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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 11:11

 texte de M. Joseph Castano.lien vers son site:  link

 


1 Mars 1962… Mers El-Kébir

L’assassinat de la famille Ortéga 

« Aucune cause ne justifie la mort de l’innocent. Si je peux comprendre le combattant d’une libération, je n’ai que dégoût devant le tueur d’enfants » (Albert CAMUS)

Le printemps était revenu, avec ses éveils de sève, les gouttelettes vertes et les blanches éclosions des fleurs au bout des branches. C’était le retour des papillons, des oiseaux, de la vie. Tout reverdissait comme par enchantement ; les mimosas, fleuris à profusion, ressemblaient à d’énormes bouquets dans lesquels les colibris chantaient de leur toute petite voix douce, pareille à la voix des hirondelles qui jaseraient en sourdine. Et la nature s’était tant hâtée d’enfanter tout cela, qu’en huit jours elle avait tout donné…

Pourquoi tant de hâte ? Savait-elle alors que c’était là son dernier printemps ?… Voulait-elle offrir une ultime vision de Paradis à ceux pour qui le glas allait sonner ?

Le 1er mars 1962, tombait un jeudi. Il faisait le temps même de la vie, le temps qu’on imagine pour le Paradis. Un air doux et léger, un ciel aux profondeurs bleues à qui le soleil réservait sa plus fastueuse débauche de lumière, une senteur subtile de jardin laissait supposer une journée radieuse…

Il était environ 11h, un groupe de Musulmans fit irruption dans la conciergerie du stade de La Marsa, à Mers El-Kébir, tout près de la base militaire. Dans une véritable crise de folie meurtrière collective, ces hommes s’emparèrent de la gardienne, une européenne de trente ans, Mme Josette Ortéga et, sans la moindre raison, à coups de hache, la massacrèrent. Couverte de plaies affreuses, dans un ultime effort, elle tenta de s’interposer entre les bourreaux déchaînés et son petit garçon, mais en vain. Les tortionnaires déments frappèrent encore sous les yeux horrifiés du petit André, quatre ans, puis quand il ne resta plus qu’une loque sanguinolente, ils se saisirent de l’enfant et lui broyèrent le crâne contre le mur.

Alors que, leur forfait accompli, ils s’apprêtaient à partir, ils aperçurent la fillette, Sylvette, cinq ans, qui venait du jardin, les bras chargés de fleurs. Aussitôt l’un des hommes se jeta sur elle, la roua de coups puis, la saisissant par les pieds, lui fracassa la tête contre la muraille.

Quand M. Jean Ortéga, employé à la direction des constructions navales, franchit la grille du stade, le silence qui régnait le fit frissonner. D’ordinaire, ses enfants accouraient, les bras tendus dans un geste d’amour. Une angoisse indéfinissable le submergea. Il approcha lentement, regarda autour de lui… puis, là, dans la cour, un petit corps désarticulé tenant encore dans ses mains crispées des géraniums, la tête réduite en bouillie, une large flaque de sang noirâtre tout autour.

L’univers qui tourne comme une toupie : rouge, noir, blanc ; parler… crier… non… rien : l’effondrement enfin, salutaire, libérateur, mort et vie à la fois : le hurlement. Il se précipita, se figea devant le corps de son enfant, les yeux fixes, la bouche ouverte, semblant avoir été atteint par une soudaine paralysie. Puis son regard se porta à l’entrée de la maison… une mare de sang, un corps gisant, disloqué, mutilé par d’horribles blessures et près de lui, une petite forme qui n’avait plus de visage humain. Ce fut l’écroulement, la folie, la fin du monde…

… Ce sont là des mots qui pleurent et des larmes qui parlent…

Comme on pouvait s’y attendre, la funeste nouvelle se répandit comme un éclair. Le nom des victimes courut sur toutes les bouches ; les commentaires, les controverses violentes, les supplications lamentables, les récits décousus, les vociférations se fondèrent en une rumeur profonde d’ouragan prêt à se déchaîner.

Les Kébiriens étaient anéantis. La famille Ortéga était connue et aimée de tous. Les supporters du club de football « La Marsa » la côtoyait chaque dimanche. Après le choc, ce fut la révolte… Comment demeurer impassible après une telle monstruosité ? Comment prêcher la modération à un père qui découvre pareille horreur ? Quelles paroles de consolation pourrait-on lui apporter ? La lutte pour l’indépendance de son pays justifie-t-elle de semblables abominations ?

Et la rumeur s’amplifia… et le tonnerre gronda…

- Ils sont morts ? Comment sont-ils morts ? Qui a fait cela…

Il y avait dans ces questions un frémissement de colères, un foisonnement de fureurs, une tempête encore contenue de vengeances. L’amour patiemment cultivé depuis des générations s’était subitement transformé en une haine qui bouillonnait dans toutes les âmes.

Les opinions s’échauffaient, s’exaspéraient, s’entrechoquaient et l’esprit de vengeance se réveilla en cette population assommée et exacerbée par tant d’années de terrorisme sordide. Sous les rougeurs tragiques du crépuscule, la cohue houleuse prit l’apparence d’une horde de sauvages mutinés. L’unique pensée qui talonnait tous ces gens, la pensée soudaine qui avait traversé tous les esprits comme un éclair, c’était d’empoigner le premier arabe venu pour frapper.

Sur la grande clarté fauve du soleil déclinant, une sorte de fatalité pesait sur toutes les consciences… et le tragique enchaînement de la violence se perpétua aux confins de la folie.

Si l’on ne pouvait excuser tout à fait ce talion, on pouvait, tout au moins, essayer de le comprendre. Voilà sept années que l’on massacrait en Algérie, que l’on mutilait, que l’on violait et que l’on pillait. Aujourd’hui, les Européens répliquaient et versaient dans le désespoir. Voilà les causes des « ratonnades » et de la vengeance ! Voilà la raison de la création de l’OAS !

Si la France avait été vraiment à la hauteur de sa justice, elle n’aurait pas permis qu’un condamné à mort comme M. Chadli, avec cent-treize attentats sur la conscience, soit jugé le mardi et « évadé » le vendredi… Comment dans ce cas ne pas faire justice soit-même ?

Comme de coutume, la presse métropolitaine –hormis le journal « L’Aurore »- se garda bien d’évoquer dans le détail l’assassinat de la famille Ortéga. A l’inverse, elle se déchaîna contre cette « nouvelle ratonnade » en indiquant que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! »

Ainsi ces vertueux journalistes au « coeur sur la main » oubliaient la terreur qu’imposait quotidiennement le FLN ; ils ne se souvenaient plus des charniers de Melouza et d’El-Halia, des soldats français torturés et dépecés encore vivants dans les gorges de Palestro, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche ; ils ne prêtaient aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les écoles, les cafés, les arrêts d’autobus et qui déchiquetaient les jeunes enfants ; ils feignaient d’ignorer les enlèvements, les égorgements et les viols qui se multipliaient, mais ils stigmatisaient le « drame des ratonnades » qu’un journaliste, Yves Lavoquer, avait, sans gêne aucune, comparé aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis ». « Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd la société, c’est de le tuer comme coupable » écrivait Chateaubriand.

