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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:55

Poeme transmis par Michel Fries,ancien du 2°BPC.

Nos morts en Indochine


Après des décennies d'un oubli injurieux,
Accablant des héros aux destins glorieux,
Alimentant contre eux une vieille rancoeur,
On vient s'intéresser à ces hommes au grand coeur.

Ravalant leur mépris injuste,leur faconde,
Des juges ignorants,harcelés de remords,
Se sont interrogés sur ce conflit du monde:
Pour quoi?Pour qui? Comment? Ces braves sont ils morts.

On ne savait plus trop comment les surnommer,
Ceux qui avaient tout donné,leur vie et leur lumière,
Dans des affrontements à l'issue meurtrière,
Disparus sans éclat et par tout diffamés.

Ils sont morts pour garder à la France meurtrie,
Le respect que l'on doit à sa chère Patrie,
Pour panser les blessures de ses plus grands malheurs,
En défendant toujours la voie de son honneur.

Pour maintenir présents,dans ce pays lointain,
Ceux qui l'ont animé de notre esprit latin,
L'abreuvant de nos oeuvres,du doux parler de France,
Dans une intime union de ferme connivence.

Pour tous ceux qui voulaient garder leurs différences,
Pour tous ceux qui forgeaient de vaines espérances,
Rançonnés par les sectes,accablés de labeur,
Tous les jours confrontés aux affres de la peur.

Parce que ce pays,c'était beaucoup la France,
D'une sûre amitié scellée dans la confiance,
Une fraternité conçue avec bonheur,
Vieille de plus d'un siècle,en dépit des rumeurs.

Combattants de tous poils et de tous les combats,
Risquant les embuscades dont on ne revient pas,
Traqués par tous les pièges et les perfides mines,
Soudés dans la ferveur d'une foi unanime.

Ils sont morts,empalés sur des bambous tranchants,
Ou,les mains arrachées par l'engin à traction,
Se vidant de leur vie par des moignons sanglants,
Pour permettre aux convois de remplir leur mission.

Ils sont morts,balayés dans des postes précaires,
Aux effectifs réduits,juchés sur des pitons,
Par des hordes dopées,de plusieurs bataillons,
Sans pouvoir espérer le secour de leurs frères.

Lors des actions d'appui,où l'ennemi foisonne,
Le pilote,abattu par sa témérité,
Disparait englouti par la forêt gloutonne,
Couvrant d'un vert linceul l'oiseau déchiqueté.

Ils sont morts de fatigue et de constante angoisse,
Engagés sans répit pour de pressants besoins,
Cheminant sans repos,pourchassés par la poisse,
Au secours des copains,dans les postes lointains.

Diên Biên Phu,Caobang et bien d'autres galères,
Ont provoqué la morts de valeureux soldats,
Combattant sans espoir,mourant dans la colère,
Dans des actions damnées,condamnés au trépas.

Comme ces prisonniers plongés dans l'abjection,
Rongés par la vermine et par les vexations,
Ayant pour seul recours leurs fières convictions,
Ne composant jamais malgrè les privations.

Ils sont morts dans des camps où,de furieux combats
Les avaient condamnés aux pires des dégâts,
Subissant du Viet Minh une implacable haine,
Humiliés,meurtris,dans d'infâmes gétiennes.

Mais ils sont morts aussi de votre indifférence,
De vos pingreries,de votre lâcheté,
Subissant trop souvent ,tout au long des séances,
Le défaitisme ardent de certains députés.

Vous les avez tués par l'animosité,
Par la propagation de vos idées coupables,
Par vos grèves perlées,par l'effet lamentable,
De tous vos sabotages,source d'adversité.

Leurs corps se sont dissous dans la pluie tropicale,
Et leurs os dispersés par le fait des vandales,
Violant,pillant,souillant de pauvres sépultures,
Englouties dans le sein d'une ingrate nature.

Ils ont fertilisé le sol de Cochinchine,
Des plus pures valeurs de vertus magnanimes,
Leurs tombes,parsemées dans le rugueux Tonkin,
Attestent la valeur de ces fiers paladins.

Les rescapés sont morts,blessés dans leur conscience,
Vous les avez reçus,à leur retour en France,
Comme des réprouvés,sans aucune indulgence,
Leur refusant l'honneur conquis dans la souffrance.

N'avivez pas les plaies de gens inconsolés,
Ils pleurent un mari,un enfant où un père,
Gardant au fond du coeur une pensée amère,
Qu'il ne faut pas ternir de tractations grossières.

Laissez dormir en paix les héros d'Indochine,
Vous les avez honnis,reniés,condamnés,
Dans l'imcompréhension de vos âmes bornées,
Et voudriez maintenant,trop tard,les encenser.

Tous,ont fait pour la paix et le bonheur des hommes,
Bien mieux qu'en brandissant des poings et des drapeaux,
Les leurs étaient rougis du sang de ces surhommes,
Et l'on n'y voyait point  faucille ni marteau.

            Gabriel Vialla-(1994-1997)

    (Source-La Charte-année 2000).

 

lien du blog sur ce sujet: 7-de l'Indochine à Dien Bien Phu(et en France)

 

10- Les Hmongs-le trafic des piastres,prisonniers du Vietcong,retour des soldats français,les rapatriés français d'Indochine-Rolf Rodel.

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Published by union nationale des parachutistes de thionville - dans Textes-Divers-Armée-Nation
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