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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 16:41
19 mars 1962-Pas vraiment le cessez-le-feu en Algérie.


en 1961 le projet de partition de l'Algérie est un echec.de GAULLE céde contre l'avis des états riverains de l'Afrique sub-saharienne ainsi que celui de son premier ministre sur la Sahara,poussé semble t'il par les représentants des sociétés pétrolières.Dans ""les mensonges de la guerre d'Algérie''Demougin écrit:
les représentants des sociétés pétrolières,dans le cadre des accords de prospection et de commercialisation internationaux du pétrole,préféraient une solution ouverte au problème algérien,c'est à dire une coopération de tous les groupes pétroliers mondiaux avec un état indépendant ,plutôt que la constitution d'une industrie pétrolière nationalisée;contrairement à ce que beaucoup avaient pensé,à commencer par les pieds-noirs, le pétrole et le gaz découverts en janvier 1956 n'avaient pas été un atout pour l'Algérie française mais un élément majeur de sa disparition.
de Gaulle offrait là,au GPRA, un succès inappréciable.

Ensuite de Gaulle passe à une politique de ''dégagement''celle dont il s'était toujours défendu et ceci au moment ou le GPRA inquiet des visée politiques de son état major,déchiré par des rivalités internes,menacé par les chefs de l'ALN et conscient de l'état désastreux de ses katibas ne voit d'issue que dans une négociation.

Le ''dégagement'' aboutit en mars 1962 à la conclusion des accords d'Evian,qui avaient été qualifiés aussitôt par Boumédienne (chef de l'armée des frontières stationnée en Tunisie et Maroc))de pacte néocolonialiste permettant à la France d'exercer une nouvelle forme de domination.De Gaulle parle aux français, à la TV il leur dit ''les deux peuples,français et algériens vont marcher fraternellement sur la route de la civilisation,alors qu'en même temps la radio du FLN diffuse en français une émission prônant l'appaisement et la réconciliation,principalement à l'égard de musulmans qui ont choisi la France alors que son programme en arabe confirme la poursuite de la lutte et le châtiment des traitres.Aussitôt commencent les enlèvements d'Européens et le massacre des supplétifs
..
Le général Bigeard écrtit,dans l'un de ses livres-le FLN n'a pas attendu que nos troupes soient parties pour procéder à des réglements de compte sauvages.Le martyre des harkis a commencé bien avant le cessez le feu.Loin dans le bled,l'abandon de nos postes entraînait systématiquement la mort des harkis.On retrouvait leurs restes brûlés vifs,égorgés,massacrés à coups de hache.''

Les représentants du GPRA qui avaient participé aux accords d'Evian et obtenu un réel succès diplomatiques voient leurs signatures désavouées et seront éliminés,Ces accords n'ont jamais été ratifiés par l'état algérien,jamais appliqués,Ben Bella dira même qu'ils ne sont pas le Coran.


les supplétifs de la France et leur abandon.Le sort des Harkis.
GMPR et GMS-dès novembre 1954 des unités ont été mises sur pied pour maintenir l'ordre dans les campagnes et le bled, les groupes mobiles de police rurale(GMPR)et les groupes mobiles de sécurité(GMS).
Il n'existait pas,alors,dans les vastes régions rurales de forces de police et de gendarmerie suffisantes, et, aussi adaptées à la nouvelle situation.C'est donc pour s'opposer à la rébellion que furent créées ces unités,Ces forces civiles étaient placées sous l'autorité du directeur de la sureté nationale en Algerie.A cette époque la plupart des unités nord africaines étaient encore en Indochine,raison du recours aux supplétifs.

Les Moghaznis
Ils étaient rattachés aux sections administratives spécialisées(SAS)regroupés en ''makhzen''d'environ trente hommes.Ces unités furent donc créées en même temps que les SAS à partir du mois de septembre 1955,leur rôle était d'assurer leur sécurité.Début 1960 les moghaznis étaient environ 20.000.