Ces atrocités ne révoltaient donc pas les consciences contre les criminels… mais contre les victimes. Ces milliers d’innocents versés dans la mort servaient à apitoyer le monde sur le sort des bourreaux. Le réflexe n’était pas l’indignation devant la sauvagerie du crime… mais la compassion envers les assassins à qui l’on trouvait toujours une excuse à « leur acte désespéré ». Et si les survivants excédés ou terrorisés prenaient les armes pour sauver leur vie, dans un geste de défense aussi vieux que les âges, ils soulevaient contre eux l’unanimité des censeurs.

Un poète persan a écrit : « Si la douleur, comme le feu, produisait de la fumée, le monde entier en serait obscurci ».

Il y avait tellement de fumée en Algérie, en ce terrible mois de mars 1962, qu’on ne voyait plus clair et qu’on étouffait…

 

José CASTANO

(e-mail : joseph.castano0508@orange.fr)

 

« Prends garde de ne point oublier ce que tes yeux ont vu et tu les enseigneras à tes enfants et petits enfants » (ancien testament, deutéronome 4,9)

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Published by DLF - dans Souvenir.
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:01

Trouvez le programme du Congrès  National UNP 2012 de Nîmes sur le lien pdf ci- dessous.

                                                               info:DLP nr 219

 

 

 

NImes-programme-001.jpg

     

 

 

                un clic sur le lien

 

 

 

        2012 Gongrès Nîmes 2012 Gongrès Nîmes

 

 

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   selon votre vitesse de connection,veuillez patienter pour ouverture du fichier.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 07:28

Amicale RLA-GLA logo

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bulletin d'information est au format PDF,un clic sur le lien suivant pour ouvrir le fichier:

 

 

 

                     ePELICAN62 ePELICAN62

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 10:25

                       Servez vous du curseur ou de la roulette de la souri.

 

 

    Le capitaine Bernard Teissier à effectué entre le 7 novembre 2011 et le 26

janvier 2012 un second pélérinage au Vietnam .Il partage avec nous quelques

        -uns de ses moments passés dans ce pays chargé de souvenirs. 

                                                                     Bernard-Teissier.jpg


 

                                                                             Arrivée à HANOÏ :



Voici l’Hôtel Hoa Binh à Hanoï : c'est l'ancien Hôtel '' Le Splendid '' du temps de la France coloniale. Dans cet Hôtel étaient hébergés en 1950 les Officiers du BEP   en garnison à Hanoï juste avant le désastre de la RC 4 et l'affaire de Dong Khé en

Octobre 1950.

2012- Hanoï, l'ancien Hôtel '' le Splendid''

Hanoï, l'ancien Hôtel '' le Splendid'' ou furent hébergés en 1950 les Officiers du BEP

 

La Cathédrale St Joseph à Hanoï: C'est à l'intérieur de cette cathédrale que fut chanté pour la 1ère fois '' la prière du Para'' le jour de la St Michel 29 Septembre 1949.

2012-cathédrale Saint Joshep à Hanoï

 

 

Le pont Long Bien (ex pont Paul Doumer) il y a quelques années la famille Doumer

a proposé aux autorités du VN de rénover à ses frais le pont métallique de type Eiffel a condition qu'il soit rebaptisé pont Paul Doumer. De même que les dirigeants

communistes de ce pays ont refusé que les cendres du Gal Bigeard soient dispersées

à DBP, ils ont répondus de manière négative à la demande de la famille. 

2012-l' ancien Pont Paul Doumer à Hanoï

                                          L'ancien Pont Paul Doumer à Hanoï.


 

                                                                         Monuments à Hanoï

 

2012- Hanoï

 

2012- Hanoï-

 

 

                                          Poursuite du périple à DIEN BIEN PHU

 

Point d'Appui (PA) Beatrice: Située la plus à l'Ouest du camp retranché, c'est la

première colline qui tomba le 14 Mars 1954 aux mains du Vietminh. 

2012- colline PA Beatrice

                                                                    Colline PA Beatrice.

 

                               Fresques murales au pied de la colline Dominique 2 à DBP

2012- fresque murale au pied de la colline Dominiq-copie-1

 

2012- fresque murale au pied de la colline Dominique 2 à D

 

Cimetière VN: Les soldats VN (environ 12 000 morts pour la seule bataille de DBP) ont

eu droit à des sépultures, mais pas les 3 000 morts FR. Leurs corps ont été laissés sur

le terrain et rassemblés ça et là, sans aucune marque d'identification pour permettre de

les retrouver.


Mémorial Rolf Rodel: financé et construit sur l'initiative personnelle par l'ex-Sergent Rolf  Rodel du 3° REI, inauguré le 7 Mai 1994, ce mémorial situé au coeur même du lieu des derniers combats est le seul monument Français dans toute l'ancienne Indochine

Française (Vietnam- Cambodge -Laos) pour rappeler les 40 000 morts qui sont tombés pour la France.

voir sur ce lien:      Album de Bernard-Teissier Album de Bernard-Teissier


  Le PC du Gal de Castries commandant le Groupe Opérationnel du Nord Ouest (GONO): Les combattants Vietminh venus de l'Ouest ont pris tous les PA les uns après les autres,

ont passés la rivière Nam Youm et pris le PC situé a 300 mètres à l'Est de la rivière le 7 Mai 1954.

2012- M 24 Chaffee isolé dans les rizières au sud de la p

                                      Chaffée isolé dans les rizières au sud de la piste de l'aérodrome.

 

          Rencontre inattendue au sein même de la cuvette de Dien Bien Phu

2012- rencontre inattendue au sein même de la cuvette de D

 

2012- Prisonniers encadrés faisant leur promenade

                                                  Prisonniers encadrés faisant leur promenade

 

La rivière Nam Youm : C'est sur ses berges, dans les trous creusés par les obus, dans

les abris et les tranchées que se sont terrés comme des rats pendant plusieurs

semaines des déserteurs, et des lâches (1/5 des effectifs combattants dans les rangs

FR).La nuit ils sortent pour quémander ou voler de la nourriture. Bigeard les appeler les

rats de la rivière et bizarrement le Gal de Castries toléra cette situation.

2012- la rivière Nam Youm

                                                                                 La rivière Nam Youm

 

La piste de l'Aérodrome: Au début, hommes et matériels furent acheminés par lavoie aérienne. Hanoï est à une heure de vol de DBP. Durant la bataille les DC 48   Dakota

purent évacués les blessés vers Hanoï, mais par la suite a cause des bombardements

qui avaient rendu la piste impraticable, il fut quasiment impossible aux avions  de  se

poser.Alors, les renforts en hommes et les approvisionnements en munitions, vivres et matériels ne purent se faire que par parachutages.

2012- d'autres avions a hélices ont remplacés les Dakota

                   D'autres avions à hélices ont remplacés les Dakota C 48.

 

2012- Plaques PSP et éléments de pont Bailey sur Dominiqu

                                    Plaques PSP et éléments de pont Bailey sur Dominique

 

2012- le pont historique de type Bailey sur la rivière Nam

                            Le pont historique de type Bailey sur la rivière Nam Youm encore utilisé de nos jours.

 

 

                  Passage au musée de Dien Bien Phu, les images parlent d'elles mêmes.

 

2012- Tracts Viethminh adressés aux Légionnaires Allemand

                       Tracts Viethminh adressés aux Légionnaires Allemands combattants avec les Français.

