faut pas hésiter
prends ton sac et viens sauter
avec nous tu pourras marcher
tu pourras être et durer.

Pour aimer,et pour souffrir
y'a pas deux moyens pour trouver tout ça
pour toi sans aucun doute
viens chez les paras.

Si tu retourne au pays
si tu vas revoir ta mie
pour nous tu lui contera
nos chants,nos cris,nos combats.
mais qu'elle t'attende ou qu'elle t'oublie
penses à ceux qui sont là bas.

Si tu as le goût du risque
si tu tombe sur la piste
la piste garce et cruelle
la piste sauvage et belle
mourant tu sauras l'aimer
car elle t'aura tout donné.





Il est là bas en Algérie.

Il est làs bas en Algérie.
Un régiment dont les soldats dont les soldats,
à chaque instant risquent leur vie,
Parachutiste souviens toi oui souviens toi!
pour faire partie de cette élite,
il faut bien être un peu cinglé,un peu cinglé,
il faut surtout pas se faire de bile,
savoir bien boire et bien sauter,et bien sauter.

Refrain
Et après tout,qu'est ce que ça fout et on s'en fout la la la
en passant par la portière,
Parachutiste souviens toi,oui souviens toi,
qu'un jour il pourrait se faire
malgrès toi,oui malgrès toi la la la
qu'après une chute libre
tu auras cessé de vivre
entorché dans l'atmosphère
tu tomberas comme une pierre.


J'ai vu mourir un pauvre gosse
à peine âgé de dix-huit ans,de dix-huit ans,
son pépin s'était mis en torche,
il est mort en criant maman,criant maman,
je lui ai fermé les paupières
recueilli son dernier soupir,dernier soupir
et j'ai écrit à sa pauvre mère
comme un para savait mourir,savait mourir.




Loin de chez nous.

Loin de chez nous,en Afrique,combattait le bataillon,
pour refaire à la Patrie sa splendeur sa gloire et son renom(bis)

La bataille,faisait rage,lorsque l'un de nous tomba,
et mon meilleur,camarade,gisait là blessé auprès de moi(bis)

Et ses lèvres,murmurèrent,si tu retournes au pays,
à la maison,de ma mère,parles lui dis lui à mots très doux.(bis)

Dis lui qu'un soir,en Afrique,je suis parti pour toujours,
dis lui qu'elle,me pardonne,car nous nous retrouverons un jour(bis)





Au terrain.

Au terrain qui rassemble dans l'ombre,
les sticks biens alignés pour embarquer,
dans la nuit murmurent des voix sans nombre,
les hommes,sont impatients d'être largués.

Refrain 1
Le casque est lourd, ami,
mais par la porte ouverte
claquent les pépins
tu vas bondir,ami
haï di Haï do
tu vas bondir
le GO t'arrache vers ton destin.

Dans la rosée des prés,des bois
doucement tu te poseras
l'air du matin te grisera
et te rendra fana.(refrain 1)

Si un soir le sort veut que tu tombes
les copains seront là pour te venger
les pistes qui sillonnent le monde
prendront ton sang comme celui des aînés.

Refrain 2
Ta seule détente,ami,
n'est pas dans le retour,
vers tes amours
mais pour la France,ami,
haï di haï do
il faut lutter
Para sns trêve ni repos.

Si tu reviens dans ton pays
n'oublie jamais tous ceux là-bas
qui pour défendre la Patrie
mènent de durs combats.(refrain 2)



Marche du 1er Commando de France

Quel est cet orage qui gronde?
quel est ce signe dans le ciel?
est-ce la fin de notre monde,
l'apocalypse qui nous réveille,
Ce sont nos frères,nos camarades
qui chantent ensemble et en cadence,
le grand requiem de parade
du Premier Commando de France

Refrain
C'est la grande marche virile,
c'est la grande marche du sang,
c'est le grand rythme des coeurs d'hommes,
oh Commando!
C'est la grande marche virile des commandos
c'est la grande marche du sang des commandos
c'est le grand rythme des coeurs d'hommes,
que les femmes,ah les femmes,n'entendent jamais
Commando
que les femmes,ah les femmes n'entendent jamais
c'est du sang nouveau
comme du vin nouveau
mais pas pour les lèvres des femmes.

