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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 20:10

 

 
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LETTRE MENSUELLE de L'ASAF 12/09

« Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)


Madame, Monsieur,

1/ L'ASAF vous adresse ci-dessous sa lettre électronique mensuelle 12/09 : "Cri de détresse ou signal d’alarme.

Elle alerte les autorités sur les graves conséquences que pourraient entraîner des réductions budgétaires dans les armées,
Comme l'ont rappelé les chefs d'état-major en juillet devant les membres de la Commission de la Défense, nos forces sont en limite de rupture tant sur le plan du moral que sur celui de la cohérence de nos capacités.
A l'heure où le pays est appelé à réduire son train de vie, l'ASAF rappelle que la Défense a déjà largement contribué à cet effort puisqu'elle a vu son budget divisé par 2 en 30 ans. Le seuil critique est aujourd'hui atteint. C'est un devoir de le dire aux Français.

 

2/ Si vous estimez que cette lettre est susceptible d'intéresser des personnes de votre entourage, nous vous proposons de la diffuser largement afin de participer à l'information de nos concitoyens au moment où la situation internationale montre des signes croissants d'instabilité et de dangerosité.

3/ Si vous partagez nos préoccupations sur les questions militaires et de Défense de notre pays, vous pouvez rejoindre l'ASAF, association indépendante, composée de bénévoles dont le but exclusif est de servir les intérêts supérieurs du pays et soutenir son armée, qui doit rester "au cœur de la Nation".

4/ Le dernier numéro de la publication de l'ASAF "Engagement" vient de paraître. Il a été tirée à 10 000 exemplaires "Cliquez ici".

Très cordialement.

 

Henri Pinard Legry
Président de l’ASAF


 

Cri de détresse ou signal d'alarme

 Le texte d'une lettre écrite par une épouse de militaire circule depuis 48h sur internet. 
L'ASAF, ne pouvant identifier l'auteur - qui déclare vouloir rester anonyme, ne publiera donc pas sur son site ce document appliquant ainsi rigoureusement la règle d'édition qu'elle s'est fixée.

Cependant, l'ASAF estime que les termes employés dans ce document révèlent, sous une forme inhabituelle mais directe et vraie, le malaise profond et général des armées qui pourrait rapidement atteindre un point de rupture et se traduire brutalement par des comportements aussi graves que ceux qu'ont déjà connus les forces de sécurité intérieure. 
La « coupe est pleine ». Il y a un vrai sentiment de « ras le bol ».

La méfiance

Ceux qui servent en silence les armes de la France mesurent le fossé considérable entre d'une part les déclarations élogieuses sur leurs succès opérationnels et les discours de compassion sur les sacrifices consentis et d'autre part les efforts et sacrifices budgétaires supplémentaires qu'ils doivent encore subir. 
Ils ont oublié leurs illusions ; ils perdent confiance ; ils subodorent la tromperie. 
Eux qui ne cessent de se réorganiser et de réduire leurs effectifs depuis 30 ans sans rechigner, en remplissant malgré tout les missions demandées parfois avec « des bouts de ficelle » et en prenant des risques personnels considérables, ne comprennent pas et n'acceptent plus de payer pour ceux qui, en France, refusent toute réorganisation ou réforme à coup de manifestations et de grèves et obtiennent ainsi gain de cause.

Ne plus se taire

Il faut comprendre que les soldats, marins et aviateurs qui ont vu leurs camarades tués ou blessés dans les conflits récents ne se tairont probablement plus s'ils constatent que les moyens juste suffisants qui leur ont été octroyés pour remplir leur mission, sont encore réduits. 
Ils savent que ce sont leurs jeunes camarades qui paieront demain au prix du sang les lâchetés et mensonges d'aujourd'hui. 
Mieux que quiconque ils savent que les mesures d'économie proposées par les technocrates de Bercy et du ministère de la Défense se traduiront demain par des morts et des blessés.

Invoquer la situation financière très grave

Dans laquelle se débat notre pays pour justifier de nouvelles coupes dans le budget de la Défense, c'est mentir par omission. C'est oublier de dire que la part du budget de l'Etat consacré à la Défense a été divisée par deux en 30 ans ; c'est oublier de rappeler que pendant cette même période la dette n'a cessé de croître !

S'opposer aux coupes sur le budget de la Défense

Est aujourd'hui le devoir des responsables militaires et civils, qui sont conscients de l'état réel de notre armée. Il leur faut éviter, par un silence complice, la dislocation irresponsable de notre outil militaire ; il leur faut se souvenir que le même silence des dirigeants politiques français pendant 30 ans a conduit à une dette abyssale de 1800 milliards d'euros.
Qu'ont fait ces responsables politiques des dizaines de milliards récupérés ainsi sur le budget de la Défense ? 

Aujourd'hui, plutôt que de sacrifier de manière quasi irréversible les moyens indispensables à l'Etat pour remplir son premier devoir, la classe politique dans son ensemble doit s'accorder à préserver les ressources consacrées à la Défense et proposer de réorganiser en profondeur des organismes budgétivores et souvent peu efficaces qui se sont fossilisés depuis plus d'une génération. 
Il y a encore dans leurs budgets des marges de productivité que les armées n'ont plus.

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)

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