 

2012- le 7 Mai 1954, les Viets traversent la rivière Nam Y

           le 7 Mai 1954, les Viets traversent la rivière Nam Youm, le PC est a quelques centaines
                               de mètres, désormais le sort des Français est jeté..

 

2012- prises de guerre aux FR                                                          Prises de guerre aux Français

 

2012- Insignes pris sur les FR                          Prises de guerre aux Français Insignes pris sur les Français

 

2012- Ecussons TAP

                                                                      Ecussons TAP

 

2012- Dien Bien, le pont historique sur la rivière Nam You

                            Dien Bien, le pont historique sur la rivière Nam Youm.

 

                                      Arrivée à Dong Khé:

 

Les calcaires et le cirque de Coc Xa: Tombeau du BEP.  C'est  dans  ce  cadre

majestueux et grandiose que le BEP fut anéanti par les régiments Vietminh en Octobre 1950. Le patron du BEP le Commandant Segrétain devait également y trouver la mort.

2012- accident sur l'ancienne RC 4

                                    Accident sur l’ancienne RC 4.

2012- accident sur la RC 4

 

                                                                Dong Khé.

2012- Dong Khé

 

2012- dans les environs de Dong Khé, les calcaires de Coc

                          Dans les environs de Dong Khé, les calcaires de Coc Xa

 

2012-

                                               Au coeur du cirque de Coc Xa.

 

                                                                                                       2012- Coc-Xa

                                                                                                  Coc-Xa

 

2012- Promotion CDT Segrètain                                                            Promotion CDT Segrètain.

2012- le 8 Oct 2008 d'autres m'ont précédés.

 

2012- la piste devant les cirques de Coc Xa

                                           Le 8 Oct. 2008 d'autres m'ont précédés.

2012

                                      La piste devant les cirques de Coc Xa

 

2012- la RC 4

                                                                    la RC 4.

 

 

 

                                                    Poursuite à Vung Tau:

 
C'est l'ancien Cap St Jacques (cité balnéaire) du temps des Français

 

2012- Vung Tau, l'ancien Cap St Jacques du temps des Franç

                          Vung Tau, l'ancien Cap St Jacques du temps des Français.

 

2012- Cap Saint Jacques

                                                          Cap Saint Jacques.

 

 

 

                                   Fin du voyage, arrivée à SAIGON

 

2012- la Cathédrale de Saïgon                                      La Cathédrale de Saïgon

 

2012- la messe de minuit dans la cathédrale de Saigon                                         La messe de minuit dans la cathédrale de Saigon.

2012-messe de minuit dans la Cathédrale de Saïgon

 

 

2012- la Poste de Saigon

                                                        La Poste de Saigon.

 

2012- Dans le port de Saïgon, il est une jonque Chinoise,

                                                           Le port de Saïgon,

 

Fin de ce périple.


Dans le port de Saïgon,il est une jonque Chinoise, mystérieuse et sournoise, dont nul ne connait

le nom, …………
cf. au chant mili des Troupes Coloniales '' Opium''

 

 

                                    Le chant Opium:   opium128 opium128

 
Le capitaine Bernard TEISSIER repartira sans doute en fin d’année pour nous
rapporter dans ses bagages plein de souvenirs émouvants…….

 

Merci au capitaine Bernard Teissier de nous avoir offert ces informations et merci à

Marie Claire Weiller pour la mise en page et la transmission de l'article.

 

 

Liens du blog:  Le capitaine Bernard Teissier-Sa carrière-Son pélérinage au Nord-Vietnam en 2010.

 

                        Album de Bernard-Teissier Album de Bernard-Teissier

 

 

 

 

 


 

 

 

Vous retrouverez me même article (sans ascenseur) sur ce lien:   Second pélérinage au Vietnam du capitaine Bernard Teissier.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:03

 

Le capitaine Bernard Teissier à effectué entre le 7 novembre 2011 et le 26 janvier 2012 un second pélérinage au Vietnam .Il partage avec nous quelques-uns de ses moments passés dans ce pays chargé de souvenirs. 

                                                                     Bernard-Teissier.jpg


 

                                                                             Arrivée à HANOÏ :



Voici l’Hôtel Hoa Binh à Hanoï : c'est l'ancien Hôtel '' Le Splendid '' du temps de la France coloniale. Dans cet Hôtel étaient hébergés en 1950 les Officiers du BEP en garnison à Hanoï juste avant le désastre de la RC 4 et l'affaire de Dong Khé en Octobre 1950.

2012- Hanoï, l'ancien Hôtel '' le Splendid''

Hanoï, l'ancien Hôtel '' le Splendid'' ou furent hébergés en 1950 les Officiers du BEP

 

La Cathédrale St Joseph à Hanoï: C'est à l'intérieur de cette cathédrale que fut chanté pour la 1ère fois '' la prière du Para'' le jour de la St Michel 29 Septembre 1949.

2012-cathédrale Saint Joshep à Hanoï

 

 

Le pont Long Bien (ex pont Paul Doumer) il y a quelques années la famille Doumer a proposé aux autorités du VN de rénover à ses frais le pont métallique de type Eiffel a condition qu'il soit rebaptisé pont Paul Doumer. De même que les dirigeants communistes de ce pays ont refusé que les cendres du Gal Bigeard soient dispersées à DBP, ils ont répondus de manière négative à la demande de la famille. 

2012-l' ancien Pont Paul Doumer à Hanoï

                                          L'ancien Pont Paul Doumer à Hanoï.


 

                                                                         Monuments à Hanoï

 

2012- Hanoï

 

2012- Hanoï-

 

 

                                          Poursuite du périple à DIEN BIEN PHU

 

Point d'Appui (PA) Beatrice: Située la plus à l'Ouest du camp retranché, c'est la première colline qui tomba le 14 Mars 1954 aux mains du Vietminh. 

2012- colline PA Beatrice

                                                                    Colline PA Beatrice.

 

                               Fresques murales au pied de la colline Dominique 2 à DBP

2012- fresque murale au pied de la colline Dominiq-copie-1

 

2012- fresque murale au pied de la colline Dominique 2 à D

 

Cimetière VN: Les soldats VN (environ 12 000 morts pour la seule bataille de DBP) ont eu droit à des sépultures, mais pas les 3 000 morts FR. Leurs corps ont été laissés sur le terrain et rassemblés ça et là, sans aucune marque d'identification pour permettre de les retrouver.


Mémorial Rolf Rodel: financé et construit sur l'initiative personnelle par l'ex-Sergent Rolf  Rodel du 3° REI, inauguré le 7 Mai 1994, ce mémorial situé au coeur même du lieu des derniers combats est le seul monument Français dans toute l'ancienne Indochine Française (Vietnam- Cambodge -Laos) pour rappeler les 40 000 morts qui sont tombés pour la France.

voir sur ce lien:      Album de Bernard-Teissier Album de Bernard-Teissier


  Le PC du Gal de Castries commandant le Groupe Opérationnel du Nord Ouest (GONO): Les combattants Vietminh venus de l'Ouest ont pris tous les PA les uns après les autres, ont passés la rivière Nam Youm et pris le PC situé a 300 mètres à l'Est de la rivière le 7 Mai 1954.