En 1956 des harkas ont été créées dans toute l'Algérie.Ces unités comptaient 24.000 hommes en 1958,le général Challe porta leur nombre à 60.000 (1959)dans le but de créer un commando de chasse par secteur militaire,en tout 800 harkas furent crées.En 1959 entre six et sept mille hommes sont affectés dans des commandos de chasse.

Il est utile de rappeler qu' il y eu quatre fois plus de musulmans en armes du côté français que du côté du FLN;Face à ces 180.000 combattants l'ALN n'a jamais dépassé 48.000 hommes dont le plus grand nombre se trouvait en Tunisie et au Maroc.
3200 supplétifs ont été tués au combat ou dans des attentats.

Une  pensée pour ce qui prétendaient et les autres qui continuent à prétendre,que la population musulmane était totalement inféodée au FLN.

Abandon,massacres et rapatriement minimun des supplétifs.
Il semble que le général Challe avait en vue un projet de fédération des différentes unités territoriales et d'autodéfense.Le général Crépin son successeur,aurait promis, début 1961, que les harkis,qui étaient considérés comme vainqueurs auraient la première place dans l'Algérie future,mais,peu après la réduction des effectifs est amorcée.

Les promesses de ces deux généraux n'ont pas été tenues,quand aux négociateurs d'Evian ,ceux ci ont obtenu la promesse du FLN qu'il n'y aurait pas de représailles.ll y eu d'abord des règlements de compte dans les villages évacués par l'armée française,ensuite des massacres à partir de début juillet.
90% des harkis ont choisi de rester chez eux parce que le FLN avait fait des promesses.

En mars 1962 c'est le cessez le feu,les SAS sont repliées vers d'autres plus importantes,les moghaznis sont désarmés,comme dans toute l'Algérie les harkis et groupes d'autodéfense.Des officiers ne réussiront que très partiellement malgrès les consignes des autorités,à rapatriers des membres de leurs unités.Les moghaznis,nombreux croiront à la parole donnée et resteront au pays.Pour y être massacrés.

L'état major de Boumédienne avait donné ordre à ses responsables militaires et membres de son organisation politique et administrative de faire bonne figure aux harkis pour inciter ceux ci à rester sur le territoire et ne pas échapper ainsi à la justice de l'Algerie devenue indépendante.En avril ordre avait été donné de désarmer et licencier les harkis,des désarmements avaient parfois lieu par surprise.Les préfets et divers responsables ont vite pris connaissance des épurations dès lors entreprises par des populations encadrées par les forces de l'ALN.
Les harkis ne pouvaient compter que sur l'aide de l'armée française.Pompidou et le chef d'état major interrarmée ont alors insisté sur le devoir de tous les militaires de porter secour aux individus en danger,mais,
Le 16 mai Louis Joxe ministre d'état qui le 11 avril encore écrivait que la France n'abandonnerait pas ceux qui lui sont restés fidèlement attachés notifiait au haut commissaire en Algerie que ''toutes initiatives individuelles tendant à l'installation en métropole de français musulmans sont strictement interdites.
  Si des officiers n'ont pas obéi à cette ordre une seconde note de Joxe prescrit de rechercher dans l'armée et administration les complices de ces aides aux rapatriments,les supplétifs débarqués en métropole sans autorisation gouvernementale devant étre renvoyés en Algérie et à compter du16 mai,il était devenu interdit d'effectuer des opérations de recherche dans les douars, de harkis et de leurs familles.