Ils ont vaincu sous un ciel noir,
mais ils n'ont pas pleuré leurs morts
car dans l'amour de la victoire,
ils se sont relevés plus forts.
Ils ont servi sur leurs tombeaux
une Patrie que leur vaillance,
fera plus nette que les couteaux,
du Premier Commando de France.(refrain)


Un jour on les verra combattre
ils seront beaux,ils seront purs
ainsi ils marchent volontaires,
vers la mitraille,sans murmure
et sans murmure dans la souffrance
pour mieux entendre au loin les cris,
echo des morts des ennemis,
du Premier Commando de France.(refrain)





Adieu du Bataillon de Choc.

La route vers l'inconnu est toujours bienvenue,
le but est devant nous,braquant les armes.
Plus rien ne compte plus,la défaillance exclue
pour nous c'est le devoir,pour vous les larmes.

L'heure a sonné,adieu belles filles,
nous repartons vers notre destin.
Loin du pays, loin de la famille,
nous nous en allons par les chemins.
Le coeur léger avec un sourire,
les yeux fixés sur l'horizon.

Les compagnies en marche sans frémir,
chantons en coeur à plein poumons:
"En pointe toujours!,ce cri nous appelle,
nous sommes ici taillés d'un bloc.
Tous en avant,adieu ô ma belle,
adieu du Bataillon de Choc.

Debout les volontaires,chasseurs et légionnaires,
les parachutes sont prêts pour l'aventure.
Le Dakota attend,ne perdons pas de temps,
restons unis et la victoire est sûre....L'heure a sonné adieu belles filles.......
.


Souvenir qui passe


Souvenir qui passe,la vieille caserne oubliée
le camp la remplace,avec ses feux à la veillée
dans la brume grise,la sentinelle demeure
oui,oui,oui,la sentinelle demeure.

Amis il faut que nous marchions,plus loin,toujours plus loin
le soleil dore les moissons,bercées, par le vent de juin,le vent de juin.

En avant,serrons les rangs,que retentisse ce chant
oui!un chant de guerre et de victoire,qui monte dans le soir.

Avançons sans répit,dans le vent,sous la pluie
les chansons sur les lèvres,calment la fièvre.

Si le sac est trop lourd,si les membres sont gourds,
serrons les rangs,soldats,et à Dieu vat!
Va chez les paras.

Après la bataille inhumaine,vient un long repos
secoue ta peine,pavillon haut,pavillon haut.


                                 

                            insigne 2éme BCCP-SAS
                            (11/1947 à 01/1950)
(recréé en 11/1950 sous appellation 2éme GCCP-dissolution en 01/1953)
                                                         

                 

Un vieux chant de marche.

La Marie ou le gars Pierre.

Le gars Pierre est parti à la guerre
le matin d'un beau jour de printemps,
il avait une allure si fière
qu'il partit à la guerre en chantant


Refrain
T'en fais pas la Marie t'es jolie
t'en fais pas la Marie j'reviendrai,
nous aurons du bonheur plein la vie
t'en fais pas la Marie j'reviendrai.

Mais les mois et les années passèrent
la Marie a pleuré bien souvent,bien souvent
en songeant aux beaux jours de naguère
et surtout quand revient le printemps,le printemps;

Le gars Pierre est revenu de la guerre.
toujours jeune et joyeux comme avant,
sans chagrin ni blessure légère
c'est un gars vigoureux maintenant;

La Marie qui était si jolie
a perdu sa beauté de vingt ans,de vingt ans
quand on pleure on vieillit c'est la vie
ses grands yeux sont tout gris maintenant,maintenant;

Le gars Pierre est parti à la ville
mais il ne reviendra jamais plus,
il y a tant de filles,de belles filles
la Marie pour lui n'existe plus;

La Marie dans un jour de folie
a couru se jeter dans l'étang
mais un gars lui a sauvé la vie
et lui fit oublier ses tourments,ses tourments.


Ô Frédéri

Trois jolies demoiselles,ô Frédéri(bis)
S'en allaient promener,

Refrain

Sur la berge,sur la barque
sur laquelle on ne sait pas
Frédéri lon la.