2012- M 24 Chaffee isolé dans les rizières au sud de la p

                                      Chaffée isolé dans les rizières au sud de la piste de l'aérodrome.

 

          Rencontre inattendue au sein même de la cuvette de Dien Bien Phu

2012- rencontre inattendue au sein même de la cuvette de D

 

2012- Prisonniers encadrés faisant leur promenade

                                                  Prisonniers encadrés faisant leur promenade

 

La rivière Nam Youm : C'est sur ses berges, dans les trous creusés par les obus, dans les abris et les tranchées que se sont terrés comme des rats pendant plusieurs semaines des déserteurs, et des lâches (1/5 des effectifs combattants dans les rangs FR). La nuit ils sortent pour quémander ou voler de la nourriture. Bigeard les appeler les rats de la rivière et bizarrement le Gal de Castries toléra cette situation.

2012- la rivière Nam Youm

                                                                                 La rivière Nam Youm

 

La piste de l'Aérodrome: Au début, hommes et matériels furent acheminés par lavoie aérienne. Hanoï est à une heure de vol de DBP. Durant la bataille les DC 48 Dakota purent évacués les blessés vers Hanoï, mais par la suite a cause des bombardements qui avaient rendu la piste impraticable, il fut quasiment impossible aux avions de se poser.

Alors, les renforts en hommes et les approvisionnements en munitions, vivres et matériels ne
purent se faire que par parachutages.

2012- d'autres avions a hélices ont remplacés les Dakota

                   D'autres avions à hélices ont remplacés les Dakota C 48.

 

2012- Plaques PSP et éléments de pont Bailey sur Dominiqu

                                    Plaques PSP et éléments de pont Bailey sur Dominique

 

2012- le pont historique de type Bailey sur la rivière Nam

                            Le pont historique de type Bailey sur la rivière Nam Youm encore utilisé de nos jours.

 

 

                  Passage au musée de Dien Bien Phu, les images parlent d'elles mêmes.

 

2012- Tracts Viethminh adressés aux Légionnaires Allemand

                       Tracts Viethminh adressés aux Légionnaires Allemands combattants avec les Français.

 

2012- le 7 Mai 1954, les Viets traversent la rivière Nam Y

           le 7 Mai 1954, les Viets traversent la rivière Nam Youm, le PC est a quelques centaines
                               de mètres, désormais le sort des Français est jeté..

 

2012- prises de guerre aux FR                                                          Prises de guerre aux Français

 

2012- Insignes pris sur les FR                          Prises de guerre aux Français Insignes pris sur les Français

 

2012- Ecussons TAP

                                                                      Ecussons TAP

 

2012- Dien Bien, le pont historique sur la rivière Nam You

                            Dien Bien, le pont historique sur la rivière Nam Youm.

 

                                      Arrivée à Dong Khé:

 

Les calcaires et le cirque de Coc Xa: Tombeau du BEP. C'est dans ce cadre majestueux et grandiose que le BEP fut anéanti par les régiments Vietminh en Octobre 1950. Le patron du BEP le Commandant Segrétain devait également y trouver la mort.

2012- accident sur l'ancienne RC 4

                                    Accident sur l’ancienne RC 4.

2012- accident sur la RC 4

 

                                                                Dong Khé.

2012- Dong Khé

 

2012- dans les environs de Dong Khé, les calcaires de Coc

                          Dans les environs de Dong Khé, les calcaires de Coc Xa

 

2012-

                                               Au coeur du cirque de Coc Xa.

 

                                                                                                       2012- Coc-Xa

                                                                                                  Coc-Xa

 

2012- Promotion CDT Segrètain                                                            Promotion CDT Segrètain.

2012- le 8 Oct 2008 d'autres m'ont précédés.

 

2012- la piste devant les cirques de Coc Xa

                                           Le 8 Oct. 2008 d'autres m'ont précédés.

2012

                                      La piste devant les cirques de Coc Xa

 

2012- la RC 4

                                                                    la RC 4.

 

 

 

                                                    Poursuite à Vung Tau:

 
C'est l'ancien Cap St Jacques (cité balnéaire) du temps des Français

 

2012- Vung Tau, l'ancien Cap St Jacques du temps des Franç

                          Vung Tau, l'ancien Cap St Jacques du temps des Français.

 

2012- Cap Saint Jacques

                                                          Cap Saint Jacques.

 

 

 

                                   Fin du voyage, arrivée à SAIGON

 

2012- la Cathédrale de Saïgon                                      La Cathédrale de Saïgon

 

2012- la messe de minuit dans la cathédrale de Saigon                                         La messe de minuit dans la cathédrale de Saigon.

2012-messe de minuit dans la Cathédrale de Saïgon

 

 

2012- la Poste de Saigon

                                                        La Poste de Saigon.

 

2012- Dans le port de Saïgon, il est une jonque Chinoise,

                                                           Le port de Saïgon,

 

Fin de ce périple.


Dans le port de Saïgon,il est une jonque Chinoise, mystérieuse et sournoise, dont nul ne connait le nom, …………
cf. au chant mili des Troupes Coloniales '' Opium''

 

 

                                    Le chant Opium:   opium128 opium128

 
Le capitaine Bernard TEISSIER repartira sans doute en fin d’année pour nous
rapporter dans ses bagages plein de souvenirs émouvants…….

 

Merci au capitaine Bernard Teissier de nous avoir offert ces informations et merci à Marie Claire Weiller pour la mise en page et la transmission de l'article.

 

 

Liens du blog:  Le capitaine Bernard Teissier-Sa carrière-Son pélérinage au Nord-Vietnam en 2010.

 

                        Album de Bernard-Teissier Album de Bernard-Teissier

 

 

 

 

 


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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:30

 

 

INFO SITE ASAF


L'ASAF vous propose tous les mois, une sélection des articles de son site www.asafrance.fr mis à jour quotidiennement.


1 - Libre opinion : le coût humain des opération

                   !cid 6dad569919cac42e17e0b1c215a846d6


 

 

 

Par le Général Elrick IRASTORZA, ancien chef

d’état major de l’armée de terre.

 

LIRE

             2 - Libre opinion : Les enseignements

             stratégiques du conflit afghan

                             !cid 23a9ef217fbff3b9fb7546c24e2f5cf7


 

 

 

Par le Général Vincent DESPORTES, ancien

commandant de l’Ecole de guerre.


LIRE


3 - Libre opinion : Dissuasion nucléaire

                       européenne

                   

                  !cid bbb5024a4814a5ef70d66f90c18b817b

 

 

 

 

 

 

Par le général François TORRES, ancien

 attaché de Défense à Pékin.,Offcier général (2S).


LIRE

4 - Officiel : Français par le sang versé

                          !cid 48c9d1f7a229ac2c21a29f7bdd5800f2 (2)


 

 

 

 

 

 

Par le général Jean-Claude COULLON

ancien Commandant de la Légion Etrangère.

 

LIRE

                5 - ASAF Bulletin trimestriel N° 93

                        (Hiver 2011-2012)

                            

                                              !cid a0ed462f2bb9b3a47c30c9af0b58e75a


 

 

 

 

 

 

Ce bulletin de 64 pages à feuilleter est mis

en ligne alors que le prochain bulletin

(printemps 2012) sera adressé par courrier

à tous les adhérents le 15 mars

(adhésion et abonnement :25 €).