En décembre 1961 le gouvernement prépare une loi pour accueillir et réinstaller les français d'outre-mer sans prévoir un retour massif des pieds-noirs d'Algérie.
Les estimations les moins favorables se basaient sur un retour de 400.000 personnes sur quatre années hors, dès le mois d'avril, le cota était déja atteint ceci malgrés les interdictions de l'OAS de quitter le territoire.
Les actes des rebelles,les attentats FLN et OAS , la fusillade rue d'Isly,les enlèvements et disparitions,les massacres d'Oran les exactions au lendemain des accords d'Evian de la part des maquisards FLN de la dernière heure qui ont attendu cette date pour se manifester ,l'absence de garanties réelles de la part du gouvernement ont amené les départs massifs d'Algerie.
En aout 62,malgrès un retour au calme,il y avait encore des enlèvements,les européens continuèrent de partir,laissant leurs biens dans un pays qui avait été le leur et ou ils ont tout laissé laissé,y compris leurs morts.
Dans les débuts de l'année 1962 pour gagner le territoire français les pieds-noirs devaient effectuer des démarches dans l'insécurité qui régnait alors,une autorisation de départ des autorités françaises encore en place leur était nécessaire,qu'ils obtenaient dans le commissariat le plus proche ou ils devaient faire la queue sous la menace de l'OAS qui leur interdisait de quitter l'Algérie.Les autorisations de sortie de territoire portaient encore la mention''aller,retour'' car l'état français pensait encore à faciliter un maximu de retours pour aider à la construction de l'état algérien.
Ils devaient aussi se procurer les billets pour ceux qui pouvaient les payer,avec les mêmes risques.
Dès avril il devint possible de quitter le pays par avion aprés avoir signé une décharge,reconnaissance de dette à payer ultérieurement.
La plupart n'avaient pas prévu l'exode,espérant toujours un dénouement heureux après ces huit années de guerre,ils durent se trouver les moyens de transporter leur minimum,achat quand il y en avait encore de valises,en bricoler,les compagnies de déménagement furent prises d'assaut,l'envoi en France nécessitait pour ceux qui en avaient les moyens l'achat de grands coffres pouvant transporter 100kg,qu'il fallait affréter en France ,les taxes afferentes au transport France Algérie qui étaient assimilé à de l'importation devaient étre acquittées.Lorsque les taxes furent exonérées un nombre plus important de rapatriés débarqua en France dans un dénuement total.
Pour pouvoir bénéficier de cette exonération,une demande devait étre faite au bureau de douane du lieu d'importation.Au mois d'octobre les autorités d'Oran demandèrent aux rapatriés qui voulaient faire transporter un ''coffre''nommé aussi cadre de déménagement ,des reçus de gaz,électricité,loyer.?

Les autorités gouvernementales s'étaient basées sur les chiffres des rapatriements du Maroc,45.000 entre 1956 et 1957 et la Tunisie,94.000 entre 1956 et 1958 .Dès avril elles ont du faire face à un nombre bien plus important que prévu,pour ne pas compromettre les accords d'Evian le nombre de bateaux a été limité à trois par semaine mais,alors que en temps normal,à cette date,il y avait peu de voyageurs,ce fut par milliers que les rapatriés s'embarquèrent,aprés avoir bradé leurs biens pour acquitter le prix du voyage.En mai environ 84.000 débarquent à Marseille,Port-Vendre et Orly,en juin plus de 320.000.

Ceux ci ont été bien souvent accueillis comme des indésirables,Deferre craignait de les voir envahir sa ville et sa région,Joxe n'en voulait pas plus en Algérie qu'en France.Ce serait mieux,disait il,qu'ils s'installent en Australie,en Argentine ou Brésil.
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Les harkis,environ 90.000, familles comprises, dont une bonne moitié rapatriée en dehors des filières gouvernementales ont été parqués dans des centres de triages et traités comme des indésirables.Une directive ministérielle demandait aux préfets de ne les reloger qu'aprés avoir relogé tous les rapatriés demandeurs de logements,ceux ci ont alors été acheminé dans des cités d'accueil,surveillées par des gendarmes.Ils ont été traités plus en détenus que en anciens combattants.Il a fallu que leurs enfants se révoltent pour qu'un certain nombre de mesures soient prises dans l'amélioration des logements,de formation professionnelles,de l'embauche.La génération des enfants nés en France menera une seconde révolte qui débouchera en 1994 sur la délivrance d'indemnités aux familles harkis pour leurs biens abandonnés en Algérie et aides diverses.
Ce n'est qu'en septembre 2001 qu'un hommage national leur est rendu.