La plus jeune d'entre elles,ô Frédéri(bis)
sur la berge pleurait,(refrain)

Qu'avez vous donc la belle,ô Frédéri(bis)
qu'avez vous à pleurer?(refrain)

Mon anneau d'or, dit elle,ô Frédéri(bis)
dans la mer est tombé.(refrain)

Pleurez pas tant la belle,ô Frédéri(bis)
on va le retrouver.(refrain)


Rien ne saurait t'émouvoir

Nos anciens ont souffert sur la piste
Comme des chevaliers et des preux
Dans ton coeur sois le parachutiste

Prêt toujours à faire aussi bien qu'eux.

Car il faudra para,
Car il faudra para
En découdre,
Par le poignard, et par la poudre
Rien ne saurait t'émouvoir
Para, rude parachutiste,
C'est la loi,
Dans les dangers de la piste
Rien ne saurait t'émouvoir.

Ton chemin sera toujours la piste,
Dans la nuit, la chaleur et le froid,
ou sans bruit, tombe un parachutiste,
Piste sans fin, toujours devant toi.

 

Car il faudra para,
Car il faudra para
En découdre,
Par le poignard, et par la poudre
Rien ne saurait t'émouvoir
Para, rude parachutiste,
C'est la loi,
Dans les dangers de la piste
Rien ne saurait t'émouvoir.




                  

3éme BCCP(10/1948 à 11/1950)
                       (12/1951 à 8/1953)


Sous les pins de la BA.

 

Sous les pins de la BA, branle-bas le combat.
Toutes les casquettes sont là, la deux s'en va.(bis)
Crânes rasés et gueules de guerriers
Fusil, poignard, grenade au côté.
Cette fois c'est du vrai, car le convoi démarre.
Salut les filles, n'ayez pas le cafard.
Cette fois c'est du vrai, car le convoi démarre.
Salut les gars, direction la bagarre.


 Vous qui regardez passer, ces gars bronzés
Sur les pistes et les sentier, l'oeil aux aguets(bis)
De Timimoun jusqu'à Tebessa
Dans les coups durs ils sont toujours là
Et les fellaghas ne pourront résister
Devant l'assaut de la deux au paquet.
Et les fellaghas ne pourront résister
Devant l'assaut de la deux au paquet.


 

 

Contre les viets(Chant du 1er BEP)

 

pour écouter ce chant,allez sur ce lien(forum Légion)  link


Refrain

O légionnaires,le combat qui commence,

Met dans nos âmes,enthousiasme et vaillance,

Peuvent pleuvoir grenades et gravats,(bis)

Notre victoire en aura plus d'éclat.

 

1

Contre les viets,contre l'ennemi,

Partout où le devoir fait signe,

Soldats de France,soldats du pays,

Nous remonterons vers les lignes.

 

2

Et si la mort nous frappe en chemin,

Si nos doigts sanglants se crispent au sol,

Un dernier rêve:adieu à demain,

Nous souhaiterons faire école.


 

3

Malgrè les balles,malgrè les obus,

Sous les rafales ou sous les bombes,

Nous avançons vers le même but,

Dédaignant l'appel de la tombe.

 

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Published by blog UNP Thionville - dans chants
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 16:19

 


En septembre,55 personnes de la section de Thionville ont participé à la cérémonie de la Saint Michel nationale à Paris-
Le matin,arrivée aux Invalides,messe dans la chapelle Saint-Louis,l'après midi défilé et cérémonie à l'Arc de Triomphe,retour aux Invalides pour un rassemblement de tous les anciens Paras,pot,chants et retour Thionville.
Quelques photos.

 

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 2008 Saint Michel Paris 1 

 

2008 Saint Michel Paris 8

 

2008 Saint Michel Paris 4 

 

2008 Saint Michel Paris 7


 

2008 Saint Michel Paris 5


 

2008 Saint Michel Paris 6

 

 

2008 Saint Michel Paris 9


 

2008 Saint Michel Paris 11


 

 

 

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Le soir,reception avec buffet à l'Hôtel des Invalides,après les chants les lieux ont retrouvé leur calme.