 

LIRE

 

             6 - Vidéo : Aux commandes du Rafale

  

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>

Un capitaine de l’armée de l’air vous fait

découvrir les capacités extraordinaires de

cet appareil polyvalent.

>

.VOIR

 

                     7 - Photo du jour en Afghanistan

              !cid 228c43519618cb72c5bc19568f85d5d1


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rappeler l’importance des tireurs d’élite

camouflés: capacités de renseignement et de

tir précis à longue distance.

 

 

VOIR

 

 

 

 


De nombreux autres documents sont à lire et à voir sur le

site www.asafrance.fr


Pour recevoir par la poste chaque trimestre la publication de

l'ASAF (64 pages) dont le prochain numéro, comprenant plus

de 30 articles paraîtra le 15 décembre.

 

 

Adhérez dés maintenant à l'ASAF (année 2012) au prix de 25 €

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à l'ordre de : ASAF, 18 rue de Vézelay , 75008 Paris.

 

 

 

> Site : :www.asafrance.fr

> Courriel : secretariat@asafrance.fr

 

> 18, rue de Vézelay

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Tél/Fax : 01 42 25 48 43

Cette lettre peut être diffusée sans réserve vers les autorités et élus

de vos connaissances, les médias et relais d'opinion, dans votre

entourage familial, professionnel et associatif.
Très cordialement.
Henri PINARD LEGRY.
Président de l'ASAF
.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 18:15

source du fichier non connue.                           

 

                             Un clic sur le lien ci-dessous pour ouvrir le fichier pps.

 

                                                  La mort de M. Bon Sens.

 

                                          DECES DE BONSENSDL1 DECES DE BONSENSDL1

 

si vous êtes de ceux qui n'arrivent pas à ouvrir les fichiers PPS,téléchargez "Powerpoint Viewer" sur le lien suivant:    link

 

                    

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 09:37

90

 

cet article est extrait d'une revue Debout Les Paras de l'année 1989.

La vie quotidienne des antennes chirurgicales parachutistes à Diên Biên Phu.

Dans une France où les revendications pour l'amélioration des conditions de travail priment sur le travail lui même,où la notion de Service Public a pratiquement disparu,le dévouement des personnels des Antennes chirurgicales à Diên Biên Phu revêt,35 ans après(en 1989),un aspect surréaliste,quasi surnaturel.
On ne connait pas suffisemment les artisans de ces postes de secours où le miracle était quotidien.L'ancien chef de l'APC nr5 met ici en lumière le tragique de leur situation.
Cet article est extrait du bulletin de liaison de l'Amicale des anciens de Diên Biên Phu.
D.L.P.
                                                      *************************
La lumière blafarde de la luciole inonde le flanc labouré du piton de Diên Biên Phu.


Il était pourtant parti en Indochine,débordant d'enthousiasme et de courage.Pour cette lointaine aventure,il avait quitté sa famille et ses amis et comme tous ses copains,il avait apporté son sens du devoir.Il fallait défendre l'honneur de la compagnie mais aussi,bien sur,confirmer sa réputation de baroudeur.... En Asie,il croyait sincérement qu'il contribuerait à enrayer l'inexorable expansion marxiste.
Enivré par le bruit des explosions et des rafales des armes automatiques,abruti de fatigue et par des nuits sans sommeil,la pluie,la boue gluante....il est là,palpitant dans l'action des combats,désolé de son impuissance,angoissé mais pourtant bien décidé à contenir l'assaillant viet tapi comme lui,invisible,dans l'ombre de la tranchée voisine...l'obus d'un mortier de 60 explose et le combattant s'affaisse....
Pas un cri,inconscient....un voile noir et le corps recroquevillé,glisse dans l'immonde flaque de boue rougie de la tranchée.A ses côtés,son copain de combat gît,le visage arraché...
Sous le tir de barrage terrifiant,les derniers rescapés de la compagnie,hagards,se replient en piétinant les corps dont certains bougent encore....ou les trainent sans ménagement en se relayant,il faut tout tenter pour arracher son copain à une mort certaine....Gestes magnifiques et héroïques de solidarité,preuve admirable de cette fraternité entre les hommes peu habitués à révéler leurs sentiments et leur coeur.Tous ces actes accomplis,certes inconsciemment,la peur au ventre avec un seul but.... atteindre ce fanion maculé de la croix-rouge,qui marque le poste de secours.


Dans ce boyau encore couvert,on entasse ces malheureuses loques.L'évacuation sur l'antenne chirurgicale est impossible....l'encerclement est pratiquement total.
C'est donc dans ce trou,dans les pires conditions d'insécurité,d'inconfort,de saleté et surtout avec des moyens médicaux trés réduits que tous les gestes et les soins d'extrème urgence sont mis en oeuvre par le médecin de l'avant et son équipe d'infirmiers et de brancardiers.
Tous les cas sont engoissants mais le plus difficile est de repérer les blessés en danger de mort imminente.....
-aveugler une plaie de poitrine béante et asphyxique par un pansement occlusif....
-placer un garrot ou un pansement compressif sur une plaie vasculaire très hémoragique....
-redresser et appareiller,même sommairement avec un piquet ou un fusil,un fracas  de cuisse ou de jambe source de choc intense dû à la douleur....
-et puis placer des pansements individuels sur toutes les blessures,soulager avec la morphine,ramener le calme et le relatif confort d'un brancard,rassurer et avoir la présence d'esprit d'établir cette fiche d'évaluation indispensable dans la chaîne des évacuations ultérieures que l'on fixe sur la poitrine du blessé inconscient et qui permettra de connaître plus tard son nom,la nature de ses blessures et les soins et médicaments qu'il a reçu à l'avant.


Petit à petit,dans la pénombre du poste de secours,au milieu des explosions voisines et le crépitement incessant des mitrailleuses et des FM.,la blancheur des pansements tranche sur la teinte fécale de la boue....On attend....


La contre-attaque désespérée des paras et la reconquête du piton desserre l'etreinte des survivants de la compagnie décimée.Le repli des quelques dizaines de combattants hagards et résignés s'effectue à l'aube.Dans un écran de fumigène,c'est un long défilé de brancards où gémissent les blessés cahotés dans cette course vers l'antenne chirurgicale à travers les cratères des explosions d'obus et les chicanes des tranchées à demi éboulées...
Les morts accessibles ont été recouverts de quelques pelletées de terre au fond de la tranchée,sépulture bien modeste pour ce petit gars de France!.....
On plonge dans l'entrée de l'antenne chirurgicale alors que se déchaîne le tir d'artillerie ennemie....un obus atteint de plein fouet le groupe électrogène et c'est dans une obscurité quasi-complète que débute le triage chirurgical.
Le raccordement au groupe des transmissions permet de découvrir un spectacle assez hallucinant:une quarantaine de blessés,à demi-nus sur les brancards posés à terre dans la boue,une dizaine d'autres moins atteints restent accroupis contre les parois.
Les PIM (Prisonniers et Internés Militaires) alertés procèdent à leur toilette sommaire et ce n'est pas une mince affaire que de supprimer cette gangue de boue visqueuse qui recouvre tout:vêtements,peau,blessures et transforme le sol en un véritable marécage....
Le triage chirurgical par le jeune chirurgien est un acte capital car il entraîne un choix terrible en conséquence;le diagnostic précis....dont la vie du blessé dépend....
-les moribonds (environ 1 blessé sur 10),comateux:crâniens,plaies multiples trés délabrantes sont au dessus de toute ressource chirurgicale,ils recoivent vite une injection de morphine pour atténuer leurs souffrances jusqu'à la fin.Certains encore conscients paraissent incroyablement résignés;plusieurs avant leur dernier souffle prononcent des noms d'êtres chers,demandent à être baptisés,l'aumônier bloqué par un tir de barrage serait arrivé trop tard.
-pour les autres blessés le degré d'urgence doit être dépisté et ce n'est pas la moindre affaire dans une telle avalanche.Les pansements primitifs enlevés,le chirurgien établit le bilan des blessures et l'état du choc.
Simultanément avec des gestes quasi-automatiques biens rodés,toute l'équipe d'infirmiers  de l'antenne s'affaire à genoux autour des brancards et chacun des sept infirmiers a son rôle bien défini.Le blessé recevra donc systématiquement les sérums antitétanique et antigangréneux,les antibiotiques puis la médication préparatoire (phénergean,atropine dolosal).L'infirmier réanimateur surveille les pouls,tension artérielle,les respirations;il place les perfusions intraveineuses,sérums glucosés,salés,plasma,sang....hélas parachutés en trop petites quantités.