Les pertes de la guerre d'Algérie.
Elles peuvent étre éstimée dans la population d'Algérie à 250.000 morts et disparus.
Les pertes militaires,statistiques de l'armée française,143.538 rebelles tués de novembre 1954 au 19 mars 1962,le ministère algérien des anciens moudjahidines donne le chiffre de 152.863 tués au combat.
Côté français 23196 morts (terre mer air gendarmerie)dont 15.583 tués au combat.A ce chiffre il faut ajouter,aprés le cessez le feu,152 tués,422 bléssés,162 disparus.

Les purges internes de l'ALN ont fait entre 7.000 et 15.000 victimes.
Le terrorisme du FLN a tué en Algérie de 1954 à 1962 ,19.166 personnes dont 2.788 européens,bléssés 21.151 dont 7451 européens,auquels il faut ajouter 13.671disparus dont 375 européens ceci avant le 19 mars 1962 et environ 6.000 tués et 4.000 bléssés du MNA;
Aprés le cessez le feu,jusqu'au 1er mai 1963,3098 enlèvements d'européens ont été recensés,969 on été retrouvés vivants,et 306 morts.


Quand aux harkis
de l'aveu même de Ben Bella,la population visée représentait 500 à 600.000 personnes,si l'on s'en tient aux confidences de Krim Belkacem,sur les 220.000 musulmans abattus par l'ALN ''en dehors des combats''150.000 auraient été exécutés après le cessez le feu,et l'auteur précise,c'est aussi le chiffre retenu par les experts auprès des tribunaux ayant à connaître les crimes  contre l'humanité.(source même livre que ci dessus)


Au lendemain des accords d'Evian.
Les accords d'Evian ont amené le gouvernement à se décharger de ses responsabilités en Algérie sur des responsables qui ne pouvaient (GPRA par exemple)ou ne voulaient pas les assumer.

Ces accords ont été signés le 18 mars 1962 par les représentants français et ceux du FLN ,membres du GPRA.

Le cessez le feu devait,dés le lendemain midi mettre fin aux opérations militaires et à toutes les actions armées,seules les forces françaises pouvaient circuler librement jusqu'au résultat de l'autodétermination,celles ci devaient éviter le contact avec le FLN.Les responsabilités étaient partagées entre un haut commissaire de France et un exécutif provisoire franco-algérien,ceci dans l'attente du référendum d'autodétermination qui devait avoir lieu dans un délai de trois à six mois.
Diverses déclarations dans les accords concernaient
-des promesses d'amnisties
-de l'exercice à venir des droits civiques algériens pour les citoyens français d'Algérie pendant trois ans avant de choisir leur nationalité définitive,du respect de leurs biens,de leurs religions,de leurs droits civils.
-des coopérations économiques et financières,de la mise en valeur du Sahara,de coopérations diverses....
-un an après l'autodétermination,les forces françaises devaient passer à 80.000 hommes,l'évacuation totale devait se faire deux ans plus tard,sauf deux bases aériennes concédées pour 15 ans et les sites sahariens (bombes et fusées) concédées pour cinq ans.etc.............

Le cessez le feu et déclarations de garanties furent vite bafouées,a cause de l'insécurité généralisée et des décisions prise par le nouveau gouvernement algérien.
L'OAS a condamné les accords qu'elle jugeait illégitimes,elle s'est efforcée d'en empêcher les applications ses commandos se sont attaqués au FLN et aux forces gouvernementales en provoquant des affrontements sanglants.
Du côté du FLN,les premières semaines aprés le cessez le feu ont été calmes,mais dès la mi-avril les enlèvements d'européens se multiplièrent à Alger,Oran et les régions voisines.Au final l'insécurité fut totale.
 .
Le gouvernement français n'a pas réagi de la même façon contre les violations du cessez le feu venant de l'OAS ou du FLN.
Contre l'OAS il a utilisé la force des armes-Alger,fusillade rue d'Ysly le 26 mars 1962 qui fit 56morts.
.Avec le FLN il a été beaucoup plus modéré et a collaboré avec celuici,il a minimisé l'ampleur des enlèvements jusqu'au milieu du mois de mai,les campagnes ont été rapidement abandonnées à l'ALN réglant le sort des supplétifs de l'armée française et de leurs familles.