2008 Saint Michel Paris 10

 

 

 

Parlons des Invalides.

 

 Vieil écrit sur les Invalides.


   recits extraits d'un numero de "Le Petit Journal illustré "d'avril, 1908.                        

 LES DERNIERS INVALIDES,qu'on parlait d'expulser récemment.

Dans un vieux poème sur les Soldats invalides,le poète La Monnoye disait;

Moins vous êtes entiers et plus on vous admire,
Semblables à ces troncs,jadis si révérés
Que la foudre en tombant avait rendus sacrés.

Or,nous avons bien failli ne plus les admirer,les vieux braves si vénérés de la population parisienne.Leurs hauts faits,les blessures reçues au service de la Patrie devraient,certes,les avoir rendus sacrés.Mais le propriétaire-Etat avait besoin de leur palais;il songea un moment à les en expulser.A leur place,on eût installé dans l'Hotel les états-majors,les musées de l'Armée et de la Marine.
Et voila pourquoi les invalides à jambes de bois,les invalides manchots eussent été congédiés.
Mais on a pensé qu'une telle mesure  serait pour eux trop cruelle.Les invalides,on l'éspère,finiront tranquillement leur existence en cette demeure historique.D'ailleurs ils ne sont plus que vingt-neuf.Sur ce nombre,onze sont des survivants de la guerre de Crimée,sept de la guerre d'Italie,un de la guerre du Mexique,deux de la campgne de Rome,les autres ont pris part aux combats de 1870 et de la Commune.Parmis eux est un officier,le capitaine Colembain,prisonnier à Sedan et blessé à l'assaut d'une barricade de la rue Saint-Dominique;un autre,simple soldat,qui se nomme Lévy,et qui est manchot et gardien du tombeau de l'empereur.
Avant qu'ils aient disparu jusqu'au dernier,nous avons voulu rappeler le passé glorieux de l'institution dans notre Variété anecditique d'aujourd'hui,et rendre une fois ensore hommage à ces vieux serviteurs du pays.

VARIETE  

LES INVALIDES

Ils on failli partir-L'Hotel des Invalides de Louis XIV à nos jours-Une manifestation sur la place de la Victoire-Deux invalides du sexe aimable-Angélique Duchemin et Rose Barreau'L'invalide à la tête de bois.


Les Invalides ont failli partir,quitter le vieil Hôtel que le grand roi éleva ,voici deux cent trente-quatre ans,pour y loger les débrits de nos gloires militaires.
En passant par l'esplanade,nous n'aurions pu rencontrer la silouhette légendaire de l'invalide vêtu de la longue redingote de drap bleu et coiffé de la casquette plate ornée de la cocarde tricolore.
Nous n'aurions plus vu ces vieux braves dont la poitrine s'étoilait de tant de médailles et de croix....C'eut été la disparition d'une belle physionomie parisienne et d'une grande figure française.
Heureusement,on nous fait éspérer que les Invalides ne seront point expulsés;et tout est bien qui finit bien.
                                           
                                                                                              *********

Si l'Hôtel des Invalides fut élévé sous Louis XIV,ce n'est point à dire qu'auparavent la monarchie française n'ait rien fait pour ses soldats vieillis ou bléssés à son service.Déjà Charlemagne obligeait les monastères à recevoir et héberger,en qualité de frères lais,les soldats blessés à la guerre.Mais la première idée d'un asile pour les vieux guerriers appartient au Béarnais.Si nous consultons l'excellent ouvrage de Léon Mention,sur l'Armée des anciens régimes,nous y voyons que l'établissement des Invalides a été le résultat d'un lent travail ébauché sous Henri IV,repris par Richelieu et achevé par Louvois:

En 1606 le roi fait choix de la maison de la Charité chrétienne,sise faubourg Saint-Michel,pour devenir l'asile des pauvres gentishommes,capitaines,soldats estropiés,vieux et caducs.Louis XIII,à son tour,établit une communauté en ordre de chevalerie sous le nom de Saint-Louis,pour nourrir et entretenir tous soldats estropiés au service.
Enfin,Louvois reprend ces projets inachevés et en fait sortir une institution .
Un impôt payé par les abbayes,un autre sur les sommes payées par le département de la Guerre lui procurent les ressources nécessaires.Bientôt,les immenses bâtiments de l'Hôtel des Invalides s'élèvent dans la plaine de Grenelle,sur la Seine,proche Paris.Ils sont l'oeuvre de l'architecte Libéral  Bruant.Mansart fait les plans du dôme;Girardon dirige les travaux de sculpture.En moins de quatre ans,l'Hôtel est achevé....On bâtissait,en ce temps -là,plus solidement et plus vite qu'aujourd'hui.Il est vrai qu'on ne connaissait pas les grèves.

Par l'édit de création,l'Hôtel devait servir d'asile à ceux qui avaient exposé leur vie  et prodigué leur sang pour la défense et le soutien de la monarchie et contribué si utilement au gain des batailles.
Louvois avait un autre but en créant les Invalides,jusqu'alors l'état de soldat était singulièrement précaire.En assurant aux militaires un asile pour leurs vieux jours,le ministre comptait encourager l'enrôlement des jeunes gens,les fixer au corps,rendes plus stable la condition du soldat et l'élever désormais au niveau d'une profession.

Il ne faut pas,dirait l'édit,que les jeunes gens soient détournés du métier des armes par la méchante condition ou se trouveraient ceux qui,s'y étant engagés ou n'ayant point de biens,y auraient vieilli ou été estropiés si l'on n'avait soin de leur subsistance.

On avait négligé de définir nettement les conditions d'admission aux Invalides.Il suffisait,pour y être admis,que le conseil d'administration de l'Hôtel eût jugé bons et valables les services des candidats.
Il y eu des abus inouîs.La foule des anciens soldats s'y précipita.Certains d'entre eux n'avaient pas quarante ans et étaient exempts de blessures.Au dix-huitième siècle,on vit même s'introduire à l'Hôtel de faux invalides,domestiques d'officiers,valets de hauts personnages qui avaient obtenu ces certificats de complaisance.

Ce ne fut que sous Louis XVI qu'un réglement sévère fut établi,permettant de ne donner asile qu'à ceux que leurs blessures,leur age ou leur état de santé rendaient incapables de vivre ailleurs.

Le comte de Saint-Germain décide que le nombre des officiers et soldats qui pourront être désormais entretenus à l'Hôtel ne dépassera pas 1500.Un grand nombre d'invalides,encore suffisemment ingambes,sont expédiés dans les provinces.

Tous les auteurs des Mémoires du temps se sont attendris sur l'exode de ces pauvres diables.
"Une des voitures qui les transportaient s'arrêta place des Victoires,...ces vieux soldats descendirent,les yeux baignés de larmes,et s'agenouillèrent devant la statue de Louis XIV;leur fondateur,l'appelant leur père et s'écriant qu'ils n'en avaient plus...."

C'eut été un triste et émouvant spectacle si les quelques vieux briscards qu'on parlait d'expulser ces jours derniers s'étaient avisés de se livrer à une pareille manifestation au peid de la statue du grand roi.

                                                                                        ***************

Napoléon fut le grand bienfaiteur des Invalides.En 1811 il leur accorda une dotation de six millions.Il est vrai qu'il fit des éclopés plus qu'aucun monarque n'en fit jamais.En 1812,il y avait en France 26.000 invalides.Pour loger cette armée de vieux soldats,il fallut créer trois sucursales des Invalides,à Versailles,à Avignon et à Gand.Celle d'Avignon existait encore en 1850.
On vit alors,dans les asiles de la gloire,des invalides de tous les âges;on y vit même des femmes....oui,des femmes qui avaient fait les guerres de la Révolution et de l'Empire.
Les personnes qui visitèrent l'Hôtel des Invalides de Paris n'ont pas été peu surprises,j'imagine,de voir à la cantine le portrait d'une invalide du beau sexe,en costume de sous-lieutenant.

Cette invalide n'est autre qu'Angélique Duchemin,veuve Brulon,dite Liberté .