Il faut souvent inciser à  la racine de la cuisse pour découvrir une veine profonde perméable.
Au milieu de tous ces préparatifs et de l'inconfort le plus complet,le chirurgien compose un programme opératoire en fonction de la gravité et le l'urgence des blessures:thorax asphyxiques,hémorragiques,garrotés sont la priorité absolue.


Pendant ce temps,l'infirmier instrumentiste prépare les tables et les plateaux d'instruments stérilisés,les linges opératoires,les ligatures.Il faut être économe,récupérer tout ce que l'on jette habituellement:compresses,pansements,ligatures.Le stérilisateur se bat avec son autoclave chauffé avec un "primus" à essence défaillant et le groupe électrogène surmené succombera à plusieurs reprises.
Le triage est achevé,il retarde peut-être  le geste opératoire mais il permet la mise en condition de tous les blessés qui défileront maintenant sans interruption sur la petite table d'opération pliante de notre antenne parachutiste.


La salle d'opération!.... terme bien pompeux pour désigner le boyau terreux couvert heureusement de gros rondins et d'une épaisse couche de terre.Pour apporter un semblant de propreté et réaliser une cellule opératoire approximative,le plafond et les parois étaient garnis de parachutes que l'on renouvelait de temps à autre.En effet,chaque explosion voisine arrosait de terre le champ opératoire et les tables d'instruments stérilisés.Hélas cette terre recueillie dans les toiles gonflées d'eau boueuse dégoulinait en stalactites comme dans une grotte.
Des fils accrochés au plafond obligeaient les gouttes à suivre un trajet plus oblique.On est loin des cellules opératoires,salles blanches avec flux d'air hyperaseptique .... tout était improvisé.
L'anesthésiste,infirmier mais aussi cuisinier,va tout tenter pour apporter un peu de confort à notre geste chirurgical.
L'absence d'appareil à circuit fermé dont l'intubation endotrachéale impose une anesthésie par voie intraveineuse au pentothal.Le relais à l'ether avec l'antique masque  d'Ombredanne sans oxygène (parachutage difficile des bouteilles de gaz comprimé) ne procure qu'une anesthésie légère à la limite du réveil et souvent le blessé bouge.On doit se battre pour vaincre la poussée abdominale et pour maintenir un membre fracturé durant la dessication du plâtre.


En priorité sont traités les blessés de grande urgence:


-fermeture d'une plaie de poitrine asphyxique et béante après ablation du pansement occlutif,véritable soufflet de forge où jaillit le poumon mis à nu à travers les côtes fracturées.Ces bessures sont la cause habituelle de la mort par asphyxie des blessés de guerre,mais à Diên Biên Phu,la proximité du poste de secours et leur évacuation rapide permettait parfois d'aveugler la brèche par des moyens sommaires avant la suture étanche du chirurgien et l'évacuation de l'air engougré dans la plèvre.
-les plaies vasculaires necéssiteront la ligature de l'artère ou de la veine rompue,avec tous les risques semblables à ceux d'un garrot donc l'amputation secondaire inévitable.
-les membres déchiquetés,sources de chocs,sont amputés directement sur le brancard,anesthésiste et chirurgien à genoux.Il en est de même des autres blessés moins graves,dont les plaies sont débridées,les petites fractures appareillées,des pansements refaits sous anesthésie....Toutes ces opérations plus mineures faites entre chaque "grosse intervention" à la hâte.....car il faut faire vite,très vite,et le chirurgien est seul.
-les blessés de l'abdomen (quelques-fois 7 en 24 heures) recevront une large laparatomie exploratrice pour détecter toutes les lésions internes dues à une transfixion par balle ou un éclat d'obus inclus on ne sait où.
L'opération est parfois longue et laborieuse.L'hémorragie interne nécessite la ligature d'un vaisseau,l'ablation de la rate ou du rein ou le tamponnement rarement très efficace des plaies du foie.Il faut faire vite pour sutturer et refermer les multiples perforations intestinales.
Il faut des sutures étanches sauf pour le gros intestin rempli de matières fécales hyperseptiques,pour lui l'anus artificiel en extériorisant  la perforation est seul capable d'éviter une péritonite post-opératoire.
La fermeture de la paroi doit être solide et la poussée abdominale due à une anesthésie trop légère impose des fils solides....quelquefois des fils de bronze .....ce n'est pas de la microchirurgie.
Et que dire des polyblessés qui associent une blessure abdominale ou thoraco-abdominale avec des fractures ouvertes  délabrées de jambe,une plaie mutilante de la face avec une plaie de la vessie .....énucléation pour un oeil éclaté et trachéotomie pour des lésions graves de la bouche ou du maxillaire inférieur,etc.....
A chaque instant,d'autres blessés en attente imposent un geste chirurgical d'extrème urgence imprévu et un véritable manège oblige le chirurgien à quitter l'opération en cours pour secourir en catastrophe d'autres blessés nouveaux....


Entre chaque transferts des blessés sur la table,on pique un petit somme sur un tas de parachutes,l'anesthésiste cuisinier apporte la ration de boeuf assaisonné,le riz et le nescafé en sachet....un peu d'air à l'entrée en chicane de l'antenne.....tient c'est la nuit....on n'a plus aucune notion de l'heure et du temps.Le ciel est zébré de balles traçantes de la DCA viet et les éclairs éblouissants des explosions d'obus sur sur le T lumineux balisant la DZ (Drop Zone:zone de saut) indique que des parachutages ont lieu malgrè le temps couvert précédant la mousson.Des Dakotas,des Packetts tournent sans arrêt sur la cuvette pour larguer au plus bas (150m) ,alors que des lucioles éblouissantes se balancent mollement éclairant tout ce paysage de désolation.Par vagues et toujours,arrivent d'autres blessés et il faut pourtant opérer ceux qui attendent depuis 24 heures:parages des plaies,débridement des transfixions,énucléation,amputation secondaire à une ligature d'un gros tronc artériel,ouverture d'abcès,réintervention pour occlusion ,etc.....etc...