D'emblée,le FLN interpréta à sa façon les accords d'Evian.Ses troupes sortent en armes des zones ou elles étaient stationnées pour effectuer des réquisitions,recruter des volontaires pour augmenter leurs effectifs,faire de la propagande,les soldats musulmans de l'armée française furent incités à déserter,les MNA pourchassés,quand aux harkis leurs sorts était réglés d'avance.

Ce sont des tensions internes entre les différentes factions qui empêchèrent la prise de pouvoir immédiat par le FLN;La réunion du CNRA à Tripoli en mai/juin 1962 qui avait pour but la mise en place d'un programme et d'une nouvelle orientation politique fut un échec.Le GPRA(gouvernement représentatif de l'Algérie tout de même) était contesté par Boumédiene et par Ben Bella,respectivement chef de l'état major de l'ALN et responsable du bureau politique,éxédés,les membres du GPRA quittèrent la réunion.
Le cessez le feu a donc ravivé les tensions entre les factions du FLN,Boumédiene qui commandait l'armée des frontières(celle qui était stationnée en Tunisie et au Maroc)tandis et le GPRA qui avait de son côté son armée de partisans,moins nombreuse.
Le pouvoir fut pris par la force la mieux organisée,l'armée des frontières du colonel Boumédiene,les négociateurs algériens des accords d'Evian écartés,(l'éxecutif qui avait la responsabilité du maintien de l'ordre et une souveraineté provisoire jusqu'au resultat de l'autodétermination n'avait plus de pouvoir),les garanties données aux européens et musulmans pro-français disparurent.
Le 30 juin,Ben Bella se désolidarise du GPRA.

Le 1er juillet,référendum pour l'indépendance
Le 4 juillet le GPRA s'installe à Alger,présidé par Yousouf Ben Khedda.
Le 5 juillet,indépendance de l'Algérie.(suite au référendum sur l'autodétermination)

Les 5- juillet massacres de civils européens à Oran pendant que l'armée française sous les ordres du général Katz reste l'arme au pied.Un exemple de massacre perpétré sur une communauté sans défense en présence d'une armée qui laisse assassiner ses ressortissants sans intervenir.Oran a été le dernier bastion OAS mais au moment des événements ses commandos avaient quitté les lieux,plus de la moitié des Européens étaient aussi partis,environ 100.000 personnes.
Un accord FLN-OAS du 17juin 1962 mettait fin aux violences réciproques.

Fin aout les forces de Boumédiene se dirigent vers Alger en livrant des combats aux hommes de la wilaya 4 et de la wilaya3 qui leur refusent le passage,l'opération fit un millier de morts.
.Le 25 septembre c'est la proclamation de la république algérienne,Ben Bella devient le président du conseil et dirige ensuite le FLN.
Le 8 octobre,l'Algérie adhère à l'ONU

Des alliés de Ben Bella le lâchent alors.Ferhat Abbas président de l'assemblée constituante s'éloigne,Boudiaf quitte le FLN pour créer le PRS(parti de la révolution socialiste )ce qui lui vaudra un séjour en prison,Khider démissionne du secrétariat général en avril 63,Aït Ahmed crée le FFS(front des forces socialistes) et déclanche une insurrection en Kabylie qui fait des centaines de morts..Tout cela amène Ben Bella à instaurer un parti unique ,des milices sont alors créees pour faire contrepoids à l'armée.

Le 8 mars 1963,le code de la nationalité qui ne reconnait comme algérien d'origine que les arabo-musulman est mis en place,plus question maintenant d'une Algérie multiculturelle,plus de place pour les pieds-noirs.
Le code de 1963 refuse la nationalité d'origine aux pieds-noirs et réintègre dans le statut musulman les brebis égarées.La nationalité d'origine est strictement définie défini par l'ascendance musulmane.Le mot ''algérien'' en matière de nationalité d'origine s'étend à toute personne dont au moins deux ascendants en ligne paternelle sont nés en Algérie et y jouissent du statut de musulman.Cette définition est reprise dans un nouveau code en 1970,du 15 décembre,article 32.
Donc,tout algérien est ainsi ''récupéré''par ses ancêtres,et entre dans le statut civil de droit commun du droit musulman.Ceux ci sont séparés des algériens d'origine française qui doivent,eux,pour échapper au statut de droit musulman prendre la nationalité française.
Les harkis du Bachagha Boualem restés algériens ont donc été considérés comme des traitres,quand aux pieds-noirs qui avaient adhéré à la cause des nationalistes,ceux ci ont été mis à part de la masse des musulmans,parce que relevant de la nationalité par acquisition.