Angélique Duchemin était fille,femme et soeur de soldats.Tous ses parents étaient sous les drapeaux pendant les guerres de la Révolution.Son mari,sergent au 42eme de ligne en garnison à Ajaccio,ayant été assassiné,Angélique,demeurée veuve avec une petite fille,revêtit les vêtements du mort après en avoir fait disparaitre les galons,puis elle s'en fut trouver le général Casablanca,qui commandait la division,et lui demanda la faveur de remplacer son mari au régiment.

La Patrie,alors,avait besoin de toutes ses ressources,et l'on ne repoussait aucune bonne volonté.Le général consentit.-seulement,lui dit- il,c'est une fantaisie qui vous passera vite.Vous ne pourrez demeurer longtemps parmis nous.

Angélique y demeura toute sa vie.

A peine engagée,elle eut à prendre part à la defense d'Ajaccio contre les Anglais,puis à celle de Calvi.Des soldats manquaient pour le service des canons,Liberté(c'est ainsi que les soldats l'ont nommée)s'improvise artilleur.Tandis qu'elle pointe et répond au feu des ennemis,sa petite fille est auprès d'elle et pleure quand on veut la séparer de sa mère.Les Anglais donnent l'assaut,Liberté est bléssée,mais elle continue à combattre.
Dans la suite de sa carrière militaire,elle devait recevoir cinq autres blessures.Après avoir fait les premières campagnes de l'Empire,elle entra aux Invalides.Elle y devait rester un demi-siècle.En 1822,le roi lui envoya un brevet de sous-lieutenant;en 1851,Napoléon III la nomma chevalier de la Légion d'honneur.

Tout le temps qu'elle vécut parmis ces vieux témoins de nos gloires,elle fut comme une reine au milieu d'eux.Sa fille,qui vivait avec elle,entoura ses derniers jours des soins les plus touchants.Depuis l'époque ou,toute enfant,elle se cramponait à l'affût du canon que l'héroïne pointait contre les Anglais sur les remparts de Calvi,la fille de Liberté n'avait pas quitté sa mère un seul instant.

                                                                              ********************

La succursale d'Avignon eut,elle aussi,son invalide du sexe aimable.

Celle-ci s'appelait Rose-Alexandrine Barreau,femme Layrac.En 1792 elle s'était engagée au 2eme bataillon du Tarn avec son mari Jean-Baptiste Layrac,et son frère Cyprien Barreau.

Tous trois firent la campagne des Pyrénées occidentales dans la fameuse "colonne infernale" de La tour-d'Auvergne.
A l'attaque de la redoute d'Arnéguy,Rose vit tomber à côté d'elle son frère et so époux,le premier tué,le second grièvement blessé.Elle continua de combattre;puis,l'ennemi repoussé,elle porta de ses mains son mari à l'hôpital,et la guerrière redevint femme pour panser la blessure et consoler le bléssé.

Pendant près de treize ans,elle demeura au régiment.Elle fut des troupes de Moncey qui conquirent la Navarre.Plus tard,elle alla,sous Bonaparte,en Italie.

L'empereur en 1805,entendit parler de ses hauts faits.Par décret du 30 septembre,il ordonna qu'elle fût mise à la retraite et lui alloua,ainsi qu'à son mari,une pension militaire.
Les deux époux revinrent au pays natal,ou ils vécurent une vingtaine d'années,inséparables dans leur ménage comme ils l'avaient été sous les drapeaux.

En 1825,enfin,la mort les désunit.Elle enleva Jean-Baptiste Layrac.Seule désormais,épuisée par les fatigues des campagnes et souffrant de blessures anciennes,l'héroïne n'eut plus qu'un désir:achever sa vie au milieu de cette armée à laquelle s'était consacrée toute l'areur de sa bouillante jeunesse.
Elle sollicita et obtint son admission à la succursale des Invalides d'Avignon.Et c'est là que,le 24 janvier 1843,entourée de quelques vieux compagnons d'armes,s'éteignit cette femme,glorieux débris de la colonne infernale.