Les blessés du crâne arrivent en dernier,car pour eux,on ne peut pas grand chose:déterger la bouillie cérébrale au sérum chaud,enlever les esquilles osseuses compressives et tenter de recouvrir avec ce qu'il reste du cuir chevelu en inondant d'antibiotique.


Attention....un obus à explosion retardée fuse dans la paroi de la salle de triage....fracas assourdissant....La paroi s'effondre enfouissant un infirmier et plusieurs blessés sur leurs brancards:on déblaie à la pelle toute cette terre gluante pour retirer l'infirmier réanimateur abasourdi et dégager les plaies béantes remplies de boue des blessés...
Dans les boyaux voisins,où ils ont été conduits,les opérés des jours précédents tous étonnamment silencieux dans leurs couchettes métalliques superposées jusqu'aux rondins du plafond qui dégouttent d'eau boueuse....
Ils devront pourtant vite céder leur place "privilégiée" !,aussitôt occupée par de nouveaux arrivants....Le médecin de leur bataillon à quelques dizaines de mètres de là prendra le relais du chirurgien de l'antenne dans des conditions encore plus précaires.


Il est arrivé souvent que ces mêmes blessés reviennent,après avoir repris le combat avec une nouvelle blessure.Là-bas,seulement nous étions les témoins stupéfaits de ces actes de courage invraisemblables imposés par une résistance désespérée à l'étreinte du viet.Mais comment tenir une arme avec un autre bras en écharpe et rester debout avec une énorme plaie de cuisse ou une amputation de jambe...et pourtant...
Il était difficile de rester insensible à certaines situations tragiques:ce lieutenant blessé à mort qui demande que l'on soigne avant lui son ordonnance marocain blessé qu'il appelait "Clair de lune".
Ce légionnaire qui avouait avoir abandonné sa famille et demandait que l'on prévienne sa femme à TÜbingen.
Ce grand noir sénégalais dont les deux orbites avaient été arrachés par un éclat et dont les lobes antérieurs du cerveau pendaient à la place des yeux et du nez....il parlait encore par intermittence en gémissant....il vivra encore dix heures soulagé par des injections répétées de Dolosal....


Et combien d'autres encore...


Les linges opératoires ne peuvent plus être lavés dans l'eau souillée puisée dans le Nam-Youm par les PMI.
On stérélise à l'autoclave chauffé à l'essence ces loques puantes.
Le chirurgien privé de blouse opère torse nu avec un tablier de caoutchouc.Les mains gantées de gros gants de "chaput" plongent dans l'alcool...puis dans la plaie ou l'abdomen rempli de matières fécales sanglantes écoulées des viscères rompus.
Les semaines interminables s'écoulent et les parachutages nous approvisionnent très régulièrement. Il faut tout économiser:ligatures,compresses,pansements,antibiotiques et même l'alcool à 90°;mercurochrome,alcool iodé...les anesthésiques généraux et l'on fait de plus en plus d'anesthésies locales à la novocaïne.
Les grandes ampoules de verre de sérums sont trop fragiles pour supporter le parachutage.Elles ont fait place à ... des bouteilles de "Bière Segi" vidées de leur contenu et conditionnées avec les sérums à Hanoï.On transperce avec l'aiguille  de la tubulure la capsule évidée...
Le sang manque de plus en plus et pour rétablir imparfaitement la masse sanguine on utilise le plasma sec et le Subtosan.


Le Damany,notre médecin-chef du camp retranché,harcèle le service de santé d'Hanoï qui conditionne sans relâche les caisses de médicaments,matériels,brancards,groupes électrogènes,instruments,couvertures,vivres qui seront largués,la nuit suivante,à haute altitude avec des parachutes à ouverture retardée....la DCA installée sur les hauteurs devient trop précise.
Après récupération dans les barbelés et les tranchées à la barbe des viets,les colis sont acheminés aussitôt vers les médecins de l'avant et les antennes.Malgré les pertes inévitables,les colis tombés chez les viets et la casse,jamais les soins n'ont été interrompus...


Vidal au BT2 avec l'ACP6 (Antenne Chirurgicale Parachutiste nr 6) est submergé et se replie sur l'ACP5.Nous allons travailler ensemble durant les premiers jours de la bataille.L'ACM Gono avec Grauwin et Gindrey voisine du PC.L'ACP3 isolée sur Isabelle avec Résillot,tous les chirurgiens rompus à cette chirurgie de guerre de l'avant,s'étaient malgré tout adaptés à ces conditions apparemment désespérées.


L'impossibilité de toute évacuation sur les hôpitaux de l'arrière imposait un fonctionnement autonome prolongé dans ces hôpitaux de campagne improvisés.
Geneviève,infirmière à l'ACM (Antenne Chirurgicale Mobile) tous nos infirmiers,les médecins des unités et les cinq chirurgiens dispersés,formaient là-bas des équipes dynamiques et enthousiates malgré le danger permanent,la fatigue et l'abrutissement des semaines sans sommeil.
A l'ACP5,on a traité près de mille blessés en un mois!.... Mais le médecin de l'avant restera toujours le maillon indispensable sous l'autorité de Le Damany,médecin-chef du camp retranché.
Par son rôle technique et humain,il avait la confiance du combattant qu'il assistait au coeur même des combats.Il apportait un soutien moral indescriptible.Le "Toubib" restait l'extrème refuge en cas de blessure pour l'homme de troupe ou les gradés et c'est lui qui recueillait souvent les confidences avant leur dernier soupire.
A Diên Biên Phu,il avait aussi l'entière responsabilité des blessés opérés quelques heures avant.


7 mai 1954.... chute du camp retranché de Diên Biên Phu....


Les viets silencieux et noirs arrivent à l'entrée de l'antenne au cours d'une opération qu'ils me demandent d'interrompre la rage au coeur.Di Vé! Maolen!
Retour à la surface,hagards,éblouis par la lumière du jour,... encore des blessés....ce seront des prisonniers français qui sautent sur des mines antipersonnelles:on leur impose le déminage du terrain d'aviation en vue d'une évacuation aérienne éventuelle....pieds de mine et garrots avec du cable électrique placé par les infirmiers-médecins viets.... à la racine du membre depuis plus de 4 heures.
Sous des tentes improvisées avec des parachutes,il faut amputer au niveau de la cuisse avec du matériel et des médicaments chinois inconnus....nos antennes ont été considérées comme prises de guerre.
Tous les blessés depuis le début des combats ont été remontés des abris et c'est sous la pluie qu'ils attendent leur hypothétique évacuation.
Totalement privés de nos soins,avec des pansements horriblement souillés,des plâtres pourris où grouillent des asticots,des amputés sans béquilles,des plaies béantes sans pansements et des opérés de l'abdomen vomissant et réclamant un sédatif,tous décharnés,en guenilles mais néanmoins remplis d'espoir d'une libération prochaine et de soins dans un véritable lit hôpital.