Le 15 septembre 1963,éléction de Ben Bella à la présidence de la république.Le 19 juin 1965 il est renversé par Boumédiene, incarcéré puis assigné à résidence.

Les français d'Algérie revenus en France ne furent pas encouragés à revenir,ceux restés en Algérie furent incités à partir grâce à une politique de nationalisation et de socialisation.Ceux ci étaient considérés comme un obstacle à la révolution algérienne.;
En mars 1965 il ne restait que 92.086 français en Algérie dont 37.000 fonctionnaires et coopérants ainsi que 2069 agriculteurs
Moins de 800 français dont des prêtres, religieuses et des épouses de musulmans ont pris la nationalité algérienne dans le délai fixé de trois ans par les accords d'Evian.


L'Algérie indépendante.(premiers maquis FIS-GIA)

Affrontements entre responsables du FLN.
Avec l'indépendance des groupements continuent de s'affronter.En désaccord avec Ben Bella et Boumédiene, la fédération de France,Krim Belkacem , Mohammed Boudiaf Aït Amhed et d'autres s'opposent à ce que le GPRA soit remplacé par un bureau politique du FLN,dirigé par les deux autres.Boudiaf crée le PRS (parti de la révolution socialiste),il est arrété en juin 1963,condamné à mort en 1964 il rejoint la France puis le Maroc.
Krim Belkacem-à l'indépendance de l'Algérie il s'oppose lui aussi à la politique de Ben Bella,il est alors écarté.Lorsque Boumédiene prend le pouvoir en juin 1965 il revient dans l'opposition,est accusé d'avoir organisé un attentat contre le président,il est assassiné à Francfort en octobre 1970.
Aït Ahmed crée le FFS,front des forces socialistes,qui s'opposent à l'armée de Boumédienne en route pour Alger,combats qui font des centaines de morts.

En septembre 1962,alors que les réglements de comptes continuent,Ferhat Abbas est nommé président d'un pays neuf ou,avec le départ massif et forcé des européens,il reste peu de gens formés à la gestion;Ahmed Ben Bella est chargé de former le premier gouvernement qui devait être d'inspiration socialiste.
En 1963 Ben Bella devient secrétaire général du bureau politique du FLN qui prend sans grand succès des mesures de centralisation,de nationalisation et de réforme agraire.Le 19 juin 1965 il est renversé par le conseil de la révolution que présidait Boumédiene soutenu par l'armée,celui ci le remplace en juillet à la tête du gouvernement ,Ben Bella est emprisonné d'abord,assigné à résidence ensuite,exilé en France puis en Suisse.

Boumédiene est adepte d'un socialisme autoritaire il forme un conseil de la révolution de 26 membres qu'il place à la tête de l'état,le pétrole Saharien représentait une source de revenu en augmentation,le gouvernement lança donc une série de plans de développement industriel.Ce programme fut à l'origine d'une accélération de l'exode rural,des banlieues sans urbanisme se créèrent autour des grandes villes.Alors qu'en 1962 le pays assurait 70% de ses besoins alimentaires,depuis 2004 elle n'en assure plus que 25%.L'algérie est devenu au début des années 1970 le pays le plus développé d'Afrique,avec la chute du prix du pétrole brut dans les années 80,le pays qui dépendait presque exclusivement de cela s'enfonce dans un marasme économique qui amène des crises successives.

1971-51% des avoirs des sociétés pétrolières françaises de la production des oléoducs de la production de gaz sont nationalisés
1976-Boumédiene est réélu avec 99% des électeurs.


lien blog vers la suite: 18-le FLN en France-fin de la guerre d'Algérie et débuts de l'indépendance.




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