                                                                            *************************

Au temps ou les vieux briscards étaient encore nombreux dans le majestueux Hôtel du grand roi,ce n'était point seulement de histoires guerrières ou des souvenirs mélancoliques qu'ils échangeaient entre eux.Quelques uns,en dépit de l'äge,avaient gardé la joyeuse humeur des loustics de chambrée.Il se fit aus Invalides plus d'une bonne farce de régiment.La plus ancienne et la plus illustre s'est perpétuée jusqu'à nos jours :c'est celle de l(invalide à la tête de bois.
Elle date,je crois bien,du dix huitième siècle,et c'est inouï ce qu'elle servit à mystifier de jocrisses et de badauds.
Les invalides se faisaient une joie de la compliquer et de l'éterniser de leur mieux.Quand un nigaud se présentait pour voir l'invalide à la tête de bois,on commençait par le promener par les couloirs du haut et du bas de l'édifice....Le glorieux mutilé n'était pas dans sa chambre.
-il est peut être à la cantine,disait quelqu'un.
A la cantine on renvoyait le visiteur chez le barbier.Celui-ci venait tout justement de faire la barbe à l'invalide à la tête de bois.Mais le vieux guerrier devait être à present au jardin...Au jardin,on l'avait vu,en effet,se diriger vers le corps de garde.
Au corps de garde,pas plus de tête de bois que sur la main.Le célèbre invalide vient de sortir....
-tenez,le voila là-bas qui se promène sur l'Esplanade.
Et le nigaud courait.
Et les invalides s'amusaient ,faisaient des gorges chaudes à ses dépens.Ils avaient,ces vieillards,des joies et des insouciances d'enfants.C'est qu'ils se savaient là tranquilles,sûrs du lendemain;ils savaient que leur vie s'achèverait doucement dans ce palais de la gloire.
Avouez que ce serait pure cruauté que de détruire en eux cette suprême illusion....

Ernest LAUT.

Le Petit Journal illustré du 26/4/1908;

 

 

                                                                         


                                       
 

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 13:50

 

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2008 Saint Michel Thionville 2

 

2008 Saint Michel Thionville 4

 

 

2008 Saint Michel Thionville 1

 

 

2008 Saint Michel Thionville 5

 

 

2008 Saint Michel Thionville 6

 

 

2008 Saint Michel Thionville 7

 

 

Septembre-Cérémonie de la Saint Michel de la section en la présence de Michel Boudaille délégué régional de Lorraine,de Gérard Wenner membre au conseil d'administration National UNP et président de la section du Gers,de nomreux élus,militaires et présidents d'associations,de sympathisants,accompagnés par la musique des sapeurs-pompiers de THIONVILLE.

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 12:58


(photos de dlf)

 

2008 méchoui 2

 

 

2008 méchoui 3

 

 

2008 mechoui 1

 

 

2008 méchoui 4

 

 

2008 Yutz 2

 

2008 Yutz 1

 

2008 Yutz 3

 


 

2008 novembre Kédange 1

 

 

2008 novembre Kédange 2

 

 

2008 novembre Kédange 4

 

 

2008 novembre Kédange 5

 

 

De haut en bas.

La journée plein air en juin dans le parc de Distroff .
Le stand de recrutement avec le president et son équipe sur les berges de la Moselle à YUTZ le 14 juillet.
Ceremonie du 11 novembre à Kédange sur Canner.

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 18:01

 

2008 Yutz 7 mai 4

 

 

2008 Yutz 7 mai 7

 

 

2008 Yutz 7 mai 6

 

Commémoration du 54eme Anniversaire de la Bataille de Dien Bien Phu et du 63 éme Anniversaire de la Victoire de 1945 à YUTZ.


2008 Yutz 7 mai 5

 

 


2008 Yutz 7 mai 3

 

 

2008 Yutz 7 mai 2

 

 

2008 Yutz 7 mai 1

 

 

2008 Yutz 7 mai 8

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 14:45

 Vous êtes dans la partie réservée à la Section de l'Union Nationale  des Parachutistes de Thionville Est-Ouest.  

 

Divers-2-4957--800x600-.JPG

 

 

 

lien vers  :  2011-section de Thionville-Baptême et remise du nouveau Drapeau à la section Erwan Bergot.