Ils devront attendre pourtant l'autorisation d'Ho-Chi-Min qui par sa "clémence humanitaire!" permettra à ces malheureux ,leur départ en hélicoptère vers Hanoï accompagnés de Geneviève et d'un ou deux médecins.
Les autres combattants après des adieux émouvants sont arrachés sans ménagement à leurs camarades et ils prennent le chemin de la captivité pour rejoindre les camps du Nord Vietnam à la frontière chinoise.
Les médecins seront également séparés des blessés et malades de la longue colonne de prisonniers.Cette séparation tragique nous empêchera de leur apporter une aide  et quelques soins élémentaires.
L'absence de conseils d'hygiène,de prophylaxie des maladies tropicales expliquera la mortalité très lourde dans les camps de la troupe et des sous-officiers.Et pourtant,le simple fait de boire exclusivement de l'eau bouillie supprimait la quasi-totalité des affections intestinales parasitaires ou infectieuses:amibiases,ascaris,lambliases,spirochétose,etc....De même le comprimé de Nivaquina empêchait la crise mortelle de paludisme grave.


Les camps de prisonniers français en Indochine ont été décimés par la négligence orgueilleuse du commandement viet.Leur refus de l'assistance de la Croix-Rouge Internationale et l'incompétence totale de leurs infirmiers médecins ignorant constituait un crime indigne qu'aurait dû dénoncer largement l'opinion internationale de l'époque.
Hélas veuves et orphelins,ces lignes postumes ne sauraient atténuer votre peine.Elles avaient uniquement pour objet de vous apporter le témoignage de ceux qui,miraculeusement ,ont échappé au massacre.
Vous devez pourtant savoir que,là-bas,ils ne songeaient pas,égoïstement,à sauver leur peau mais il existait un extraordinaire sentiment de camaraderie et de solidarité.On comprend mieux les actes héroïques obscurs qui ont été accomplis et que l'on ne connaîtra jamais.
Beaucoup de balafrés,d'amputés handicapés ou invalides doivent la vie au copain inconnu qui n'en est souvent jamais revenu.
Ceci,il y a bientôt 35 ans et c'était à Diên Biên Phu.

Un des chirurgiens d'antenne
E.Hantz (ACP 5)


liens correspondants sur le blog:

 

Diên Biên Phu et les prisonniers du camp 73.

 

Le système carcéral viet-minh(source DLP)

 

 

 

DLP6

 

La revue trimestrielle Debout Les Paras est offerte gratuitement à tous les adhérents de l'Union Nationale des Parachutistes.

 

Lien vers le site national de l'UNP :  link

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Published by DLF - dans Indochine
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:59

Le vendredi 20 janvier,un soldat de l'armée  nationale afghane (ANA) du président Karzaï a mitraillé un groupe d'instructeurs français alors que ceux-ci, sans armes ni protection, faisaient leur jogging, dans la province de Kapisa .Quatre soldats français des forces internationales de l'Otan ont été tués,trois du 93ème régiment d'artillerie de montagne de Varces et un du 2ème régiment étranger de génie de Saint-Christol. Quinze autres ont été blessés, dont huit grièvement.

 

lien vers l'article:  2012-Hommage aux quatre soldats tués en Afghanistan le vendredi 20 février

 

Fabien Willm faisait partie de ces quatre militaires et le 25 février un hommage lui a été rendu dans la commune de Erstein où plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées dans l'église Saint-Martin ,là, Claude Bertrand ,le curé de la communauté de paroisses d'Erstein,Jean Marc Willer maire de la cité sucrière et un représentant des anciens combattants on rappelé le courage et le professionalisme de Fabien Willm qui a été promu major et chevalier d'honneur à titre posthume.
Etaient présents le porte drapeau de la section de Strasbourg Gérard Foehr ainsi que le fanion de l'AALP porté par son délégué régional Alsace-Lorraine Ivan Rednak.

  2012-hommage-a-Fabien-Willm.--2-.jpg

Image DNA

 

lien  diaporama de l'hommage rendu au major Fabien WILLM à Erstein le 25 02 2012.

 

 


Parmi les représentants de la société civile se trouvaient-Catherine Trautmann vice-présidente de la communauté urbaine de Strasbourg et député européenne-Grignon Francis,Esther Sittler sénateurs du Bas-Rhin-le député Hert Antoine-le sous-préfet du Bas-Rhin Philippe Gabrielle-Nuss Albertine présidente de la communauté de communes du pays d'Erstein-Willer Jean-Marc maire de la cité sucrière et ses adjoints (Fabien Willm était originaire de la cité sucrière ou il a passé toute son enfance avant de s'engager dans l'armée)-étaient présents aussi les représentants des associations locales.


Côté militaire-une délégation du régiment auquel Fabien Willm appartenait,le 93°RAM de Varces (régiment d'artillerie de montagne)-l'adjoint au gouverneur de Strasbourg le colonel Patrice Dumont Saint-Priest -les délégations Eurocorps,de la 2° Compagnie de commandemant et de transmissions d'Illkirch  et du 291° Jagerbataillon-les Anciens Combattants-
La cérémonie s'est terminée par un dépôt de gerbes devant le Monument aux Morts.

 

 

 

source -SIRPA 

Âgé de 43 ans, l’adjudant-chef Fabien Willm  s’est engagé en 1986 en tant qu’élève sous-officier, il fut affecté l’année suivante au 93e  régiment d’artillerie de montagne  (93e  RAM) de Varces où il débuta sa carrière comme chef de pièce. Depuis août 2009, il occupait la fonction de technicien supérieur acquisition dans ce même régiment. Il était marié et père d’un enfant.







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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 07:53



                                                                                                    MOTION

Le Conseil d’administration de l’ADOR (Association Des Officiers de Réserve et Officiers Anciens Combattants du Gard) s’est réuni en séance plénière le mardi 21 février 2012 ayant appris que les 10 et 11 mars 2012 se tiendra à Nîmes un colloque "Destiné à faire connaître au grand public l’organisation clandestine du FLN algérien, notamment par des débats anticolonialistes", organisé par la « Fédération de France du FLN » et un collectif d’associations algériennes.

Ce colloque est subventionné par le Conseil Général du Gard, la Région Languedoc-Roussillon et le Ministère de la Culture et de la Communication. Générateur de graves troubles à l’ordre public, un tel rassemblement/ colloque qui se déroule sur le territoire national est organisé par une communauté étrangère qui fait l’apologie de crimes commis à l’encontre de citoyens français (forces de l’ordre, militaires d’active et militaires appelés, harkis fidèles à la France et civils habitant l’Algérie alors département français, etc.) et va provoquer de nombreuses manifestations à laquelle l’ADOR du Gard s’associera.

A quelques semaines des commémorations du Cinquantenaire du début de l’exode tragique dont ont été victimes les communautés Pied-noir et Harkis, les administrateurs de l’ADOR du Gard (1) demandent unanimement à Monsieur le Préfet du Gard - représentant de Monsieur le Président de la République, de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de Monsieur le Secrétaire d’État en charge des Rapatriés - ainsi qu’aux élus locaux - Députés, Sénateurs, Conseillers Régionaux, Maires et Présidents d’Associations Patriotiques - d’intervenir pour que ce colloque soit interdit.
           
 

(1) Parmi lesquels certains ont eux-mêmes combattus pour la France contre le FLN, l’un d’entre eux y ayant   perdu son frère « Mort pour la France »


                                                                            ********************************
                                                                    
 
Lien vers:                                          
Livre-Harkis soldats abandonnés-Témoignage-préface de Pierre Schoendoerffer.

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