 

 

 

Si vous désirez adhérer à notre association,il vous appartient de prendre contact avec l'un des membres du bureau qui vous communiquera tous les renseignements nécessaires.Vous pouvez vous rendre au local de la section à l'adresse ci jointe:

Foyer Colonel Trinquier-14 rue du Vieux Collège-57100 Thionville.

ouvert le mercredi et le samedi de 15h30 à 19 heures.(sauf jours fériés)
pouvez joindre.
Le Président-Gilbert Trestini-tel O3 82 83 58 73 -Port.06 23 93 01 72
Madame Weiller Marie Claire-tel 03 82 56 57 06

 

Avril 2010-visite du Général Piquemal et de Jean Claude Houlne au foyer Trinqier.

avril 2010 local section-5

 

                             Erwan Bergot,le Parrain de la Section.

 

Copie-de-ERWAN-BERGOT.jpg Né en 1930,journaliste et écrivain,Erwan Bergot est un ancien capitaine d'active.Officier de la Légion d'Honneur à titre militaire,sept citations,trois blessures,il a servi lui même au 6eme Bataillon de Parachutistes Coloniaux de Bigeard en Indochine,avant de commander,à Dien Bien Phu,les mortiers lourds du 1er BEP.En Algérie il a fait      partie du service "action"chargé des opérations spéciales sur les frontières.Grièvement blessé,revenu à la vie civile,il a écrit de nombreux ouvrages de guerre qui ont connu la faveur du grand public:2eme classe à Dien Bien Phu,les Paras,les Héros Oubliés,La Légion au Combat qui retrace l'histoire de la 13eme Demi-Brigade de Légion Etrangère.

(la photo est offerte par Philippe Weber)

Lien vers:   Erwan Bergot en livres.


              
 

 
 

NOUVELLE COMPOSITION du BUREAU

suite à l’Assemblée Générale du 29 janvier 2012 

 


 NOUVEL ORGANIGRAMME après élection et affectation des postes :

 

Président                    Gilbert TRIESTINI         

Vice-président            André  FRECHEIN        

Vice-présidente          Danièle SCHROEDER    

Vice- président           Eric     SIMON               

Trésorier                     Camille LAURENT       

Trésorier adj.              Jean  BRION                      

Secrétaire                    Marie-Claire WEILER    

Assesseurs                Guy PARTHENAY         

François CLOÎTRE         

                                      Roger   MULLER            

                                      Eugène KUNTZINGER  

                                      Eugène  LEGAL              

                                      Olivier   WILMES           

                                      Alain      COURTIOL      

                                      Jean       TARANTINO   

 

Informations              Michel DELOFFRE Rédacteur du site internet  UNP

 

Porte – Drapeau         Alain  SEITH

                                      Jean   BRION

                                      Guy   PARTHENAY

Suppléant                   François CLOÎTRE

 

Maître de cérémonie : Guy PARTHENAY

                           Daniel  WEILER  

 

 

lien vers les archives Thionville:  Thionville Archives années précéde

Lien vers le programme de l'année 2012:   UNP Thionville prog 2012 UNP Thionville prog 2012

 

                     Historique de la section de Thionville-Liens vers les époques

 

  Jean-Claude Houlne                      Philippe Weber                            Gilbert Triestini

      

       JC-Houlne.jpg                  P-Weber.jpg                     G-Triestini.jpg 

    Débuts de l'UNP et naissance de la de la Section de ThionvilleDébuts de l'UNP et naissance de la de la Section de Thionville.

 

  Président Jean Claude Houlne-de novembre 1976 à mars 1995

1-Historique de la Section de Thionville-Président Jean-Claude Houlne.1/2

  Historique de la Section de Thionville-Président Jean-Claude Houlné.2/2

 Complément-le général Bigeard et la section,en image.(images offertes par JC Houlne)

Complément historique -le général Bigeard et la section,en image.

  Président Philippe Weber-de mars 1995 à janvier 2008

2-Historique de la Section de Thionville-Président Philippe Weber.

 Président Gilbert Triestini-depuis janvier 2008

3-Historique de la Section de Thionville-Président Gilbert Triestini.

 

lien vers les archives Thionville: Thionville Archives Année 2008- 2009 et 2010

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